A week ago nobody would have bet on the fact that Egypt could follow the example of Tunisia. Were invoked the exception of Tunisia, the huge police apparatus of the Egyptian regime, the size of the country and of its people in comparison with its sister republic, the few examples of uprisings in Egypt’s history, etc. Yet, the Egyptian people begins today its seventh day of revolt, without the momentum to weaken. (suite…)

 

Il y a une semaine encore, personne n’aurait parié sur le fait que l’Egypte pouvait suivre l’exemple tunisien. Etaient invoqués l’exception tunisienne, l’énorme appareil policier du régime égyptien, la grandeur du pays et de sa population par rapport à sa république sœur, le peu d’exemples de soulèvements dans l’histoire de l’Egypte, etc. Et pourtant, le peuple égyptien entame aujourd’hui sa septième journée de révolte, sans que le momentum ne faiblisse.

Plus qu’un révolte, c’est une véritable révolution qu’a entrepris le peuple égyptien. Dépassant leur peur de la répression, encouragés sûrement par la réussite tunisienne, hommes, femmes et même parfois enfants sont descendus dans les rues de toutes les grandes villes d’Egypte pour signifier au raïs ancestral qu’il n’était plus persona grata. La situation ne permet désormais plus de retours en arrière. Le peuple ne se satisfera pas de demi-solutions.

Face à l’engagement passionné de tout un peuple pour la liberté, le contraste avec les calculs froids des puissances et à leurs réactions face aux événements en Egypte est d’autant plus saisissant. Elles n’avaient déjà pas convaincu lors de la dite « révolution du jasmin » en Tunisie, restant silencieuses jusqu’à être sûres de la chute du despote, la France allant même jusqu’à offrir son « savoir-faire » en matière de maintien de l’ordre et d’encadrement de manifestations. Depuis toutes ont retourné leur veste, saluant le courage du peuple tunisien.

La leçon a sans doute été trop rapide que pour être apprise, et nous retrouvons aujourd’hui les mêmes puissances hésitant sur la réaction à adopter face à la lente déchéance du régime d’Hosni Moubarak. L’exemple le plus frappant est à trouver outre-Atlantique où la Maison Blanche a, en six jours de temps, évolué d’un soutien inconditionnel à son allié historique à un appel à la mise en place d’un gouvernement de transition. Les ministres des Affaires Etrangères des 27 se sont quant à eux réunis ce lundi pour parler de la situation égyptienne. Ils ont appelé Moubarak a entendre l’appel de la rue et d’entamer un processus de réformes. L’UE tout comme les Etats-Unis n’osent pas tourner complètement le dos à Moubarak.

Certes, il est possible de comprendre les craintes internationales, l’Egypte étant un pays géographiquement central, et géostratégiquement très important. Les puissances ont peur de voir ce pays tomber aux mains de forces hostiles à l’Occident – entendre par là les Frères Musulmans. Mais ce que la communauté internationale ne doit pas oublier, c’est que le soulèvement actuel en Egypte n’est pas celui d’une frange islamiste de la population, mais la traduction des aspirations de tout un peuple à la liberté et à l’exercice de ses droits.

Nathalie Janne d’Othée

 

Dimanche soir, la chaine satellitaire Al Jazeera, ainsi que le quotidien anglais The Guardian révélait au grand jour quelque 1600 documents secrets, portant sur les négociations entre l’Autorité Palestinienne et Israël. Ces derniers dévoilent certaines propositions faites par l’AP, et d’autres vérités dérangeantes pour le gouvernement palestinien déjà en mal de légitimité. (suite…)

 

On Sunday evening, the satellite channel Al Jazeera and the British newspaper The Guardian revealed some 1,600 secret documents concerning the negotiations between the Palestinian Authority and Israel. These expose some proposals made by the PA, and other inconvenient truths for the Palestinian government already lacking of legitimacy. (suite…)

 

– Secretary General of the UfM resigns (Le patron de l’UPM démissionne)
26/01/2011 – RFI

The secretary general of the Union for the Mediterranean, the Jordanian Ahmad Massa’deh, submitted his resignation on Wednesday. Unofficially, it is suggested that Ahmad Massa’deh would have a more political than technical view of UPM and permanent political blockages prevented him from achieving these ambitions. (suite…)

