– « Tunisie : arrestation d’un journaliste de l’opposition » (Tunisia : arrest of opposition journalist) (29/10/2009) – Le Monde

Tunisian Journalist and critique of Zine el-Abidine Ben Ali’s government, Taoufik Ben Brik , was arrested on Tuesday allegedly accused of attaking a woman in the past week. Legitimate arrest? Premeditated action as a warning for opposition journalists ? Opinions diverge, but serious questions remain regarding freedom of expression and democracy in Tunisia. Moreover, the article underlines that the French government, heavily criticized French Greens for congratulating Ben Ali on his reelection, was once again the target of criticism for its “deafening silence” vis-à-vis Tunisia’s democratic deficit.

 

– « ABCC: Arab-British Economic Forum held in London » (29/10/2009) – Global Arab Network

British and Arab senior executives and decision-makers gathered in London for a two-day  Arab British Economic Forum, one of the most prestigious events organized by the Arab-British Chamber of Commerce. New opportunities for business partnerships were at the centre of the talks as the recovery of the international economy finally gets under way.

 

– “EU Foreign Policy Rep: I urge the Israelis to put an end to discriminatory measures in East Jerusalem” (30/10/2009) – Palestine News Network

Following the demolition of five Palestinian homes by Israeli authorities this Tuesday, Javier Solana, High Representative for Foreign Policy in the European Union, condemned Israeli actions. The European Union’s position was further emphasized by the Swedish presidency who called for Israeli authorities to put an end to such acts, underlining that these were illegal under international law.

 

– “Algeria: Looks to Diaspora to attract new investments” (26/10/2009) –Ansamed

A number of Algerian banks plan to open branches in countries hosting important Algerian Diasporas. According to Djamel ould Abbes, Minister for National Solidarity, of Families and Communities Abroad, Algeria must turn to its immigrant communities and business people abroad in order to overcome the fall of investment in Algeria as well as improving banks’ capacity to meet the needs of Algerian Diasporas.

 

 

– « Tunisie : arrestation d’un journaliste de l’opposition » (29/10/2009) – Le Monde

Taoufik Ben Brik, journaliste tunisien et critique du gouvernement du Président Zine el-Abidine Ben Ali, a été arrêté ce jeudi suite à l’agression d’une femme survenue la semaine passée. Arrestation légitime ? Affaire montée comme avertissement pour les journalistes de l’opposition ? Les opinions divergent, mais des questions sérieuses subsistent quant à la liberté d’expression et la démocratie en Tunisie. En outre, l’article souligne que le gouvernement français, fortement critiqué par le mouvement Vert français pour avoir félicité Président Ben Ali lors de sa réélection, a été une nouvelle fois été visé pour son « silence assourdissant » vis-à-vis le déficit démocratique tunisien.

 

– « ABCC: Forum Arabe-Britannique tenu à Londres » (ABCC: Arab-British Economic Forum held in London) (29/10/2009) – Global Arab Network

Leaders économiques et chefs d’entreprises britanniques et Arabes se sont réunis à Londres pour deux jours de Forum Arabe-Britannique, un des évènements les plus prestigieux organisé par la Chambre de Commerce Arabe-Britannique. De nouvelles opportunités de partenariats ont été débattues à l’aube de la relance de l’économie internationale.

 

– “EU Foreign Policy Rep: I urge the Israelis to put an end to discriminatory measures in East Jerusalem” (Représentant de la Politique Extérieure de l’UE: Je pousse Israël à mettre fin aux mesures discriminatrices dans Jérusalem Est) (30/10/2009) – Palestine News Network

Suite à la démolition ce mardi de cinq maisons par les autorités israéliennes, Javier Solana, Haut Représentant de la Politique Extérieure de l’UE, a condamné les actes d’Israël. La position européenne a était renforcée par la présidence suédoise qui a demandé l’abandon des actions israéliennes, soulignant leur inégalité selon la loi internationale.

 

– “Algeria: Looks to Diaspora to attract new investments” (Algérie: Se tourne vers la Diaspora pour attirer de nouveaux investissements) (26/10/2009) – Ansamed

Certaines banques algériennes pourraient bientôt s’étendre aux pays abritant d’importantes diasporas algériennes. Selon Djamel ould Abbes, Ministre de la Solidarité Nationale, de la Famille et des Communautés à l’Etranger, l’Algérie doit se tourner vers ses communautés immigrés et entrepreneurs algériens à l’étranger afin de palier une diminution des investissements en Algérie ainsi que d’améliorer la capacité des banques à satisfaire les besoins des diasporas Algériennes.

 

 

The feud between Hamas and Fatah has once again occupied the Middle East news this week. Fatah signed the reconciliation agreement proposed by Cairo while Hamas refused to sign. Mahmoud Abbas then announced presidential elections for January 24, 2010, while the agreement proposed to postpone them to June 28 of that year. Hamas responded by announcing that it will prohibit the holding of elections in the Gaza Strip. Both parties benefit since last February from an Egyptian mediation but the situation still seems to be the same dialogue of the deaf.

