06/09/2010

6 au 10 septembre 2010

Revue de presse – semaine du 6 au 10 septembre 2010

Bombe à retardement démographique (9/9/2010) – Jeune Afrique
Tobias Buck met en lumière les développements démographiques prévus en Israël et dans les Territoires Palestiniens occupés, et le poids croissant de deux communautés que tout oppose, les Juifs ultra-orthodoxes et les Arabes-Israéliens. Elles partagent néanmoins un point commun : elles font partie l’une comme l’autre des franges les plus pauvres et exclues de la population israélienne. Cette véritable « bombe à retardement démographique » nécessite donc des solutions politiques audacieuses.

Collaborateur – une accusation qui a infecté l’Egypte (« Collaborator! » – a charge that has plagued Egypt) (8/9/2010) – Guardian (Comment is free)
Sous occupation de puissances étrangères tout au long de son histoire, l’Egypte n’en a été libérée qu’en 1952. Pour cette raison, l’accusation de collaboration avec une puissance étrangère a toujours très bien fonctionné dans l’Egypte contemporaine. Pourtant, les détracteurs de Mohammed El Baradei peinent à rendre cette accusation crédible, se heurtant au soutien virtuel et réel que lui apporte la population égyptienne en demande urgente de changement.

Les déclarations de Saad Hariri confirment la nouvelle influence de la Syrie au Liban (8/9/2010) – Le Monde
Saad Hariri a fait une déclaration dans le quotidien panarabe Al Sharq Al Awsat qui illustre bien la nouvelle influence syrienne au Liban. Celle-ci n’est plus directe comme avant l’assassinat de Rafik Hariri mais s’exerce à travers le Hezbollah. L’Arabie Saoudite, alliée historique du clan Hariri au Liban, essaye quant à elle d’éloigner la Syrie du giron iranien, ce qui passe par une amélioration des relations celle-ci avec son voisin libanais.

Nouveau Leader des Frères Musulmans : continuité ou changement? (New Syrian Brotherhood Leader: Continuity or Change?) (8/9/2010) – Arab Reform Bulletin
La nomination du nouveau Guide Général des Frères Musulmans de Syrie, Mohammed Riyadh al-Shaqfih, pourrait engendrer un changement de l’attitude vis-à-vis du pouvoir. Différents critères d’analyse semblent montrer que dans un premier temps, le nouveau leader gardera l’attitude modérée de son prédécesseur. Mais le peu d’attention du régime aux problèmes nationaux, ainsi que le manque d’ouverture laissée à l’opposition pourrait entrainer les Frères à adopter une attitude plus radicale.