10/06/2011

6 au 10 juin 2011

 

Yémen et le problème de la « transition démocratique » (Yemen, and the trouble with « democratic transition »)
07/06/2011 – Guardian

Les États-Unis ont déclaré lundi qu’ils veulent voir une transition ordonnée, pacifique et démocratique du pouvoir au Yémen suite au départ précipité du président yéménite en Arabie Saoudite pour y être soigné. Mais, comme un tweet l’a fait remarquer, ce n’est pas tout à fait la même chose que de dire qu’ils souhaitent une transition vers la démocratie. Les États-Unis ont toujours considéré le Yémen comme un problème sécuritaire et rien de plus. Mais au-delà de fournir une aide militaire et économique, les Etats-Unis ont très peu d’influence sur le terrain. Il faudra donc s’appuyer sur l’un des pays les moins démocratiques du monde, l’Arabie saoudite, pour aider à gérer cette transition.

Libye : Kaddafi et l’arme de l’immigration clandestine vers l’Europe
07/06/2011 – Jeune Afrique

Face à la coalition internationale qui durcit chaque jour ses frappes, le régime Kaddafi n’hésite pas à ouvrir les vannes de l’immigration clandestine vers l’Europe. D’où une recrudescence des naufrages et des disparitions en mer.

Le peuple contre le président (The people vs the president)
08/06/2011 – The Independent

La révolte de la Syrie contre le régime du président Bachar al-Assad se transforme en insurrection armée, avec des manifestants auparavant pacifiques qui prennent les armes pour lutter contre leur propre armée et la « shabiha » – ce qui signifie « les fantômes » – des miliciens alaouites qui tuent et torturent ceux qui résistent au régime en place. Plus grave encore pour les supporters du toujours puissant Assad, il y a même des preuves que certains soldats syriens se sont révoltés. L’édifice tout entier de la dictature d’Assad Alawi est maintenant dans le plus grave des dangers.

En Tunisie, le 23 octobre met tout le monde d’accord… ou presque
09/06/2011 – Le Monde

Le premier ministre tunisien du gouvernement de transition, Béji Caïd Essebsi a annoncé officiellement le report des élections de la Constituante au 23 octobre 2011. Justifiant ce choix par la nécessité d’organiser un scrutin libre et indépendant pour ces premières élections de l’ère post Ben Ali, M. Essebsi a ainsi tranché dans le vif un débat qui anime depuis plusieurs semaines la Tunisie. Non sans s’être assuré auparavant de parvenir à un consensus avec tous les partis politiques.