02/03/2010

Midi de la Méditerranée – La Turquie sur la voie du nucléaire

LES MIDIS DE LA MEDITERRANEE (13)

La Turquie sur la voie du nucléaire

avec

Florence DEBROUWER
Aspirante F.N.R.S., Membre du Centre d’Etudes des Crises et Conflits Internationaux (CECRI) et de l’Unité de Sciences Politiques et Relations Internationales (SPRI),  de l’Université Catholique de Louvain (UCL)

Mardi 2 mars 2010

Organisée par le Mouvement européen-Belgique et l’Institut MEDEA,
au Mouvement Européen Belgique (63 avenue d’Auderghem, 1040 Bruxelles).

Compte-rendu : Sophia Vignard & Nathalie Janne d’Othée

Présentation de l’intervenant

par Nathalie Janne d’Othée, Institut MEDEA

Aspirante attachée au Fond National de recherche Scientifique, Florence Debrouwer est doctorante à l’Université catholique de Louvain sous la direction de Tanguy de Wilde d’Estmael.

Elle est licenciée en Histoire (2004) et en Sciences Politiques et Relations Internationales (2006) de l’Université catholique de Louvain et obtient, en 2007, un DES en construction européenne des Facultés Universitaires Saint Louis (Bruxelles) et un DEA en Relations Internationales de l’UCL.

Lauréate 2007 du prix Euro-Atlantique du Ministère des Affaires étrangère de Belgique pour son mémoire « La nouvelle stratégie turque. L’onde de choc du 1er mars 2003 » issu de recherches menées notamment à la Galatassaraÿ Universitesi d’Istanbul, elle est co-auteur de la « Gouvernance de l’énergie en Europe et dans le monde » paru aux Presses Universitaires de Louvain en 2008.

Sa thèse porte sur le rôle de la Turquie dans le processus de sécurisation énergétique de l’Union Européenne. Bien que sa recherche concerne davantage les hydrocarbures, elle se prête aujourd’hui à l’exercice d’aborder les différents projets turcs visant à se doter de l’énergie nucléaire.

Énergie nucléaire et la Turquie

par Florence Debrouwer

Le programme nucléaire turc ne comporte pas grand-chose car il n’existe aucune centrale nucléaire en fonction. De plus, aucune n’est centrale n’est non plus en construction. En Turquie, l’on parle simplement de programme ou de projet. Nous sommes donc en amont du processus de nucléarisation de la Turquie.

2004 sera le point de rupture. La Turkish Electricity Transmission Company a publié un rapport d’étude de planification de production d’électricité pour la Turquie, établi pour la période 2005-2020. Il propose aux décideurs un programme sur le long terme et permet de faire un état des lieux des capacités énergétiques actuelles de la Turquie. Ce rapport prévoit d’augmenter  les capacités d’environ 5 milliards de kilowatt à l’horizon de 2015. Cet objectif sera difficile à atteindre, mais, il est important pour la Turquie de pouvoir répondre à la hausse de la demande et des besoins du pays en énergie. La Turquie est en effet le deuxième pays au monde qui connait une telle croissance de sa consommation. Seule la Chine voit ses besoins en énergie augmenter plus rapidement que la Turquie durant ces 15 dernières années. L’augmentation de la demande turque en énergie est par ailleurs exponentielle, de l’ordre de 7,9% par an.

L’idée nucléaire :

Le projet nucléaire turc remonte à il y a près de cinquante ans.

C’est en 1956 qu’a été créé le premier secrétariat général appelé la Commission à l’énergie atomique de Turquie. Il a été remplacé en 1982 par le TAEK, l’Institut turc à l’énergie atomique, encore en place actuellement. Il  traduisait la volonté des dirigeants turcs de munir leur pays de ressources nucléaires propres et indépendantes.

La Commission commence des études pour développer un réacteur nucléaire en 1967.

En 1979, la Turquie ratifie le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, ce qui a permis de rassurer ses partenaires, européens et américains, quant à la position de la Turquie, disposée à développer un programme nucléaire civile et non militaire. Cette ratification apportait toutes les garanties de sécurité à ses partenaires, ce qui n’est pas le cas  de l’Iran aujourd’hui.

Plus tard, en 1976, la Commission énergie atomique a accordé une licence pour la construction d’une centrale nucléaire. Deux lieux ont été proposés : le premier à Akkuyu, dans la région d’Adana au Sud du pays (voir carte ci-dessous), et le second à Sinop, ville située sur les rives de la Mer Noire dans le nord de la Turquie. Malheureusement ce dernier site se situe à 25 km de l’épicentre d’une faille sismique. Par conséquent, pour des questions environnementales et vu les technologies développées dans les années 1970 – 1980, il était inenvisageable d’y construire une centrale. Aujourd’hui la technologie a évolué, mais elle n’est pas facile à acquérir.

