17/10/2008

La paix en actes

Le weekend passé, l’Assemblée Parlementaire Euro-Méditerranéenne (APEM) a tenu son assemblée plénière annuelle en Jordanie. Outre l’avenir de l’institution, c’est le conflit israélo-palestinien qui a occupé les débats des parlementaires. La déclaration qui en est issue met le doigt sur de nombreux points sensible comme les colonies, la situation économique palestinienne, etc. A la lecture de celle-ci, on ne peut néanmoins ressentir qu’une impression de déjà vu, déjà lu, déjà entendu. De très belles paroles, certes, mais quand les actes suivront-ils ?

Les Parlementaires euro-méditerranéens parlent encore d’Annapolis, en soulignant les efforts et encourageant leur continuité. Est-ce un compromis diplomatique ou une politique de l’autruche ? Certes les dirigeants des deux pays poursuivent leur dialogue, mais ils ne sont plus soutenus par leur population. La situation devient schizophrénique entre ce qui est dit et la réalité. Alors, soutenir les plans de développement de la Palestine est sûrement une bonne chose, mais il faut avant cela pousser chaque camp à respecter ses engagements. Il en outre nécessaire de prendre contact avec les vrais acteurs de la paix, ceux qui font l’effort d’aller au-delà des préjugés pour construire la paix avec, et non contre l’Autre.

Un exemple tout simple et qui a eu lieu le weekend passé dans les environs de Ramallah. Des Israéliens et des Palestiniens se sont rassemblés pour la récolte des olives, main dans la main (Yad beYad), car tel est le nom du groupe. De telles actions existent et sont relativement nombreuses, mais ne sont pas souvent véhiculées par les médias.

Aucune paix réelle ne pourra être acquise sans une connaissance et un respect mutuels. Si l’APEM, ou l’Europe désire aider à la construction de cette paix, elle doit agir loin des contraintes et des calculs politiques, avec ceux qui parmi les Israéliens et les Palestiniens la désirent vraiment.

 

N.J.O.