In an interview given to the Saudi daily Ash Sharq Al Awsat , the Secretary General of the Arab League, Amr Musa, described this dispute between the Palestinians as the « silliest » thing that happened to the Palestinian people. This fratricidal quarrel is indeed stupid. But does Europe understand its real implications?

Mahmud Abbas stays afloat only through the role he plays on the international arena, and this role makes him more and more unpopular. The credibility of the Palestinian Authority was once again weakened following the publication of the Goldstone report (see a summary of the facts in the Guardian). Under U.S. pressure, Mahmoud Abbas had indeed agreed to delay the consideration of the report, provoking anger among Palestinians. Exploited by Hamas, this criticism forced Abbas to do a « U-turn » and to ask for an examination of the report by the Security Council.

Faceing such a constant slow down of Fatah, Hamas has nothing to gain by signing a reconciliation agreement since he is gaining popularity every day and moreover effortlessly. Considering the international community, it has a dual position because in one hand it refuses to deal with Hamas and on the other hand, it makes no effort to strengthen the position of Mahmud Abbas.

It is difficult to know what the coming months will reserve. The future does not augur well for the unity, not of the people, but of the Palestinian political class. As for the people, it just needs consistency and a leadership capable to address the real issues as the Israeli occupation or the deteriorating economic situation.

 

Nathalie Janne d’Othée

 

 

La querelle qui oppose le Hamas au Fatah a une fois de plus occupé l’actualité moyen-orientale cette semaine. Le Fatah a signé l’accord de réconciliation proposé par le Caire alors que le Hamas a de son côté refusé de la signer. Mahmoud Abbas a alors annoncé dans la foulée la tenue d’élections présidentielles le 24 janvier 2010, alors que l’accord proposait leur report au 28 juin de la même année. Le Hamas a alors riposté en annonçant qu’il interdira l’organisation d’élections dans la Bande de Gaza. Les deux parties bénéficient depuis février dernier de la médiation égyptienne et la situation ressemble encore et toujours à un dialogue de sourds.

Dans une interview dispensée au quotidien saoudien Ash Sharq Al Awsat, le secrétaire général de la Ligue Arabe, Amr Musa, décrit la querelle intra-palestinienne comme la chose la plus « bête » qui pouvait arriver au peuple palestinien dans sa longue lutte. Cette querelle fratricide est en effet stupide. Mais l’Europe en saisit-elle les réelles implications ?

Mahmoud Abbas ne tient en place que par le rôle qu’elle joue sur la scène internationale, et ce rôle ne fait que le rendre plus impopulaire. La crédibilité de l’Autorité Palestinienne s’est ainsi encore trouvée fragilisée suite à la publication du rapport Goldstone (voir un résumé des faits sur le site de RFI). Sous la pression américaine, Mahmoud Abbas avait en effet accepté de remettre l’examen du rapport à plus tard, provoquant ainsi la colère des Palestiniens. Récupérée par le Hamas, cette critique a forcé Abbas a finalement faire «volte-face » et demander l’examen du rapport par le Conseil de Sécurité.

Face à une telle perte de vitesse du Fatah, le Hamas n’a rien à gagner à signer un accord de réconciliation puisqu’il gagne chaque jour en popularité et cela sans efforts. La communauté internationale a quant à elle une position double puisque d’une part elle refuse de traiter avec le Hamas, d’autre part elle ne fait aucun effort pour renforcer la position de Mahmoud Abbas.

Il est difficile de savoir ce que nous réservent les mois à venir. Le futur n’augure rien de bon pour l’unité, non pas du peuple, mais de la classe politique palestinienne. Le peuple, lui, a seulement besoin de cohérence et d’un leadership capable de faire face aux vrais enjeux que représentent l’occupation israélienne ou la détérioration de la situation économique.

 

Nathalie Janne d’Othée

 

 

– « La Syrie veut ‘réviser ‘ l’accord d’association avec l’UE avant la signature » (22/10/2009) – Libération

L’Accord d’Association entre la Syrie et l’UE a rencontré ce jeudi un nouvel obstacle, délayant sine die la signature, alors que l’UE avait récemment accepté de mener à bout un accord que la Syrie semblait attendre avec impatience. Pour cause, la décision du président syrien Bachar al-Assad de ‘réviser’ l’accord dont la ratification été initialement attendue le 26 octobre. Le président syrien souligne un besoin d’efficacité en termes de coopération avec l’UE qui reste, selon lui, une question importante avant la signature de tout accord avec l’Union.

– « King highlights Jordan’s investment potential » (Le Roi souligne le potentiel d’investissement jordanien) (23/10/2009) – The Jordan Times

Le Forum d’Affaires Jordanien-Italien tenu cette semaine à Milan a été marqué par la présence de Sa Majesté Roi Abdullah et de son épouse Reine Rania, durant lequel le chef d’Etat jordanien s’est permis de souligner, outre l’importance pour la Jordanie de consolider les relations économiques avec ses partenaires européens, la nécessité de résoudre au plus vite la situation au Proche-Orient.

