26/09/2008

L’extrême droite israélienne dans une spirale de violence

Un pacifiste attaqué pour ses idées de compromis avec les Palestiniens, un raid en force sur un village palestinien en réaction à une agression… le niveau de violence venant de l’extrême droite israélienne augmente de plus en plus. Opposés dans un premier temps qu’aux Palestiniens, dans un second aux Forces de Défenses israéliennes, c’est désormais au camp de la non-violence et de la paix que s’attaquent les colons et leurs supporters ultra-orthodoxes et ultra-nationalistes.

En 1995, c’est une logique similaire qui avait abouti à l’attentat du Premier Ministre Yithzak Rabin. Et pourtant, malgré le choc qu’avait causé cet assassinat et malgré l’estime que la plupart des Israéliens portent encore à Rabin, les ultra-orthodoxes continuent à agir impunément.

Il est intéressant d’analyser le poids de ces petites formations sur la vie politique israélienne. Pour obtenir la majorité, les grands partis doivent s’allier à ces petits partis ultra-orthodoxes qui petit à petit parviennent à ancrer la religion dans la société israélienne. Et à côté de ces petites réformes, ils parviennent également à protéger leurs colonies installées en Cisjordanie. Voilà pourquoi la réalité se dessine loin des promesses d’Israël de geler les colonies, voire de les démanteler, et en grande partie pourquoi le processus de paix est bloqué.

La relation d’Israël à ces formations ultra-orthodoxes dont sont issus les colons les plus récalcitrants est comparable à celles de parents laxistes face à des enfants arrogants et capricieux. Ainsi, bien que jouissant d’un régime spécial, les ultra-orthodoxe ne sont même pas reconnaissants envers l’Etat et accusent ce dernier de protéger les Palestiniens, et d’abandonner Eretz Israël (le « Grand Israël »).

Des réactions indignées issues de l’ensemble de la société ont suivi l’attentat perpétré contre l’historien Zeev Sternhell et les menaces de mort lancées contre le mouvement La Paix Maintenant. La société israélienne se décide-t-elle enfin à éduquer ces enfants récalcitrants ?

L’ennemi de la paix n’est pas toujours à chercher dans le camp de l’adversaire. La violence n’a jamais rien résolu, même l’esprit le plus froid pourrait faire ce calcul. Le dialogue, le compromis, la négociation sont les seules issues possibles du conflit israélo-palestinien.

 

N.J.O.