17/09/2010

13 au 17 septembre 2010

– « Septembre Noir » entre Amman et l’OLP, une page officiellement tournée(17/09/10) – L’Orient le jour

Quarante ans après, la page sanglante de « Septembre noir », du nom des affrontements ayant opposé les combattants palestiniens à l’armée jordanienne, est officiellement tournée entre Amman et les Palestiniens, mais son traumatisme affleure en l’absence de paix régionale. Officiellement, la page est donc tournée. Toutefois, dans les faits, les Jordaniens redoutent – en cas d’échec des négociations israélo-palestiniennes qui ont récemment repris – le retour de « l’option jordanienne » comme État de substitution pour les Palestiniens.

– Et maintenant… (16/09/10) – OVIPOT

La  victoire du oui au référundum du 12 septembre sur la nouvelle constitution turque renforce  à nouveau l’AKP et son premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, un an avant les prochaines élections législatives. le problème ne semble déjà plus être de savoir si l’AKP va les gagner, mais de prévoir ce que le parti dominant entend faire de cette victoire programmée. Cependant la victoire au référendum ne résout en rien la question kurde qui demande d’abord du courage politique.

– L’éternel recommencement du processus de paix au Proche-Orient(15/09/10) – Libération

Les négociations de paix, entamées en grande pompe à Washington le 2 septembre, n’en finissent pas de commencer. Les négociateurs prétendent d’abord établir un climat serein pour aborder les questions de fond, alors que le moratoire sur la construction de nouvelles colonies pourrait s’achever le 26 septembre, malgré la pression des américains. De plus, la demande israélienne de reconnaître Israël comme « état juif » s’oppose à la demande palestinienne du retour des réfugiés.

– Bienvenue dans l’ère d’une Iran nucléarisée (Welcome to an era of a nuclear Iran) (14/09/2010)  – Foreign Policy

Les États-Unis semble sur le point d’accepter le plus grand contrat de vente d’armes de l’histoire américaine – 60 milliards de dollars – en Arabie saoudite. Selon l’auteur, la raison pour laquelle le gouvernement des États-Unis – qui n’aurait pas signé ce genre de contrat durant les premières années suivant le 11 septembre – est prêt et même un peu impatient de conclure l’accord rapidement, c’est que la guerre contre le terrorisme est dépassé dans les préoccupations des responsables américains par l’avènement d’un Iran nucléaire. Il ajoute que cet événement est la dernière preuve que nous quittons « l’après 11 septembre » et nous dirigeons vers quelque chose de nouveau.

– Robert Fisk: neuf ans, deux guerres, des centaines de milliers de morts – et toujours rien d’appris (Robert Fisk : Nine years, two wars, hundred of thousands deads – and nothing learnt)  (11//09/10) – The Independent

Le 11 septembre nous a-t-il tous rendu  fous? Selon Robert Fisk, le 11 septembre ne semble pas avoir produit ni la paix ni la justice ni la démocratie ni des droits de l’homme, mais des monstres. Grâce à une ligne du temps depuis le 11 septembre, il nous rappelle que la «guerre contre le terrorisme» a tué des centaines de milliers de personne, que le fondamentalisme religieux est de plus en plus virulent et que le conflit israélo-palestinien n’est pas résolu. En outre, en ce jour anniversaire, le Révérend Jones veut brûler un livre appelé le Coran, alors que Tony Blair tente de vendre son livre « un voyage ».