11/02/2011

7 au 11 février 2011

– Inquiétude gazière en Israël
07/02/2011 – La Libre

Israël et la Jordanie seront privés pendant deux semaines du gaz naturel que leur fournit l’Egypte en raison d’une explosion qui a secoué un terminal gazier du Sinaï qui les approvisionne tous deux. L’origine de l’explosion reste incertaine – terroriste selon les uns, accidentelle selon les autres. Bien qu’Israël dépende du gaz égyptien pour plus de 40 % de son électricité, le pays a d’autres réserves énergétiques. Mais l’explosion de samedi inquiète Israël surtout parce qu’elle illustre la vulnérabilité dont souffre désormais l’approvisionnement énergétique national. Soit, l’approvisionnement risque d’être paralysé par des attentats croissants contre l’infrastructure gazière à El-Arich. Soit, les nouveaux dirigeants politiques et économiques de l’Egypte voudront, si pas annuler le contrat, en tout cas en améliorer les clauses de façon à rectifier ce qui est considéré jusqu’à ce jour comme « une capitulation humiliante » face à Israël.

– En Egypte, rien n’est joué
08/02/2011 – Le Monde diplomatique

La chaîne satellitaire Al-Arabiyya a publié une étonnante nouvelle : l’ancien ministre de l’intérieur, l’homme responsable depuis des années de la répression, des arrestations et de la torture en Egypte, Habib Al-Adly, est soupçonné d’être derrière l’attentat contre l’Eglise à Alexandrie le 31 décembre dernier. Il semble que le pouvoir voulait attiser les divisions entre musulmans et chrétiens pour pouvoir se présenter comme le garant de la stabilité. Aujourd’hui, le régime est vacillant mais le pouvoir policier reste en place. L’ouverture d’un dialogue avec l’opposition et les promesses de réformes ont pour but de diviser l’opposition et détourner l’attention des manifestants. La presse officielle se libère peu à peu et prend fait et cause pour les manifestants. Quant à l’armée, elle a refusé de participer à la répression, mais elle n’est pas du côté des manifestants. Elle cherche aujourd’hui, comme Moubarak, à mettre un terme au mouvement et à assurer une transition « tranquille » qui équivaut à maintenir le même régime sans Moubarak. De nombreuses voix s’inquiètent en Europe devant cette situation ouverte et considèrent que le danger ne vient pas du maintien du régime, mais des Frères musulmans. De leur côté, les puissances occidantales pressent le président Moubarak de partir après lui avoir apporté un soutien sans faille durant 3 décennies. Cette manière de décider pour les autres peuples est caractéristique d’une vision coloniale, la voix du peuple égyptien n’y a pas sa place.

– Où est passée l’Union pour la Méditerranée ?
07/02/2011 – Le Monde

Pour l’auteur, le silence de l’Union pour la Méditerranée devant les mouvements d’émancipation dans le monde arabe est incompréhensible. Il est contraire à l’esprit fondateur de cette union, dont le but clair est, par le biais de la réussite économique, permettre l’avènement de sociétés pluralistes et de tolérance mutuelle.

– Moubarak s’accroche, les manifestants persistent, le risque croît (Robert Fisk: As Mubarak clings on… What now for Egypt?)
11/02/2011 – The Independant

Contrairement aux attentes, le président égyptien, qui aurait quitté Le Caire, n’a pas renoncé au pouvoir. Son discours du 10 février 2011 et son obstination à rester au pouvoir jusqu’au présidentielles de septembre 2011 renforce la colère et la détermination des manifestants à obtenir la chute de Moubarak et de tout la structure du pouvoir.

– Révolution égyptienne : Moubarak a démissionné
11/02/2011 – Jeune Afrique

Hosni Moubarak a officiellement démissionné de la présidence égyptienne. L’annonce a été faite par le vice-président Omar Souleimane a la télévision nationale égyptienne. Il a décidé de remettre ses pouvoirs à l’armée égyptienne.