01/01/2008

Annapolis : l’UE est-elle un véritable acteur de la conférence?

Edito 14/12/2007

Suite à l’initiative américaine, Israéliens et Palestiniens se sont rencontrés le 27 novembre dernier à Annapolis. Les délégations ont réussi à se mettre d’accord sur le fait de tenir des négociations en vue d’aboutir à la construction d’un Etat Palestinien et cela avant fin 2008. Et comme prévu, les négociations ont débuté mercredi 12 décembre (cfr.Annapolis : résultats de la conférence).

Cette énième tentative de paix n’enthousiasme pourtant pas les foules. D’aucuns soulignent la position extrêmement dangereuse des négociateurs (cfr. Description et enjeux de la conférence). Lors d’une conférence sur le Dialogue Nord-Sud de la Méditerranée, le Directeur Général aux Relations Extérieures, M. Eneko Landabaru, s’est montré pessimiste quant à au succès du cycle d’Annapolis. Quel est le rôle réel laissé à l’Union européenne dans cette entreprise essentiellement américaine ? L’UE ne se compromet-elle pas en y participant ?

D’après le Haut Représentant européen pour la PESC, M. Javier Solana, l’UE a un grand rôle à jouer (cfr. Déclaration de Javier Solana au cours de la conférence), et cela non seulement en tant que membre du Quartet, mais surtout en tant que principale donateur pour les Palestiniens. A ce titre, l’UE a co-présidé la Conférence des donateurs pour l’Etat Palestinien lundi 17 décembre à Paris. L’Europe a tout gagner en s’affirmant comme une puissance qui compte au Moyen-Orient, et non seulement comme son banquier.

Nathalie Janne d’Othée