03/12/2010

29 novembre au 3 décembre 2010

Wikileaks : La peur des pays arabes face à l’Iran (28/11/2010 – Le Monde)

Les révélations récentes de Wikileaks mettent au jour le double discours des dirigeants des pays du Golfe dans le dossier du nucléaire iranien. Alors que publiquement, ils affirment être opposés à des frappes militaires contre l’Iran, les documents divulgués montrent qu’ils perçoivent la République islamique comme une menace à leur aspiration de leadership régional, et qu’il faut s’en débarrasser. Les pays arabes alliés des Etats-Unis craignent d’être remplacé dans le dispositif américain si les Iraniens se dotent de l’arme nucléaire.

-Manifestation contre une enquête internationale sur le Sahara occidental(28/10/2010 – Jeune Afrique)

Ce dimanche 28 novembre 2010, une marche blanche a été organisée à Casablanca à l’appel des partis politiques représentés au parlement et a réuni plus d’un million de manifestants selon  le ministre marocain des affaires administratives, Sâad Alami. Cette manifestation avait pour but de dénoncer l’ingérence européenne et en particulier, l’appel du Parlement européen à une enquête internationale sur le démantèlement  d’un camp de contestataires au Sahara occidental.

-Gouvernmement à Gaza: WikiLeaks confirme nos propos (Gaza Govt: Wikileaks exposé confirms our claims)(1/12/2010 – Maan news)

Selon un câble diplomatique révélé par Wikileaks, Israël aurait eu des consultations avec l’Egypte et l’Autorité palestinienne avant le lancement de son offensive « Plomb durci » contre Gaza. Ehud Barak leur aurait demandé de prendre le contrôle de la bande de Gaza une fois le Hamas défait mais la proposition a été rejetée par les intéressés. Le câble divulgue également qu’Israël a maintenu le dialogue avec eux durant toute l’opération. Le Hamas ne s’est pas dit surpris par cette révélation, alors que l’OLP et Mahmoud Abbas ont nié avoir eu connaissance de l’imminence d’une guerre à Gaza avant son lancement.

-Attentat, enquête internationale, tribunal spécial et rumeurs au Liban(1/12/2010 – La Libre Belgique )

La correspondante du Journal à Beyrouth, Emilie Sueur, retrace dans cet article les événements au Liban depuis l’assassinat de l’ancien premier ministre Rafic Hariri le 14 février 2005. Après les grandes manifestations populaires et l’évacuation des troupes syriennes, un tribunal spécial pour le Liban (le TSL) est mis en place par l’ONU pour déterminer les responsabilités dans cet assassinat. Alors que la Syrie était au départ pointée du doigt, les soupçons semblent se porter aujourd’hui sur le Hezbollah. La publication prochaine de l’acte d’accusation provoque de nombreux remous au Liban et pourrait provoquer une nouvelle confrontation entre le Hezbollah et l’actuel premier ministre Saad Hariri, fils de l’ancien premier ministre assassiné.

-La Coupe du Monde du Moyen-Orient (The Middle East’s World Cup) 2/12/2010 – Gulf-Times )

Le Qatar et tout le Moyen-Orient ont célébrés la nomination du Qatar comme pays hôte de la prochaine coupe du monde de football. L’auteur voit cette nomination comme un événement historique pour son pays et tout le moyen orient car une coupe du monde car il introduit des changements et modifie le cours de l’histoire, comme la dernière coupe du Monde organisée par l’Afrique du Sud. La première coupe du monde au Moyen-Orient aura les effets similaires et pourrait agir comme un baume sur les cicatrices laissées par des conflits violents et des troubles. Elle donnerait à la région un nouveau visage, une nouvelle identité. Maintenant, la moitié de la bataille a été gagnée, ce qui est en soi une grande réussite, mais au final,  c’est l’autre moitié qui comptera vraiment.

-La Jordanie, nouveau poste avancé de l’Union Européenne au Moyen-Orient(3/12/2010 – Nouvelle Europe)

Le 26 octobre 2010, la Jordanie a accédé, après le Maroc, au statut avancé avec l’Union Européenne, une étape importante pour les relations Jordanie-EU, mais aussi pour le rôle de l’Union dans la région. Dans le domaine de la coopération, la monarchie Jordanienne, comme la marocaine, a toujours fait office d’élève modèle et cette relation privilégiée demeure avantageuses pour les deux parties.  Elle permet en effet à l’UE de se repositionner dans la région grâce à ce partenaire stable à la position géographique stratégique. La Jordanie ensuite, espère par cela accueillir plus d’investissements et recevoir un soutien en cas d’expulsions des palestiniens des territoires occupés vers leur territoire.