– « Le Koweït serait ‘fier’ d’avoir des Rafale » (21/10/2009) – Le Monde

Et si le Koweït venait en aide à l’aviation française ? Le Rafale, avion de chasse phare des forces aériennes françaises qui n’avait auparavant jamais été exporté faute d’intérêts d’investisseurs étrangers,  pourrait très bientôt faire parti de l’arsenal militaire koweïtien. La signature d’un contrat entre homologues français et koweïtien confirmerait en outre le récent rapprochement de la France et l’Europe avec les pays du Golfe.

– « Tunisia prepares for 23rd year of democracy, Ben Ali style » (La Tunisie se prepare pour une 23ème année de démocratie, dans un style Ben Ali) (22/10/2009) –Guardian

A 73 ans, Ben Ali semble se diriger vers un 5ème mandat à la tête de la République Tunisienne. Il devrait donc préserver sa place après 22 années passées à la présidence du pays – seuls le lybien Kadhafi  (40 ans) et l’égyptien Moubarak  (28 ans) ont passé plus de temps au pouvoir. Alors que la Tunisie est considérée comme l’un des pays les plus stable de la région – où l’égalité homme-femme et la laïcité sont fortement respectées – le pays est également marqué par un déficit démocratique important. Le régime répressif de ces deux décennies semble donc être parti pour rester.

 

 

– « La Syrie veut ‘réviser’ l’accord d’association avec l’UE avant la signature »(Syria wishes to ‘revise the association agreement with the EU before signing) (22/10/2009) Libération

The Association Agreement between the EU and Syria was confronted with yet another obstacle, which has postponed its signing sine die, although the EU had agreed to carry this agreement through which Syria seemed to support enthusiastically. This was the result of Syrian President Bachar al-Assad’s decision to ‘revise’ the agreement whose ratification was due on October 26th. The Syrian President points to a need for greater efficiency in EU-Syrian relations, which remains, according to al-Assad, a crucial question before the signing of any form of agreement with the Union.

– “King highlights Jordan’s investment potential” (23/10/2009) – The Jordan Times

King Abdullah and Queen Rania of Jordania attended the Jordanian-Italian Business Forum held this week in Milan, during which the King underlined the importance of closer economic ties between Jordan and European partners, as well as the necessity of resolving as soon as possible the situation in the Middle East.

– “Le Koweït serait ‘fier’ d’avoir des Rafale” (Kuwait would be ‘proud’ of owning the Rafale) (21/10/2009) Le Monde

What if Kuwait could help French aviation? The Raphale, one of France’s iconic fighting planes which had previously failed to attract the interest of foreign investors, may well become a part of the Kuwaiti military arsenal. The signing of a contract between France and Kuwait would in fact confirm the recent rapprochement of France and Europe with the Gulf States.

– “Tunisia prepares for 23rd year of democracy, Ben Ali style” (22/10/2009) –Guardian

Ben Ali, 73, seems to be heading for a 5th mandate at the head of the Tunisian Republic. He should indeed be preserving his place after 22 years spent as president – only Libyan President Qaddafi (40) and Egypt’s Mubarak (28) have remained in power longer than him. While Tunisia is regarded as one of the most stable states in the region – a place where secularism and gender equality are strongly respected – the county remains, nevertheless, stained by an important democratic deficit. The repressive regime of the past two decades thus seems ready to stay.

 

 

Au cours des semaines précédentes, deux gestes turcs ont démontré une remise en question du partenariat stratégique conclut avec Israël en 1996. Il y a deux semaines, la Turquie a en effet décidé de retarder la manœuvre aérienne internationale « Aigle d’Anatolie » devant initialement se dérouler du 12 au 23 octobre au-dessus de son territoire,  et cela afin d’en revoir la liste des participants et plus que probablement d’en exclure l’Etat hébreu (voir l’article «Ankara change de partenaires » sur  de RFI).  Alors que la tension était déjà forte entre les deux pays, la diffusion de la série Ayrilik mettant en scène une armée israélienne inhumaine (voir article « la discorde israélo-turque en série télé » sur RFI) , finit par avoir raison de l’entente cordiale qui règne d’habitude entre les deux pays. Les réactions en Israël ne se firent pas attendre et nombreuses sont les compagnies qui décident aujourd’hui de boycotter les produits turcs (voir article « Appel au boycott du café et des sites touristiques turcs » sur RFI).

