26/03/2010

22 au 26 mars 2010

– Netanyahou devra choisir (26/3/2010) – La Libre Belgique

Netanyahou pense avoir avancé dans sa recherche d’un « juste milieu » entre les demandes américaines et les exigences de son électorat nationaliste. Tel n’est pourtant pas l’avis de la Maison Blanche pour laquelle la rencontre entre Netanyahou et Obama n’a rien apporté de nouveau. Le Premier Ministre israélien devra pourtant choisir entre son credo nationaliste et la relance diplomatique.

– La tension irakienne monte du fait du malentendu des candidats sur le résultat à la veille de l’élection (Iraqi tension rises as poll candidates dispute result on eve of election) (25/3/2010) – The Guardian

En Irak,  aucun des deux antagonistes ne veut reconnaître les résultats des élections s’il perd. Nouri al-Maliki, le premier ministre sortant, a condamné la manière dont les 13 millions de votes avaient été compté et dit ne pas vouloir empêcher l’éclatement de violences. Son challenger, Iyad Allawi et sa coalition mixte a reçu a grand appui de la communauté sunnite. Aucun des deux leaders de coalition n’est garanti de prendre la place de Premier Ministre en cas de victoire au vu des difficiles négociations pour la formation d’un gouvernement. La situation semble donc instable à la veille du retrait des troupes américaines d’Irak.

– Les ambitions syriennes au sommet (Syria’s summit ambitions) (25-31/3/2010) –Al Ahram Weekly

A l’approche du sommet arabe qui se tiendra les 27 et 28 mars prochain à Tripoli, la Syrie place ses pions afin qu’y soit consacrée sa place de leader régional. Le Président Bashar Al-Assad a rencontré mercredi son homologue libyen Mouammar Kadhafi afin de préparer le sommet et trouver les moyens d’empêcher d’éventuels blocages du sommet. De son côté, le Vice-Président syrien Farouk al Sharae a fait le tour des capitales arabes afin d’aplanir les différends avant le Jour J. La Syrie veut que le sommet se focalise sur des sujets recevant l’assentiment quasi général comme la question de la réconciliation palestinienne ou la menace militaire israélienne. Suite à trois années de froid entre la Syrie et l’Egypte, Damas désire également reprendre des relations de collaboration avec le Caire. Mais avant d’être accepté comme leader régional, la Syrie devra s’expliquer sur certaines questions comme celle de ses relations avec l’Iran ou le Hezbollah libanais.

– Vers une troisième Intifada palestinienne? (Towards a Third Palestinian Intifada?) (23/10/2010) – Arab Reform Bulletin

Les heurts de plus en plus fréquents à Jérusalem Est et en Cisjordanie prédisent-ils l’éclatement d’un troisième Intifada ? Hossam Ezzedine, journaliste de Ramallah, souligne que les divisions de la société palestinienne entre Fatah et Hamas ne rendent pas possible une nouvelle Intifada. Le Hamas appelle à un nouveau soulèvement armé. De son côté, le Fatah appelle à la résistance passive et soupçonne les autorités israéliennes de provoquer les violences afin de masquer la crise diplomatique en cours avec les Etats-Unis.

– Hissa Hillal, une femme saoudienne, détruit le clergé musulmans sur Live TV (Hissa Hilal, Saudi Woman, Blasts Muslim Clerics On Live TV) (22/3/2010) – Huffington Post

Dans un concours télévisé de poésie arabe, calqué sur le modèle d’ « American Idol », sur la chaîne Live TV, Hissa Hillal a déclamé une poésie s’en prenant férocement au clergé musulman. Cette femme saoudienne, dont seuls les yeux sont visibles des téléspectateurs s’insurge contre les prédicateurs musulmans « qui sont assis dans la position de force, mais ne font au final qu’effrayer les gens avec leurs fatwas, ou décrets religieux, fondant comme des loups sur leurs proies sur ceux qui désirent la paix ».

– Asharq Al Awsat parle au nouveau chef d’Al Azhar, le Dr Ahmed al-Tayeb(Asharq Al-Awsat Talks to New Al-Azhar Head Dr. Ahmed al-Tayeb) (21/3/2010) –Asharq Al-Awsat (anglais)

Dans une interview avec Mohammed Khalil au Caire, le nouvel Sheikh d’Al Azhar, le Dr Ahmed al-Tayeb s’exprime dans Asharq al-Awsat à propos de sa succession au Sheikh Mohammed Sayyed al-Tantawi, décédé la semaine passée. Le nouveau chef d’Al-Azhar est connu pour être un modéré et un critique des Frères Musulmans. Son programme sera axé sur le renforcement de l’éducation d’un l’Islam modéré, basé sur la tolérance et qui formera des générations d’étudiants « capables de s’accommoder aux changements de la modernité ». Le nouveau Sheikh désire également renforcer le dialogue interconfessionnel avec l’Occident, initié par Al Azhar il y a quelques années.