01/10/2010

27 septembre au 1 octobre 2010

Les enfants de la Guerre au Yémen : les combattants de demain? (Yemen’s Children of War: Tomorrow’s Fighters?Time (29/09/2010)

Une guerre de six ans au nord du Yémen a créé une génération d’enfants qui ne connaissent pas d’autre manière de vivre que la guerre. Ces enfants déplacés qui ont été témoins d’horreurs sont souvent très violents. D’autres problèmes sont liés au travail et au trafic d’enfants, l’exposition aux mines anti-personnel, aux munitions non explosées, et à l’utilisation d’enfants soldats. Et comme les jeunes garçons s’en vont combattre, les jeunes filles sont mariées. Même dans les régions pacifiques du Yémen, le mariage des enfants est très répandu, en particulier dans les zones rurales, où les parents pauvres considèrent le mariage comme une sécurité financière pour leurs enfants. Certaines filles sont même mariées dès l’âge de 8 ans.

El Baradei et la mobilization de la diaspora (El Baradei and the Mobilization of the Egyptain DiasporaArab Reform Bulletin (29/09/2010)

La diaspora égyptienne, estimée entre 3 et 8 millions de personnes, n’a jamais vraiment pesé dans la politique égyptienne. El Baradei et son Assemblée Nationale pour le Changement (CNA) tentent depuis cette année de mobiliser et  rallier une diaspora généralement divisée par le biais de conférences aux États-Unis et au Royaume-Uni. Permettre le vote des expatriés est l’une des sept demandes formulées par El Baradei et sa pétition a déjà reçu près de 1 million de signatures. Cette proposition est importante non seulement parce qu’elle mobilise la diaspora, mais aussi parce qu’elle pourrait potentiellement avoir un impact significatif sur les élections si elle devait être adopté. En effet, il n’y aurait pas de forces de sécurité dans les rues de Londres, Washington, Montréal pour bloquer l’entrée des consulats, intimider les électeurs, arrêter les militants ou harceler les journalistes qui dénonceraient les irrégularités.

Le web goûte la liberté en Syrie, et c’est amer (Web tastes freedom inside Syria, and it’s bitter) The New York Times (29/09/2010)

Les pays arabes emprisonnent régulièrement des journalistes ou blogueurs qui expriment des opinions dissidentes, mais la Syrie est peut-être le plus restrictif de touts. La plupart des médias syriens sont toujours détenus par l’Etat. Posséder des médias privés est devenu légal en 2001, au moment où l’économie socialiste a lentement commencé à se libéraliser suite de l’arrivée du président Bachar al-Assad, mais une grande partie du secteur est la propriété de membres de «l’oligarchie» syrienne – des proches de M. Assad et d’autres hauts responsables du gouvernement. Mais toute presse non gouvernementale fait l’objet d’intimidations et de contrôles stricts.

Nostalgie de l’Egypte Nassérienne (Nostalgia for Egypt’s NasserThe Guardian(30/09/2010)

Le quarantième anniversaire de la mort de Gamal Abdel Nasser a apporté la spéculation renouvelée sur la cause de sa mort, ainsi que d’un profond sentiment de nostalgie pour les valeurs qu’il a représenté et défendu telles que l’abolition des privilèges héréditaires et la redistribution équitable des richesses nationales. Malgré tous les défauts reconnu du régime nassérien, Nasser incarne un rêve qui a résonné, et résonne encore, non seulement dans son pays, mais bien au-delà de ses frontières. Alors que la campagne dite « populaire » pour l’élection de Gamal Moubarak en tant que président prend son envol, remplissant les rues avec des affiches du fils de Moubarak, on se souvient de l’ère Nasser se souvient avec nostalgie.

Et si l’on s’intéressait un peu au sort des femmes. Courrier International(30/09/2010)

Le conflit entre sunnites et chiites ne cesse de prendre des dimensions alarmantes dans certains pays. L’insulte faite à Aicha, l’épouse de Mahomet, par un clerc chiite a failli mettre le feu aux poudres. On aurait pu se saisir de l’occasion pour attirer l’attention sur le sort des Aïcha contemporaines,  au lieu de préparer des agressions et attentats. L’auteur se demande pourquoi les musulmans ne s’intéressent-ils pas au phénomène du « tourisme marital », ni aux mariages arrangés avec des mineures, ni au sort des femmes répudiées et à leurs enfants ? Au lieu de défendre les millions de femmes du monde musulman qui vivent dans la misère absolue et subissent des injustices, ils réagissent à la question du voile en Grande-Bretagne, en Allemagne, à New York ou à Paris.