Le désaccord de l’opinion publique turque par rapport à l’alliance stratégique avec Israël a souvent été avancé comme explication des accrocs diplomatiques entre les deux pays. Et ce n’est pas la première fois les relations israélo-turques connaissent des crispations du fait des agissements de l’armée israélienne. Ainsi en 2004, alors qu’Ariel Sharon menait une politique d’assassinats ciblés sur des leaders palestiniens, le Premier Ministre Turc avait publiquement émis de vives critiques à son égard. A nouveau, au sommet de Davos qui eut lieu peu de temps après les événements de Gaza, Erdogan ne pouvait rester sans réagir.

Mais cette réaction doit être analysée dans une perspective plus large, et la décision d’évincer les effectifs israéliens de la manœuvre « Aigle d’Anatolie » ne fait que le confirmer.  Ce n’est en effet plus simplement un gel de l’alliance en vue de satisfaire l’opinion publique, mais l’amorce d’un véritable revirement stratégique, qui ne peut se faire qu’en accord avec l’intelligentsia militaire turque (voir brève du Courrier International, « Rien ne va plus » ).

Suite à de nombreuses tentatives pour se rapprocher de l’Union Européenne, sans succès, la Turquie semble désormais se positionner en tant que leader régional au Moyen-Orient : tout d’abord en jouant un rôle de médiation entre les acteurs régionaux, mais également en renouant des contacts avec ses voisins, l’Arménie d’une part, mais également et surtout ses voisins musulmans. D’une part, la remise en question du partenariat stratégique avec Israël s’inscrit dans une volonté de cohérence par rapport aux positions de la Syrie et de l’Iran. D’autre part, la Turquie montre  ainsi une certaine indépendance par rapport à la volonté des grandes puissances occidentales. La puissance anatolienne opère donc un revirement stratégique majeur qui en fera à terme un acteur incontournable du Moyen-Orient.

Nathalie Janne d’Othée

 

 

In recent weeks, two events demonstrated a re-evaluation by Turkey of the strategic partnership concluded with Israel in 1996. Two weeks ago, Turkey decided to delay international air manoeuvres « Anatolian Eagle » originally taking place from October 12 to 23 over its territory, and that in order to review the list of participants and more than probably to exclude the Jewish state from it (see the article « Ankara exchange partners » on Radio France International). While tensions were already high between the two countries, the release of the soap-opera Ayrilik featuring an inhumane Israeli army (see article  » La discorde israélo-turque en série télé » on RFI), finally put an end to the special relationship that usually prevails between the two countries. A swift Israeli reaction was marked by the decision of many companies to boycott Turkish products (see article « Appels au boycott du café et des sites touristiques turcs » on RFI).

The disagreement of the Turkish public opinion considering the strategic alliance with Israel has often been suggested as the explanation of the diplomatic hiccups between the two countries. And this is not the first time the Turkish-Israeli relations are experiencing tensions because of the actions of the Israeli army. Thus in 2004, when Ariel Sharon led a policy of targeted assassinations of Palestinian leaders, the Turkish Prime Minister publicly expressed strong criticism against him. Again, as the Davos summit took place shortly after the Gaza events, Erdogan had to react.

But this reaction should be analyzed from a broader perspective, and the decision to quick out the IDF from the manoeuvre « Anatolian Eagle » merely confirm. This is indeed simply a freeze of the alliance to please the Turkish public opinion, but the beginning of a genuine strategic U-turn, which could not be carried out without the agreement with the Turkish military intelligentsia (see article on Courier International, « Rien ne va plus« ).

After numerous attempts to get closer to the European Union, without success, Turkey now seems to position itself as a regional leader in the Middle East: first by playing a mediating role between regional actors, but also by reinitiating contacts with its neighbours, Armenia on one hand, but also and especially with its Muslim neighbours. On the one hand, questioning the strategic partnership with Israel stems from a desire for consistency with the positions of Syria and Iran. On the other hand, Turkey shows a certain independence from the will of the major Western powers. The Anatolian power thus operates a major strategic shift that will ultimately make it a key player in the Middle East.

Nathalie Janne d’Othée

 

 

Les Midis de la Méditerranée lundi 19 octobre 2009, ont reçu Roland Kobia du Cabinet d’Andris Piebalgs, le Commissaire européen à l’Energie et aux Transports. Son intervention était centrée sur l’importance du bassin méditerranéen pour la politique de sécurité énergétique menée par l’Union Européenne.

La crise du gaz russe de janvier 2009 a renforcé la Commission dans la conviction que l’Union Européenne devait diversifier ses sources et ses moyens d’approvisionnement. La Méditerranée est une région cruciale pour le développement de cette stratégie avec d’une part le grand projet d’un corridor sud, appelé Nabucco, d’autre part avec le plan solaire qui est l’une des priorités de la jeune Union pour la Méditerranée.

Voir notes.

