11/12/2009

7 au 11 décembre 2009

– La confiance par 122 voix sur 124 présents Hariri : « Les divergences ne doivent pas aboutir à une cassure nationale » (11/12/2009) – L’Orient le Jour

Le gouvernement d’Union Nationale mis en place par Saad Hariri a reçu la confiance du Parlement par 122 voix sur 124 présents. Le nouveau Premier Ministre a souligné que les divergences qui étaient apparues lors des débats concernant la déclaration gouvernementale n’étaient pas un symptôme d’un futur échec, mais bien un signe d’une démocratie saine. Il a néanmoins rappelé que son gouvernement œuvrerait au relèvement du Liban, et  qu’il devait rester uni. Si celui-ci devenait un gouvernement « de divisions et de barricades », Saad Harairi a déclaré qu’il serait le premier à poser la question de confiance. Le Premier Ministre a terminé son discours en insistant sur quatre points de convergence auxquels tous les Libanais s’accordent : le devoir de faire face à Israël et de défendre les droits des Libanais est l’affaire de tous, la stabilité du Liban dépend d’une stratégie de solidarité arabe, le respect de la Constitution et des accords de Taëf, et les besoins des Libanais en tant que premier point du programme gouvernemental.

– UK issues new guidance on labelling of food from illegal West Bank settlements (L’Angleterre émet une nouvelle orientation sur l’étiquetage des denrées alimentaires provenant des colonies de peuplement illégales en Cisjordanie) – Ian Black & Rory Mc Carthy (10/12/2009) – The Gardian

La Grande- Bretagne augmente la pression sur Israël afin que les produits provenant des colonies illégales de Cisjordanie soient distingués des produits Palestiniens. Pour l’instant, l’inscription « Produit de Cisjordanie » ne le permet pas. Le Département de l’Environnement, de l’Alimentation et des Affaires rurales ( Department for the Environment, Food and Rural Affairs – Defra ) a également déclaré que ce serait une infraction de déclarer des produits des colonies comme  « Produit d’Israël ». Le Foreign Office a précisé qu’il ne s’agissait pas d’une mesure de boycott, jugée improductive pour le processus de paix. Selon le Ministère des Affaires Etrangères Israélien, la politique de taxation différentielle de l’UE vis-à-vis des produits des colonies ne va pas de pair avec un étiquetage distinct dans les supermarchés, mesure dont l’ultime but est le boycott.

– L’UE accuse Israël de jouer la division sur la question de Jérusalem-Est (10/12/2009) – Nouvelobs.com (avec AP)

L’Union Européenne accuse Israël de tenter de diviser les 27 afin que ceux-ci reviennent sur une résolution adoptée mardi et appelant à faire de Jérusalem la capitale partagée des deux futurs Etats. Des sources avaient déjà révélé que des pressions avaient déjà été exercées afin que la résolution ne fasse pas de Jérusalem-Est la capitale du futur Etat palestinien. Le Ministre suédois des Affaires Etrangères, Carl Bildt,  a averti Israël que la politique à mener avec l’UE ne doit pas être celle de « diviser pour régner ».

– The Copenhagen Summit: Balanced Measures are Needed (Le Sommet de Copenhague : un besoin de mesures équilibrées) Randa Takkieddine (9/12/2009) –Dar Al Hayat

Randa Takkieddine souligne la vulnérabilité des pays en développement et des pays producteurs de pétroles par rapport aux changements du climat, mais rappelle qu’ils pâtissent également beaucoup des mesures prises par les pays industrialisés. L’Arabie Saoudite est représentée par une grande délégation à Copenhague, présidée par le Ministre du pétrole, Ali al-Nuaymi, qui rappelle que malgré les rumeurs, que le pays appelle à une protection de la planète pour éviter le réchauffement, mais désire que le fardeau des mesures soit partagé de manière égale par tout le monde.

– La Crise : bilan et impact sur le bassin méditerranéen – (9/12/2009) – IPEMED

Abdeljellil Bouzidi, de Hiram Finance explique que les économies du Sud méditerranéens n’ont pas ou peu subi la crise financière du fait de leur faible interconnexion aux places boursières internationales. Mais lorsque la crise financière s’est transformée en crise réelle, ces pays en ont durement subi les effets. Deux indicateurs : la détérioration du PIB et des balances courantes. Abdeljellil Bouzidi recommande à ces économies de baser leur relance sur la demande interne, plutôt que sur les exportations, et dans ce but, il faut améliorer l’attractivité de ce pays pour les entreprises étrangères et transformer l’épargne en investissements productifs.

Les pays du Sud de la Méditerranée avaient fait de gros efforts pour restaurer une certaine stabilité macroéconomique et cela en vue d’attirer les investissements directs étrangers, qui de 2000 à 2006 sont passés de 10 à 60 milliard de dollars. La crise de 2008 a eu pour effet de réduire fortement ces investissements. Des études du PNUD montrent que la région méditerranéenne doit créer quelque 100 millions d’emplois dans les 15 prochaines années, ce qui est infaisable sans une intervention du secteur privé national et international. Raddhi Meddeb, directeur général d’Ipemed, souligne que : « Les besoins de la région sont des opportunités d’investissements et de croissance pour les investisseurs du Nord et des Pays du Golfe, mais également des relais de croissance pour les entreprises du Nord ».