29/10/2010

25 au 29 octobre 2010

– Nouvelle polémique autour du Tribunal spécial sur le Liban (28/10/2010) –RFI

A l’occasion de la visite du Président du Parlement libanais, Nabih Berri en France ce jeudi, Nicolas Sarkozy a réaffirmé son soutien au Tribunal Spécial pour le Liban (TSL) mis en place par les Nations-Unies. Cette prise de position est intervenue le lendemain d’un incident survenu à Beyrouth lorsque des enquêteurs se sont vus refuser l’accès aux archives d’un hôpital situé dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah. Ce dernier refuse les décisions d’un tribunal qu’il estime dangereux pour la souveraineté libanaise. La question du TSL semble sur le point de faire vaciller le fragile équilibre libanais.

– Une bombe à désamorcer (27/10/2010) – Al Ahram Hebdo

Une conférence internationale a eu lieu au Caire sous les auspices de plusieurs ministères des Affaires Etrangères arabes et européens afin de discuter des « perspectives de non-prolifération nucléaire et du désarmement » et en particulier de l’idée de faire du Moyen-Orient « une zone sans armes de destruction massive ». Depuis longtemps porté par l’Egypte ce projet vise en particulier l’arsenal non-avoué d’Israël. Cette année, les Etats-Unis ont accepté la mise en œuvre du projet en 2012, sans pour autant accepter que l’Etat hébreu ne soit pointé du doigt. Outre la dénucléarisation militaire, la conférence visait également à encourager le développement d’infrastructures nucléaires civiles, en particulier dans le monde arabe.

– Exode. La carte changeante du Moyen-Orient (Exodus. The changing map of the Middle East) (26/10/2010) – The Independent

Robert Fisk met en lumière la situation des communautés chrétiennes du Moyen-Orient à l’occasion du synode tenu à Rome à l’appel de Benoît XVI. Leur exode atteint des proportions énormes que ce soit en Irak, au Liban, en Egypte et surtout en Israël et dans les Territoires Palestiniens Occupés. Les chrétiens du Moyen-Orient sont souvent présentés comme des ponts privilégiés entre l’Occident et l’Orient. Mais personne ne peut nier qu’il existe des problèmes entre musulmans et chrétiens dans le monde arabe. En effet,  excepté au Liban, les chrétiens sont souvent traités comme des citoyens de seconde zone. Cette réalité est souvent ignorée par les chrétiens d’Occident.

– Dernier détails : les forces de sécurité irakiennes entre le retrait partiel des forces américaines et leur retrait total (Loose Ends: Iraq’s Security Forces Between U.S. Drawdown and Withdrawal) (26/10/2010) – International Crisis Group

L’ICG propose une analyse de la reconstruction des forces de sécurité irakiennes depuis le début du retrait des troupes américaines jusqu’à leur retrait total. Dans un podcast diffusé par le Think tank sur leur rapport, le vice-directeur du Programme Moyen-Orient, Joost Hilterman remarque que ce qu’elles ont gagné en capacités, elles l’ont perdu en cohésion. Les forces de sécurité encourent un risque permanent de politisation, ce qui les fragilisent et les rendent incapables de se maintenant au long d’une longue lutte de pouvoir. Ces questions doivent être abordées par les futurs parlement et gouvernement irakien mais aussi par la communauté internationale, comme le souligne Robert Malley, le directeur du programme MENA à ICG.

– Ce que l’Europe doit faire pour assurer un accord à deux Etats (What Europe must do to ensure a two-state deal) (Automne 2010) – Europe’s World

En décembre 2009, les 27 accordaient leur soutien au plan de Salam Fayyad de la construction d’un Etat palestinien pour 2011. Cette position est-elle tenable pour une UE qui n’a jamais réussi à prendre une position ferme par rapport à l’une ou l’autre partie ? De plus, le territoire palestinien semble trop fragmenté que pour pouvoir y construire un Etat viable. Muriel Asseburg et Jan Busse du Stiftung Wissenschaft und Politik (Institut Allemand pour les Affaires Internationales et de Sécurité) analysent les forces et les faiblesses de la position européenne dans le processus de paix au Moyen-Orient.