 

LES MIDIS DE LA MÉDITERRANÉE (9)

La dépendance énergétique de l’UE : Vers un renforcement des relations euro-arabes ?

avec

Roland Kobia
Membre du Cabinet du Commissaire Andris Piebalgs, Direction Générale Energie et Transport, Commission Européenne

Lundi 19 octobre 2009

Organisée par le Mouvement européen-Belgique et MEDEA
au MEB, 63 avenue d’Auderghem, 1040 Bruxelles

Compte-rendu : Nathalie Janne d’Othée & Andrew Bower

Présentation de l’intervenant

par Maité Abram, directrice du Mouvement Européen Belgique

Les Midis de la Méditerranée ont aujourd’hui la chance de recevoir M. Roland Kobia.

Roland Kobia, est un membre du Cabinet du Commissaire Européen à l’Energie, M. Andris Piebalgs, dans lequel il est en charge des relations internationales avec les pays tiers et couvre pour cela tous les secteurs de l’énergie transversalement. Nous avons de la chance puisque M. Kobia quitte son poste pour celui de chef de mission à la représentation de la Commission en Azerbaïdjan. Avant cela, il a servit six ans dans le service diplomatique de la Commission comme sous-chef de délégation en RDC et  comme chef de la section politique régionale au Kenya (couvrant les régions des Grands Lacs et de la Corne d’Afrique). Il a aussi été Directeur Général de la Concurrence pendant sept ans, et Directeur Général pour le Marché interne et les Affaires Financières de la Commission Européenne. Dans les débuts de sa carrière, Roland Kobia a été Assistant et chercheur en Droit dans une Université en Afrique du Sud.

Il a donné cours dans de nombreuses universités et a également donné des conférences dans divers Ministères de pays membres ou adhérents à l’Union Européenne.

Son parcours académique n’est pas des moindres. Il a un Doctorat en Droit, un Master en Administration Européenne du Collège d’Europe à Bruges, un Master en Droit nucléaire international de l’Université de Montpellier (France) et enfin un Diplôme de Droit spécialisé en Affaires Européennes à l’Université Catholique de Louvain (Belgique).

La sécurité énergétique de l’UE, le corridor Sud

par Roland Kobia

Une série de défis nous attend dans le futur :

1) L’agenda du changement climatique. Il faut noter que le prix fluctuant du carbone rend les prévisions très difficiles. D’autre part, il faudra de plus en plus faire face à des conflits énergétiques. On parle souvent des futurs conflits pour l’eau, mais avant cela, il nous faudra faire face à des conflits concernant les ressources énergétiques.

2) Le prix volatile du baril de pétrole. le marché du pétrole est extrêmement volatile. L’an dernier au G8, il a été proposé qu’un mécanisme soit mis en place qui maintienne le prix du pétrole dans un certain rang de prix. Proposition qui sur le modèle du « Serpent monétaire européen » (instrument qui visait à limiter le taux de change entre les pays membres de l’UE), serait une sorte de « Serpent économique pétrolier ». Etonnamment l’OPEP est elle-même satisfaite du maintien du prix du pétrole à un niveau pas trop élevé et soutient donc ce genre de mécanisme de régulation.

3) Le besoin en énergie est de plus en plus grand.

En Janvier 2009, l’Europe a connu une crise du gaz. Le 1er janvier 2009, Gazprom a en effet arrêté sa livraison de gaz à l’Ukraine, pays par lequel transitent de grandes quantités de gaz destinées à l’Europe. Certains pays européens ont connu des coupures de gaz de plus de 75%. Cette crise a démontré la dépendance de l’Union Européenne par rapport au gaz russe et à certains canaux d’approvisionnement.

Les réactions au niveau de l’Union Européenne ne se sont pas faites attendre et ont été mises en place en parant au plus urgent, le 7 janvier, et ensuite les 10, 16 et 18 janvier.

Cette crise a été plus qu’un « wake up call » (ndlr : un coup de téléphone de réveil), elle a été une « cold shower » (ndlr : une douche froide). Mais dans un sens, elle a été bénéfique car elle a d’une part confirmé à l’Europe que celle-ci était sur la bonne voie concernant la sécurisation de son approvisionnement, d’autre part elle a contribué à accélérer la mise en place de mesures. Les Russes ont donc en quelque sorte « aidé » l’Union Européenne.

Question de Mr Loftus : Des dispositifs permanents ont-ils été mis en place ?

Certaines mesures étaient réputées impossibles et se sont avérées possible lorsque la crise s’est déclarée en janvier. Il faudra en tenir à compte à l’avenir.

Question de Mr Kröner : Chaque pays a ses réserves nationales. Jusqu’à quel point y-a-t-il une solidarité entre les 27 Etats-membres de l’UE ?

La solidarité existe mais elle n’est pas gratuite, il s’agit de transferts sur des bases commerciales. Il faut maintenant institutionnaliser cette solidarité parce que tout ne se fera pas toujours aussi facilement. Il n’y aura pas de réserves européennes, les réserves resteront nationales mais avec une mise en commun au niveau de l’UE.