Un appel d’offre est lancé en 1976 par la Commission à l’énergie atomique pour la construction d’une centrale à Akkuyu. Les firmes suédoises ASEA-ATOM et STAL-LAVAL sont retenues. Or, en 1980 un coup d’Etat éclate à Ankara. La situation politique du pays étant instable, les suédois se retirent : cela marque la fin du projet.

Un troisième essai de nucléarisation est effectué en 1980 par la junte. Trois compagnies passent un contrat afin de construire quatre centrales nucléaires fonctionnant sur des modèles différents: la firme canadienne AECL devant construire un réacteur CANDU (à eau lourde), la firme allemande Kraftwerk Union un réacteur à eau pressurisée (PWR) à Akkuyu, et l’américaine General Electrics deux réacteurs à eau bouillante (BWR) à Sinop.

En 1983, le gouvernement succédant à la junte militaire démarre le projet de construction d’une centrale à Akkuyu. Mais encore une fois, le projet échoue. Cette fois-ci, ce sont les entreprises qui refusent le principe de Build-Operate-Transfer (BOT) qui engage la société à rester sur place pendant quinze ans, fournissant main d’œuvre et techniciens. A près ce terme, elle se voit obligée de céder l’entreprise à l’Etat afin qu’il y ait transfert de technologie.

A la fin des années 1980, les projets nucléaires s’essoufflent partout dans le monde suite à la catastrophe Tchernobyl. Le Premier ministre turc de l’époque avait annoncé que l’énergie nucléaire faisait désormais partie du passé et qu’il n’était pas utile pour la Turquie de se lancer dans ce domaine.

En  1993, le Haut Conseil à la Science et à la Technologie décide de faire du nucléaire la 3ème priorité nationale. Une nouvelle impulsion est alors donnée au projet nucléaire turc. Un programme d’investissement est lancé et en 1995 la compagnie d’électricité turque TEAS choisit une entreprise coréenne comme consultant pour la construction d’une centrale à Akkuyu.  Cependant le projet est abandonné en 2000 suite aux protestations des milieux écologiques, d’autant plus fortes que la Turquie est sujette à de nombreuses secousses sismiques. Ces risques environnementaux suscitent également l’opposition de la Grèce et de Chypre au projet, les côtes chypriotes n’étant éloignées que de quelques deux cent kilomètres du site d’Akkuyu.

La situation actuelle

Le bilan du projet nucléaire turc est un échec : au total, cinq projets sur cinq ont été abandonnés.

2007 marque un tournant dans la politique nucléaire d’Ankara avec un grand effet d’annonce. En effet, le 23 novembre 2007, un appel d’offre formel est lancé pour une première centrale nucléaire turque. Une entreprise russe y répond, en respectant le cahier des charges, mais l’offre est finalement rejetée en 2009 alors qu’elle avait été acceptée officiellement. A priori, la raison invoquée est celle non respect des règles du marché d’offre public, mais il faut noter que le prix demandé par les russes à la Turquie était très élevé. C’est donc le sixième échec du projet nucléaire turc.

Néanmoins, le ministre russe des Affaires étrangères en visite à Istanbul en février 2010 a déclaré lors d’une conférence de presse qu’il tenait à la relance de ce projet nucléaire et que peut être d’ici le mois d’avril des études conjointes donneraient lieu à des résultats permettant de faire redémarrer le programme. Dans le même discours, le représentant russe  explique qu’une autre priorité est celle de la création d’un pipeline qui traverserait la Turquie du Nord au Sud et faciliterait les exportations des hydrocarbures russes. Il est clair que la Russie tente de noyauter le partenariat avec la Turquie en matière énergétique et de mettre tout en commun : le nucléaire et les hydrocarbures.

Pour Ankara, il devient primordial d’acquérir une indépendance nucléaire.

Cette soif d’énergie trouve ses origines dans l’augmentation constante des besoins et de la consommation.  Pour illustrer cette demande croissante, la consommation en énergie de la Turquie en 1999 était de 120 milliards de kw, en 2010, elle est de 180 milliard de kw. De plus, la Turquie est importatrice d’énergie : 70% du gaz est importé de Russie. La dépendance énergétique de la Turquie par rapport à la Russie est conséquente et pour le moment incontournable.

Parallèlement au projet nucléaire se développe le projet GAP, dont l’objectif est de créer 19 centrales hydroélectriques. La part de l’hydroélectrique était très importante dans les années 1980 : elle couvrait 60% des besoins en électricité. Mais maintenant la Turquie doit trouver d’autres moyens de se fournir en énergie et  le nucléaire permettrait au pays d’avoir un ballon d’oxygène, de pouvoir stocker l’énergie et de disposer de capacités propres.

