24/09/2010

20 au 24 septembre 2010

– Dernier appel pour le gel / Les désespérés n’ont rien à perdre (Last call for the freeze / The desperate have nothing to lose) (24/9/2010) – Haaretz

Yossi Sarid met en lumière les enjeux de la date du 26 septembre à laquelle le moratoire sur la colonisation en Cisjordanie prendra fin. Selon lui, si Benjamin Netanyahou n’est pas capable de prolonger le gel de la colonisation, il ne le sera pas davantage pour négocier les termes d’un accord de paix. En cas de reprise de la colonisation, Mahmoud Abbas se retirera quant à lui des négociations, et s’il ne le fait pas, en sortira humilié auprès de ses concitoyens. Dans tous les cas, le colonel Gabi Ashkenazi dit ne pas craindre de flambée de violence vu le peu d’espoir placé par les Palestiniens dans les négociations en cours.

– Obama appelle les pays arabes à soutenir le processus de paix (24/9/2010) –France 24

A la Tribune de l’Assemblée Générale des Nations-Unies jeudi, le Président américain a invité ses homologues arabes à peser de tout leur poids pour le succès des négociations entre Israéliens et Palestiniens, envisageant la présence l’Etat de Palestine à la prochaine Assemblée annuelle. En effectuant une telle déclaration devant les Nations-Unies, Obama montre donc qu’il désire peser de tout son poids pour l’aboutissement d’un accord de paix.

– Sommes-nous fiers? Oui nous le sommes (Aren’t we proud? Yes we are) (24/9/2010) – Arab news

Des centaines de milliers de jeunes et de familles sont descendus sur les places publiques des grandes villes d’Arabie Saoudite, afin de célébrer la fête nationale. Alors que cela ne fait que cinq ans que le 23 septembre a été choisi pour célébrer la fondation sur pays, la population a adopté la date avec fierté. Suite aux troubles survenus l’année passée, les forces de sécurité étaient présentes en nombre pour assurer que la fête se déroule sans encombre.

– Bruits contradictoires (Contradictory noises) (23/9/2010) – The Economist

Alors que le leadership du Hamas, basé a Damas, exprimait il y a quelques semaines encore son soutien à une solution négociée à deux Etats entre Israéliens et Palestiniens, les Brigades Qassam semblent désormais avoir repris les armes. D’autre part, tandis que l’allègement du blocus de Gaza depuis juin a permis à l’économie du petit territoire de remonter, la pression islamiste sur la société est de plus en plus forte. Mais cette campagne de moralité a également d’autres motifs : certains semblent en effet redouter que l’aide occidentale ne ravive la vieille élite marchande que la nouvelle classe d’affaires du Hamas visait à supplanter.

– L’armée libanaise : victime des politiciens (The Lebanese Army: Victim of the Politicians) (22/9/2010) – Arab Reform Bulletin

En dressant un tableau des actions et des composantes des Forces Armées Libanaises, Nadim Hasbani souligne le manque de volonté de la part des politiques afin de renforcer les institutions libanaises. Un Etat libanais plus fort empêcherait les leaders politiques féodaux de procurer des services à leurs électeurs. Le manque de planification politique entraine en effet une mauvaise utilisation des aides étrangères et empêche l’armée de s’approvisionner en armes. De plus une armée libanaise forte irait à l’encontre du rôle autoproclamé du Hezbollah de défense du pays contre les agressions israéliennes.

– Un cartel qui a la vie dure (semaine du 22 au 28 septembre 2010) – Al Ahram Hebdo

50 ans après sa création, l’OPEP doit faire face à de nombreux défis comme la remise en route du potentiel pétrolier de l’Irak et l’évolution de la demande occidentale et ses politiques de lutte contre le réchauffement climatique. Mais l’OPEP n’est pas à enterrer pour autant et garde encore une influence considérable sur le marché de l’or noir, contrôlant plus ou moins 40% de la production mondiale d’hydrocarbures. Les Etats du Golfe eux ont déjà entamé les réflexions sur l’après-pétrole, essayant de trouver des moyens pour sortir de l’économie de rente.