03/10/2008

2 octobre : journée mondiale de la non-violence

Revue de presse : semaine du 29/10 au 3/10/2008

Le 2 octobre 1869 naissait en Inde Mohandas Karamchand Gandhi. Ce petit homme allait changer la face de l’Inde, mais également celle du monde en léguant l’humanité un formidable exemple : celui de la non-violence. Soixante ans après sa mort, cet héritage est toujours vivant et hier, 2 octobre 2008, était célébrée pour la deuxième fois la journée mondiale de la non-violence. Malheureusement, à cette date l’actualité est demeurée essentiellement violente et rares sont les médias ayant évoqué l’anniversaire du Mahatma Ghandi.

L’agence de presse de l’ONU, organisation instigatrice de cette journée mondiale de la non-violence, rapporte que l’Assemblée générale a consacré sa session matinale à remémorer les exemples de Ghandi, Martin Luther King ou encore Nelson Mandela, des hommes qui ont choisi de lutter par d’autres moyens. Le Ministre des Affaires étrangère de l’Inde, M. Pranab Mukherje a souligné que le principe de non-violence, venant du sanscrit ahimsa, comprenait les notions de justice et d’équité, ce qui signifie que « L’ordre économique et politique actuel, fondé sur des méthodes injustes et de profondes inégalités, représente lui aussi une forme de violence qui requiert une solution urgente (…). »

Les quotidiens européens et méditerranéens n’ont pour la plupart pas relevé l’importance de la date. Seul le Réseau d’Information Palestinien (PNN – Palestine News Network) a profité hier de l’anniversaire de Ghandi pour évoquer la lutte non-violente du peuple palestinien.

 

Interrogé à cette occasion par PNN, Sami Awad, Directeur de l’ONG Holy Land Trust s’exprime sur la résistance du peuple palestinien. Selon lui, la non-violence est le meilleur moyen pour le peuple palestinien de défendre ses Droits. Elle n’est en rien une capitulation, ou un synonyme de négociation. Sami Awad dit ne pas critiquer la résistance armée mais souligne que la non-violence est sans aucun doute la meilleure stratégie dans la situation actuelle des Palestiniens. La lutte non-violente palestinienne, bien que des exemples sont à relever durant le mandat britannique, a réellement pris corps durant la Première Intifada. En 1987, le peuple Palestinien s’est alors soulevé ensemble avec un stratégie et un but commun. Aujourd’hui il est difficile de parvenir aux mêmes résultats lorsque tous n’ont pas la même vision d’avenir.

En conclusion de ce tour de presse sur la journée de la non-violence, il faut remarquer que la non-violence est encore bien loin de voler la vedette à la violence. L’ONU a peut-être instauré la date du 2 octobre pour célébrer la non-violence, mais à quoi cela sert-il si personne ne le sait. La violence est vendeuse, et la non-violence n’est traitée que par des médias spécialisés ou d’information alternative. Un travail conséquent de sensibilisation reste donc à fournir.