30/09/2011

26 au 30 Septembre 2011

–          Les islamistes libyens doivent être inclus dans le pouvoir, prévient un leader (Libyan Islamists must have share in power, warns leader) The Guardian– 27/09/2011

Les groupes islamistes libyens “ne permettront pas” les politiciens laics de les exclure ou les marginaliser dans l’intense bataille pour le pouvoir dans l’ère post-Kadhafi. « Nous devons résister aux tentatives de certains politiciens libyens d’exclure certains des participants de la révolution » a déclaré Abdel Hakim Belhaj Belhaj, chef du Conseil militaire de Tripoli. Le Conseil National de Transition (CNT) n’a pas réussi à s’élargir pour être plus représentatif, générant une division sur le futur du pays, ce qui inquiète un grand nombre de diplomates occidentaux et de Libyens.

–        Dans le casse-tête des révolutions au Moyen-Orient, la Turquie se positionne en tant que solution (In Riddle of Mideast Upheaval, Turkey Offers Itself as an Answer) The New York Times– 27/09/2011

Recep Tayyip Erdogan semble être une des figures politiques les plus populaires au Moyen-Orient grâce à sa stratégie de positionnement de la Turquie en tant que soutien des révolutions dans le monde arabe. Après ses récentes visites en Tunisie, Egypte et Libye, tous les regards sont tournés vers la nouvelle politique étrangère de la Turquie. Le pays doit d’abord consolider son réseau diplomatique avant de pouvoir relancer l’intégration de la région notamment au niveau économique.

–          La candidature aux Nations Unies signe la fin de l’ancienne garde de la Palestine (UN Bid Heralds Death of Palestine’s Old Guard) Middle East Online– 27/09/2011

La victoire significative de Mahmoud Abbas, chef de l’Autorité palestinienne aux Nations Unies a été de décrédibiliser les EtatsUnis dans leur rôle d’arbitre dans le processus de paix au Proche-Orient. Le leadership des Etats-Unis est désormais remis en cause, « nous devons arrêter de croire qu’un seul pays, même le plus grand, ou un petit nombre de pays peut résoudre un problème d’une telle complexité » déclarait Nicolas Sarkozy dans le discours qu’il a adressé à l’Assemblée générale des Nations Unies. La candidature d’Abbas a également permis de mettre à jour l’impuissance de l’ONU sur la question lorsque la reconnaissance d’un Etat dépend du Conseil de sécurité dominé par les Etats-Unis.

–         Ashton adopte une position pro-palestinienne au Parlement européen (Ashton shows pro-Palestinian side at EU Parliament) Euobserver– 28/09/2011

La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a pris une position pro-palestinienne devant les députés européens le mardi 27 septembre à Strasbourg en condamnant fermement la récente décision d’Israël de construire 1100 nouveaux logements de colonisation à Gilo (Jérusalem-est occupé). Alors que les Etats membres de l’UE ont montré clairement leurs divisions à l’ONU à New York, 10 (Belgique, Finlande, France, Grèce, Irlande, Luxembourg, Malte, Portugal, Espagne et Suède) sont pour l’adhésion de la Palestine, 5 contre (Bulgarie, République Tchèque, Italie, Roumanie et Royaume Uni).

–           Égypte : les élections fixées fin novembre  Jeune Afrique–  28/09/2011

Les premières élections législatives égyptiennes depuis la chute de Hosni Moubarak  sont fixées au 28 novembre prochain par le Conseil suprême des forces armées (CSFA).  Le scrutin uninominal qui sera utilisé est  accusé par de nombreux partis politiques de favoriser le retour de personnalités proches de l’ancien pouvoir. Selon un sondage Mena, 35% des Egyptiens soutiendraient le parti des Frères musulmans.

–          La Syrie dérive vers la guerre civile alors que la résolution pour les sanctions échoue (Syria slips towards civil war as sanctions bid fails) The Independent–  29/09/2011

Une guerre civile pourrait prochainement éclater en Syrie étant donné que des centaines de soldats qui ont déserté ont pris les armes contre les forces de Bashar Al-Assad pour ce qui est la première confrontation majeure avec le régime. Depuis l’intensification de la violence, la Grande Bretagne et ses alliés européens ont proposé l’adoption de sanctions immédiates contre la Syrie mais la Russie et la Chine se sont fermement opposées à l’adoption de de telles sanctions.