La politique énergétique de l’UE peut être résumée par trois mots d’ordre interconnectés :

  • Sécurité des approvisionnements
  • Compétitivité
  • Durabilité

Selon Roland Kobia il faudrait rajouter à ce schéma l’agenda de Johannesburg, c’est-à-dire les mesures prises lors du sommet sur le développement durable à Johannesburg en 2002 et qui concernent principalement la santé, l’eau, l’énergie, l’agriculture, et la diversité biologique.

L’accord 20-20-20 est une des autres composantes essentielles qui définissent les orientations de l’UE en matière d’énergie. Il s’agit de parvenir d’ici à 2020 à :

1) –  20% de gaz à effet de serre : L’objectif des -30% pourrait même être fixé par les pays Européens comme nouvel objectif à Copenhague.

2) –  20% de consommation d’énergie : De gros efforts doivent être fournis en la matière.

3) + 20% d’énergies renouvelables : Aujourd’hui on en est à 8,5%. Les 20% seront donc difficiles à atteindre, cela aussi demandera des efforts considérables. Certains membres de l’UE sont encore à 0%, comme Malte et Chypre (alors que ces pays sont bien exposés pour l’exploitation de l’énergie solaire).

Question de Mr Kleinermann, Secrétaire Général de l’Institut MEDEA : Dans cet objectif de 20 % à atteindre, parle-t-on uniquement des énergies solaires ou d’autres types d’énergies renouvelables ? Du nucléaire aussi ?

On parle bien entendu de tous les types d’énergies renouvelables : solaire, éolienne, biomasse, géothermie, photovoltaïque… Il n’y a pas de priorités, elles doivent être développées en fonction des capacités et des particularités de chacun. Le nucléaire peut être considéré comme une énergie propre mais pas renouvelable. Elle est en effet propre parce qu’elle ne contient pas de CO2, ce qui est un avantage pour l’effet de serre.

Au niveau des infrastructures, les priorités de l’Europe sont les suivantes :

1) Ring méditerranéen : parvenir à une interconnexion complète des réseaux électriques des pays de la Méditerranée.

2) Le corridor Sud (ou projet Nabucco) pour le pétrole et le gaz.

3) L’interconnexion électrique entre les 27 membres de l’UE, surtout entre l’Europe de l’Ouest et l’Europe de l’Est.

4) Industrie éolienne offshore ou encore la marée motrice (ou « wave energy » : utilisation de la puissance des vagues).

5) Plan d’interconnexion Baltique : les pays baltiques constituent une exception dans l’UE puisqu’ils sont encore reliés au réseau russe et non à celui de l’UE.

6) Plan d’action LNG (Liquefied natural gaz) : augmentation de la part de gaz liquéfié dans l’UE en faisant appel à de nouveaux fournisseurs. Le Qatar veut par exemple augmenter la quantité de gaz qu’il fournit à l’UE.

Question de Mr Loftus : Pendant la guerre froide, l’OTAN avait investi dans une infrastructure pétrolière en Europe de l’Ouest. Existe-t-il quelque chose de similaire avec l’Union Européenne ?

C’est une question sensible. La crise ukrainienne vient de là. Les pipes ukrainiennes ont été financées par l’ex-URSS et la Russie n’accepte pas que ces pipes leurs échappent.  Afin de parvenir à une relance économique, l’Union Européenne a investi plus ou moins 4 milliards € dans le secteur énergétique. Cet investissement sert d’incitant pour les entreprises.

Question du Dr. Rhein : L’UE ne doit-elle pas plutôt laisser les entreprises investir?

Les projets offshores comportent par exemple des risques plus élevés. Il est nécessaire que l’Union Européenne investisse dans ces projets afin de pousser les industries à s’impliquer dans ce domaine.

Politique énergétique externe

La sécurité d’approvisionnement passe avant tout par une ‘diversification’ des fournisseurs et infrastructures. Le Corridor Sud est représentatif de cette politique puisqu’il permet la diversification dans ces deux domaines.

Les pays fournisseurs croient souvent que l’énergie est tout ce qui intéresse les pays membres de l’UE. Mais selon cette dernière, l’énergie représente à la fois un objectif et un moyen de transmettre les valeurs et la politique de l’UE.

L’énergie se présente donc comme un facteur unificateur pour les relations extérieures de l’UE. Il existe en effet une coopération étendue à la fois bilatérale, régionale et multilatérale entre pays fournisseurs, producteurs et pays de transit.

Question de Mr Kröner : Que peut-on tirer d’une coopération avec des pays concurrents comme la Chine par exemple ?

L’UE n’a pas à imposer des objectifs trop stricts au reste du monde, mais a intérêt à voir ses pratiques être diffusées en matière de réduction de la consommation ou de l’efficacité énergétique. Avec les Etats-Unis, la coopération tient davantage d’accords stratégiques conclus avec l’UE.

Question du Dr. Rhein : Les chinois participent-ils dans l’a réduction des émissions de dioxyde de carbone ?

Oui, les chinois soutiennent la Global Carbon Capture and Storage Initiative. Ils avaient émis le souhait d’y participer, et ont désormais commencé à l’appliquer.