 

– Le patron de l’UPM démissionne
26/01/2011 – RFI

Le secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée, le Jordanien Ahmad Massa’deh, a présenté sa démission mercredi 26 janvier.Officieusement, on laisse entendre que Ahmad Massa’deh aurait eu une vision plus politique que technique de l’UPM et que les blocages permanents l’empêchaient de réaliser ces ambitions. (suite…)

 

Lebanon is currently experiencing a serious institutional crisis in a context of conflict on the Special Tribunal for Lebanon (STL) charged to try the assassins of Rafiq Hariri. The resignation of eleven members of the national unity government, from the opposition parties made up of Hezbollah and its allies, has weakened the institutions and the stability of the country. However, this crisis is not a surprise given the many subjects of disagreement that has existed within the government since its formation, the main concerning the STL. While Hezbollah and its allies are questioning the impartiality of the Tribunal and consider it as a political instrument in the hands of Western powers to destabilize the Middle East and rein in the Shiite parties who are taking importance in the region, the majority parties refused to disown it by withdrawing lebanese funding. (suite…)

 

Le Liban traverse actuellement une crise institutionnelle grave sur fond de conflit autour du Tribunal Spécial pour le Liban (TSL) chargé de juger les assassins de Rafic Hariri. La démission de onze membres du gouvernement d’union nationale, issus des partis de l’opposition composée du Hezbollah et de ses alliés, a en effet porté un coup dur aux institutions et à la stabilité du pays. Cependant, cette crise n’est pas une surprise au vu des nombreux sujets de mésentente qui existaient au sein du gouvernement depuis sa formation, dont le principal concerne le TSL. Alors que le Hezbollah et ses alliés remettent en cause l’impartialité du Tribunal international et considère celui-ci comme un instrument politique dans les mains des puissances occidentales pour déstabiliser le Moyen-Orient et mettre au pas les partis chiites qui sont en train de prendre de l’importance dans la région, les partis de la majorité, le courant du futur en tête, refusent de le désavouer en lui retirant ses financements. (suite…)

 

– À Alger, la contestation commence à se politiser
18/01/2011 – Le Figaro

La levée de l’état d’urgence, le rétablissement des libertés et la lutte contre la corruption des dirigeants se sont ajoutés aux revendications des manifestants algériens. Mais comme à Tunis, le régime algérien continue d’agiter l’épouvantail islamiste pour légitimer sa poigne de fer. (suite…)

 

– In Algiers, the protest is being politicized (À Alger, la contestation commence à se politiser)
18/01/2011 – Le Figaro

Lifting of emergency rule, restoration of freedoms and fight against corruption were added to the demands of Algerian demonstrators. But as in Tunis, the Algerian regime continues to shake the Islamist threat to justify his iron fist.

First tour of Michèle Alliot-Marie in the Middle East (Première tournée de Michèle Alliot-Marie au Proche-Orient)
20/01/2011 – RFI

Michèle Alliot-Marie, French Minister of Foreign Affairs, is touring the Middle East from January 20 to 23 (Israel, Gaza, Egypt and Jordan). This is her first tour in the region since her appointment last November. The Foreign Affairs minister will visit the region in a difficult environment for her, after her highly controversial statements about Tunisia.

– Israel is preparing to authorize a new settlement project in East Jerusalem (Israël s’apprête à autoriser un nouveau projet de colonisation à Jérusalem-Est)
16/01/2011 – France 24

Israeli army radio announced that a new project to build 1,400 homes in East Jerusalem is about to emerge. Israel pursues a policy of colonization which is being opposed by the international community and that is likely to jeopardize the peace process on the long term.

– Tunisia leaders resign from party
18/01/2011 – Al Jazeera

The Tunisian President and Prime Minister quit the RCD party after several opposition members have resigned from the  newly formed national unity government. The Tunisians had continued to demonstrate after the call of the UGTT, to protest against the political continuity that is illustrated by the newly formed government.

– Israel’s Labor party not to be mourned
19/01/2011 – The Electronic Intifada

Ehud Barak, Israeli Minister of Defense, has decided to leave the Labour Party and to create a new centrist and Zionist party. This decision significantly weakens the camp of the Zionist left. So far, four members of Parliament out of a total of 12, announced they would follow.