01/02/2008

Le gouvernement Olmert sur la corde raide, la paix aussi

Publié mercredi, le rapport Winograd sur la gestion de la guerre du Liban de 2006 porte un nouveau coup au gouvernement d’Ehoud Olmert. Bien que la Commission d’enquête menée par le juge Eliahou Winograd ne recommande pas explicitement la démission du Premier Ministre israélien, elle souligne sa mauvaise gestion de la guerre contre le Hezbollah.

Ehud Olmert a d’ores et déjà fait savoir qu’il resterait au pouvoir, mais s’appuierait sur ce rapport pour effectuer des réformes. Il y a peu de chances néanmoins que cette attitude soit de nature à convaincre l’opposition qui exige quant à elle la démission du Premier Ministre.

Eu égard à la paix pourtant, démission ou pas, la situation est la même. Si Olmert poursuit les négociations sans un mandat assez fort de la part de la population israélienne, les avancées ne seront que factices. S’il démissionne, la situation sera plus claire mais le processus de paix devra être reconsidéré sur d’autres bases ce qui risque de le faire à nouveau échouer.

La responsabilité d’un nouvel échec ne pourrait néanmoins être entièrement attribué à l’Etat hébreu. Du côté palestinien, Fatah et Hamas campent sur leurs positions malgré des efforts de la part du Président égyptien Hosni Moubarak pour qu’ils parviennent à un accord.Mahmoud Abbas refuse en effet toute discussion tant que le Hamas d’Ismaïl Haniyeh ne reconnaît pas son erreur et ne revienne sous le giron de l’Autorité Palestinienne, ce que ce dernier ne semble pas prêt de faire.

On ne peut donc malheureusement plus parler d’espoirs concernant l’aboutissement du processus de paix et l’établissement d’un Etat palestinien avant la fin de l’année. Un succès relèverait en effet soit du miracle, soit du mirage.

N.J.O.