Question de Mr Kröner : Que devient ce carbone lorsqu’il est mis sous terre ?

Il reste là indéfiniment. Alors que les matières fissiles restent radioactives pour une durée limitée, certes relativement longue, le carbone ne disparait jamais et sera donc maintenu sous terre de façon illimitée.

Question de Charles Kleinermann : Les nouveaux pipelines sont gérés par les domaines publics ou privés ?

Les pipelines sont gérés à travers un Partenariat Public Privé (PPP). Une politique d’achat commune aux 27 Etats Membres reste un objectif à long terme.

Question de Maité Abram : Serait-il possible de communautariser l’approvisionnement énergétique de l’UE ?

On ne parle pas encore de communautarisation. Il serait étonnant que l’on parvienne à organiser une politique énergétique commune.

Question de Mr Barakat : Serait-il avantageux d’avoir plus de contrôle des Etats ?

Lorsqu’on regarde l’exemple de Southstream, on constate que l’implication des entreprises multinationales ne permet pas un contrôle complet des Etats. L’UE reste dans un schéma libéral, ce qui signifie que les acteurs doivent rester libres d’agir librement tout en intensifiant les échanges d’information.

En matière de diversification des sources d’approvisionnement, des nouvelles initiatives sont envisagées dont celle d’un projet de s’approvisionner en pétrole au Nigeria, mais des problèmes de sécurité freinent le projet.

Question du Dr. Rhein : La coopération énergétique avec un pays pauvre comme le Nigeria ne présente-t-elle pas également un problème d’ordre moral, contradictoire avec les critères de Johannesburg?

C’est pour cette raison précise que je soutiens l’introduction des critères de Copenhague dans la politique énergétique de l’Union Européenne.

Question de Mme Meunier : Le développement d’échanges énergétiques entre l’UE et ces pays engendrerait des déplacements de populations ainsi que des problèmes environnementaux. N’y-a-t-il pas un problème de cohérence si l’UE propose son soutien à des pays qui ne sont pas des démocraties ?

Cette vision est répandue, mais je ne la partage pas parce qu’elle est limitée. L’UE travaille toujours pour la promotion de ses valeurs. Face à un pays problématique, un choix existe : soit nous rompons les relations, soit nous nous engageons dans un jeu bénéfique aux deux parties, introduisant ainsi nos valeurs dans ces pays en difficulté. Les populations doivent pouvoir en profiter. Il faut noter que des études d’impact sur l’environnement et démographique sont obligatoires et effectuées de manière systématique.

Stratégie européenne en matière d’énergie

1) L’interdépendance énergétique : les partenariats stratégiques vont dans les deux sens. La Russie a autant besoin de l’argent européen que nous du gaz russe. Il faut donc travailler ensemble d’égal à égal. En d’autres mots, il ne faut pas se présenter en victime, mais en égal. Nous avons des alternatives, la Russie, elle, est dépendante des marchés européens. Il faut néanmoins continuer à maintenir nos relations avec la Russie. Comme disait Bouteflika : « Le problème avec les pays voisins est qu’ils ne changeront jamais d’adresse ». La Russie a toujours été un fournisseur stable. Quand ses ex-satellites sont entrés dans l’OTAN, la Russie n’a jamais fermé les vannes !

2) L’UE utilise sa politique intérieure et l’externalise vers les pays tiers

3) UE  est un marché stable, solvable et prévisible

4) La sécurité de la demande est aussi importante que la sécurité de l’approvisionnement énergétique.

5) La puissance douce de l’UE : il faut continuer à négocier avec des pays même s’ils ne sont pas fréquentables ; cela reste, en effet, la seule manière de les faire changer.

Les réserves de gaz mondiales se situent principalement au Moyen-Orient, en Russie et ensuite dans le reste du monde. Il est néanmoins nécessaire de noter que ces données sont issues d’une étude menée par BP qui a négligé les importantes ressources gazières découvertes au Turkménistan. Face à cette offre, les 27 pays membres sont un marché majeur.

Différents projets concernent la Méditerranée. Il faut tout d’abord parvenir à relier les réseaux électriques des pays méditerranéens entre eux. Ensuite, le projet Nabucco permettrait de concurrencer le gaz russe avec du gaz venant d’Asie Centrale et du Moyen-Orient.

Qu’est ce que le Corridor Sud (ou projet Nabucco) ?

Le projet relie l’UE au Moyen Orient et à l’Asie centrale – l’Azerbaïdjan et le Turkménistan. L’objectif est entre autres d’atteindre et l’Asie centrale et le Moyen-Orient.

L’Irak a déjà contacté l’UE à plusieurs reprises afin de se joindre au projet Nabucco. La Turquie aussi serait intéressée d’exporter son pétrole, mais ses réserves se situent dans le Sud Est Anatolien, où la population est majoritairement kurde. Leur problème est donc davantage d’ordre intérieur. Quant à l’Egypte, elle cherche à exporter du gaz.