Il existe aussi d’autres initiatives indépendamment du projet nucléaire tel que les projets de pipeline et gazoduc Nabucco et Southstream. Le projet Nabucco est soutenu par les Etats-Unis et l’Union Européenne. Il vise à diversifier les sources d’approvisionnement énergétiques de l’Union Européenne et à rompre la dépendance énergétique de l’Union Européenne par rapport à la Russie.

Le Southstream est un projet concurrent lancé par la Russie dès que le projet Nabucco a été énoncé.  Un passage sur le territoire russe justifierait la main mise de la Russie sur ce pipeline et contribuerait donc à augmenter la dépendance de la Turquie.

Le nucléaire est une solution pour Ankara afin d’acquérir une légère autonomie par rapport à ses importateurs.

Quelle est la position de l’Union Européenne et des pays de l’Union?

L’Europe est favorable au programme nucléaire civil turc, d’autant plus qu’il  existe une sécurité du fait que le pays soit signataire des traités internationaux concernant cette question. Le respect des conditions de sécurité et de sureté de production et de recyclage sont conditions à l’adhésion. Il est juste rappelé à la Turquie de s’en tenir à l’application de l’acquis et aux règles émises par les Nations Unies.

Les rapports entre la Turquie et l’Iran sur la question nucléaire

Officiellement, la Turquie ne possède pas d’arme nucléaire. Non seulement ce n’est pas une puissance nucléaire déclarée, mais elle est aussi membre de l’OTAN et n’a donc aucun intérêt à se mettre à dos ses alliés.

Cependant en 2003, Ankara prend du recul par rapport aux Etats-Unis et cela du fait de la décision américaine d’envahir l’Irak. La Turquie refuse l’installation de bases arrières de l’armée américaine sur le territoire turc. La Turquie doute de la volonté et de la capacité de ses partenaires de l’Alliance Atlantique afin de maintenir la paix dans la région. La guerre en Irak provoque donc des tensions entre Ankara et Washington.

Au niveau de sa politique étrangère, la Turquie tente de s’imposer comme leader et médiateur régional, et peut être tentée de jouer cavalier seul. Il faut souligner qu’elle n’a pas l’intention de rompre les liens avec ses alliés de l’OTAN, mais elle exprime un nouveau désir : celui d’être un médiateur régional incontournable.

Autre question : si l’Iran adopte un programme nucléaire militaire, cela pourrait-il tenter Ankara de faire de même ?

La réponse est négative. La Turquie a une position forte par rapport à l’Iran. Elle souhaite se faire accepter par les pays occidentaux, l’Union Européenne et les Etats Unis surtout, comme médiateur dans la crise iranienne. Ce rôle est d’ailleurs déjà accepté par Téhéran, qui s’impose de plus en plus comme un partenaire commercial privilégié d’Ankara. Cette stratégie s’inscrit également dans la continuité de la volonté turque de davantage s’autonomiser vis-à-vis de Moscou. C’est finalement un jeu triangulaire qui se met en place entre les trois pays.

Questions – Réponses :

1. Les raisons sismiques peuvent-elles expliquer les temporaires mises entre parenthèses du programme nucléaire iranien, comme pour la Turquie dans les années 80?

Ce n’est pas la raison majeure.  En ce qui concerne la Turquie, elle n’en avait pas un grand besoin, puis les conséquences de Tchernobyl l’en ont dissuadé. Pour l’Iran, il y avait deux problèmes : un problème de fonds financiers et un problème de contacts.

2. La Turquie apparaît comme une entité homogène, or il existe des problèmes politiques internes. Cela peut-il avoir une conséquence sur la question nucléaire ?

Non, cela n’a pas de conséquence sur les projets nucléaires du pays. Seuls les verts sont opposés au développement d’un programme nucléaire, mais pas pour des raisons politiques : c’est l’aspect environnemental qui les préoccupe. En revanche, les hydrocarbures provoquent des questions d’ordre politique.

La question kurde et le projet GAP étaient également intiment liés car le projet GAP devait permettre l’irrigation des terres arides et un décollement de l’économie kurde, or cela a désertifié la région. Mais le nucléaire n’est pas un dossier politique.

3. Les exportations d’hydrocarbures iraniens vers la Turquie jouent-elles un rôle ?

Les hydrocarbures sont le nerf de la guerre dans toute la région. C’est un facteur de rapprochement entre l’Iran et la Turquie puisque cette dernière doit répondre à la croissance des besoins de sa population et donc s’approvisionner partout où elle le peut pour l’instant. Comme la dépendance vis-à-vis de l’Iran n’est pas encore trop importante,  il reste une marge de manœuvre.

4. La Turquie développe-t-elle une énergie propre ?

La Turquie a un programme d’énergie éolienne mais il n’est pas encore très développé. C’était une très bonne idée. Ankara a toujours eu un programme hydroélectrique qui permet de fournir de l’énergie au pays. Mais la demande croît tellement que les hydrocarbures se présentent encore aujourd’hui comme la meilleure solution.

