05/07/2010

Première Assemblée des citoyens et citoyennes de la Méditerranée à Valence

Ces 2-3 et 4 juillet, se réunissaient à Valence la première Assemblée des citoyens et des citoyennes de la Méditerranée (ACM). Cette nouvelle initiative de la société civile se rajoute ainsi à l’ensemble des efforts entrepris pour rapprocher les deux rives de la Mare Nostrum, mais se veut définitivement différente et innovante.

Innovante premièrement parce qu’elle ne se donne pas les contours d’une institution, ou d’un organisme. En effet l’ACM se présente comme un processus et est en cela flexible et façonnable par les citoyens Méditerranéen qui désirent s’y investir. Elle se base en effet sur une logique participative. Il n’est pas question de laisser le contrôle de l’initiative aux mains de quelques individus ou institutions, mais davantage de mettre des ressources informatives, logistiques et financières au service des cercles de citoyens qui se formeront. Elle espère donc se distinguer d’initiatives confinées à un cercle restreint d’individus.

Dans la lignée du projet d’Union Méditerranéenne premièrement lancée par Nicolas Sarkozy en 2007, l’ACM ne s’adresse qu’aux pays riverains de la Méditerranée. Cette logique n’a pas été possible au niveau institutionnel du fait de la levée de bouclier des pays européens non-méditerranéens, l’Allemagne en tête. Mais elle a des avantages, et cela pour plusieurs raisons. Premièrement, les riverains de la Méditerranée restent les principaux concernés dans certains domaines liés au bassin commun comme l’environnement ou encore les migrations. Deuxièmement, ne considérer que les pays Méditerranéens de l’Europe permet un rapport plus équilibré entre les deux rives de la Méditerranée. Enfin, cela permet d’envisager la Méditerranée dans son contexte global – relations avec le Moyen-Orient, les Etats-Unis, la Chine – et non uniquement euro-méditerranéen.

La première assemblée a déjà permis de souligner quelques pistes très concrètes de travail, fournissant ainsi de la matière à réflexion aux futurs cercles de citoyens qui se rajouteront à ceux de Volos (Grèce), Tirana (Albanie), Casablanca (Maroc) et Valence (Espagne). L’ACM rappelle la nécessité d’une société civile forte pour sous-tendre les efforts de coopération politique en Méditerranée.

Nathalie Janne d’Othée

>>> Pour plus d’informations, consultez le site Internet de l’ACM :http://www.acimedit.net/