En ce qui concerne l’Iran, il est aujourd’hui impossible pour l’UE de négocier tant que la question de l’enrichissement d’uranium ne sera pas réglée. Les entreprises peuvent néanmoins développer des relations avec Téhéran. L’Iran est par ailleurs la deuxième réserve gazière au monde. Et malgré ce statut de nouvel eldorado, l’Iran continue à importer son gaz. Le pays a donc un grand besoin de stabiliser sa situation politique pour développer ses infrastructures. L’Iran est un grand pays, et il faut qu’il parvienne à sortir de cette situation politique.

En quelques mots, Nabucco c’est :

  • Une initiative du Caucase et de l’UE
  • L’Azerbaïdjan en est le premier fournisseur et un pays de transit
  • Une tentative pour l’UE de diversification des routes des fournisseurs ainsi que des pays partenaires. A noter que même si les fournisseurs sont des entreprises, elles sont la plupart du temps associées à l’Etat.
  • le Qatar et le Koweït en sont des fournisseurs potentiellement importants.

La coopération énergétique tient également une grande place dans les relations euro-méditerranéennes :

  • Les pays de la zone euro-méditerranéenne ont la volonté d’améliorer les interconnections dans le secteur de l’électricité
  • 5ème conférence ministérielle sur l’énergie Euromed
  • Des projets régionaux et subrégionaux : MED-EMIP ; MED-ENEC ; MEDREG ; IMME ; EAMGM (400 milliards d’euros est le budget estimé pour l’ambitieux projet allemand Desertec d’importation d’énergie solaire du Sahara)
  • Des relations bilatérales avancées existent avec l’Egypte, la Jordanie, le Maroc, l’Algérie ; un Memorandum of Understanding a également été signé avec l’Irak.

Au centre de la politique énergétique de l’UE, se trouve également le bassin de la Mer Caspienne et de l’Asie Centrale :

  • Les Partenariats de l’Est (mai 2009) soulignent une volonté d’établir des relations politiques et économiques.
  • Memorandum of Understanding signé avec l’Azerbadjian, le Kazakstan et le Turkménistan.
  • Une stratégie de coopération groupe à groupe avec l’Asie Centrale reste difficile : les pays en question n’aiment pas être traités comme un groupe. Ces pays n’avaient pas de réellement volonté d’indépendance, mais au fil des années, ils protègent de plus en plus leur souveraineté. Les sommets de chefs d’Etats consacrés au projet Nabucco ou qui l’abordent sont nombreux ces derniers mois, ce qui démontre clairement l’énergie et le poids politique mis derrière ce projet.

Questions/Réponses

Dr. Rhein : Vous m’avez laissé très inquiet ! Je sors d’ici avec un maximum d’inquiétudes. Il existe un accord quasi universel sur le fait qu’il faut réduire les énergies fossiles et vous ne parlez que de projets relatifs au gaz et au pétrole. Rassurez-moi !

Roland Kobia : Le Commissaire Piebalgs est très sensible à la question des énergies renouvelables. Mais ici le sujet du jour était le projet Nabucco qui est un projet gazier et pétrolier.

Charles Kleinermann : Et il y aura dans le futur un Midi de la Méditerranée qui sera consacré à la politique européenne en matière d’énergies renouvelables en rapport avec la Méditerranée.

Mme Ariane Meunier : Qu’en est-il des relations avec le Qatar et autres pays du Golfe ? De plus, nous sommes passé rapidement sur la question des instruments financiers – la Commission ne crée-t-elle pas des outils qui assouplissent la conditionnalité ?

Roland Kobia : Vous prêchez un converti madame, je sais ce que le non-respect des droits de l’homme peut faire de sérieux dégâts. Quant au Qatar, c’est le 4ème fournisseur de gaz et 3ème fournisseur de LNG (Gaz Naturel Liquéfié) de l’UE. Celle-ci maintient de très bonnes relations avec Abdullah bin Hamad al-Attiyah, Ministre de l’énergie. Le Qatar est un pays intéressant parce qu’il possède d’importantes réserves gazières et un panier du vendeur très diversifié. Le Qatar cherche désormais à exporter un tiers de son gaz en Asie, un tiers à l’Amérique et un tiers en Europe. Il souhaite diversifier ses clients, et suscite ainsi l’intérêt de l’UE.C’est un pays important et qui a la volonté de négocier avec l’UE. Il faut pour ça que les deux parties s’entendent. Nous avons des intérêts également avec l’Arabie Saoudite. Géopolitiquement, nous devons avoir des relations avec eux avec mais également indépendamment des Etats-Unis.

LES MIDIS DE LA MÉDITERRANÉE SONT ORGANISÉS CONJOINTEMENT PAR L’INSTITUT MEDEA ET LE MOUVEMENT EUROPÉEN BELGIQUE.

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