5. Quel est le poids du programme nucléaire pour l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne ?

Il n’a pas de poids en tant que tel. Tout ce qui permet l’autonomisation de la Turquie vis-à-vis de la Russie est bon pour l’Union Européenne. Le développement de projet nucléaire n’est ni négatif ni positif pour son adhésion à l’UE. On lui demande juste d’être le plus autonome possible en règle générale, et surtout en matière énergétique.

6. Turquie :

– Est-ce que la Turquie a signé le Protocol Additionnel ?

Oui, la Turquie est signataire du Protocol Additionnel

– L’eau et la fermeture des barrages

Le problème d’approvisionnement en eau est un projet entre les Etats. L’Irak s’est trouvé asséché. L’eau est l’un des liens les plus forts entre la Turquie et Israël. Le projet GAP n’est pas complètement abouti, il a été ralenti au vu de la difficulté d’irrigation. Il n’y a pas de solution pour le moment. Il n’y a pas de crise pour l’instant qui demande à être débloqué.

– La question des mines d’uranium en Turquie

Officiellement la Turquie posséderait 9 000 tonnes d’uranium enrichissable. Elle pourrait en trouver chez les pays voisin, tel que l’Iran. Des recherches ont été faites sur le Thorium comme possible combustible nucléaire. Or les réserves de la Turquie en Thorium  seraient a priori infinies.

7. Si  Ankara est signataire du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, n’y a-t-il pas un risque que la Turquie se rapproche de l’Iran et sorte du TNP pour développer un nucléaire indépendant si l’Union Européenne refuse son adhésion ?

Le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires n’est pas lié à l’Union Européenne, de plus la Turquie est membre de l’OTAN. AIE et AIEA. L’UE est un facteur extérieur aux questions de contrôle militaire ou civil. Dans le cas d’un échec des négociations, il n’est pas exclu que la Turquie développe un nationalisme, mais cela reste de la politique-fiction. Les rapports entre la Turquie et l’Union Européenne sont plus cordiaux qu’ils n’en ont l’air. Le processus de négociation continue et même s’il doit mettre des années, il n’est pas interrompu.

8. La Turquie utilise-t-elle son programme nucléaire pour convaincre les européens ? Quels sont ses rapports avec Israël ?

Non, le programme nucléaire n’a pas de poids dans les négociations sur l’intégration de la Turquie à l’Union Européenne, mais les hydrocarbures oui. Quand on parle des capacités nucléaires de la Turquie, nous parlons de la possibilité de construire une centrale nucléaire qui couvrirait moins de 3% de l’électricité consommée par le pays. Le nucléaire ne joue donc pas du tout de rôle dans les négociations avec l’Europe.

En revanche, avec Israël, les relations ont changé. La Turquie était très pro-occidentale or, désormais, elle s’affirme comme acteur sur la scène régionale. Elle n’est pas l’ennemie d’Israël, au contraire elle cherche à intervenir comme médiateur. La Turquie prend donc de l’importance dans la région, que ce soit pour les pays voisins et autres, tel que les Etats Unis. Aujourd’hui il y a plus de multilatéralisme et la Turquie en bénéficie.

9. La Turquie a-t-elle les ressources humaines pour développer un programme nucléaire ?

Oui, car des programmes de coopérations avaient déjà été mis en place il y a vingt ans, notamment avec les Etats-Unis et l’Union Européenne. Les étudiants turcs avaient pu se rendre dans des universités étrangères afin de consolider leurs connaissances sur la question. Il y a deux réacteurs qui ont fonctionnés, de manière expérimentale, mais ils ont fonctionnés. L’idée de la Turquie était qu’à terme elle puisse avoir la main mise sur la technologie, les infrastructures et le mode d’emploi.

10. En 2003, l’Union Européenne se positionne contre la guerre en Irak et la Turquie adopte une position européenne. Ankara est-elle plus importante en tant qu’alliée internationale ou comme médiateur dans la région ?

Il faut d’abord rappeler qu’il n’y avait pas en 2003 de position « européenne » puisque la Grande-Bretagne, l’Espagne et l’Italie pour ne citer qu’elles sont entrées en guerre aux côtés des Etats-Unis. La Turquie est autonome et pragmatique car elle a également des intérêts de sécurité nationale. Il est nécessaire d’avoir un stabilisateur dans la région mais la Turquie en a-t-elle les moyens ? Les jeux sont très complexes dans la région et la Turquie n’est pas encore un acteur régional indépendant. Si la Turquie s’éloigne de l’Union Européenne, elle se dirigera vers la Russie. L’objectif est d’établir un partenariat le plus complet possible et de regagner la confiance du gouvernement, des dirigeants et de la population turque.

 

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