07/10/2011

3 au 7 Octobre 2011

–          L’impasse au Yémen mène-t-elle à la “Soudanisation”? (Is the Impasse in Yemen Leading to “Sudanization”?)- Dar Al Hayat- 03/10/2011

L’équilibre des pouvoirs au Yémen ne semble pas pencher d’un côté ou de l’autre. Alors que l’armée penche plutôt vers le régime en place, l’ institution « tribale » s’orienterait elle vers un soutien des opposants. Ceci pourrait expliquer pourquoi l’horizon d’ une solution pacifique semble encore lointain. Le sentiment d’exclusion ressenti à la fois par le Sud et le Nord concernant les évènements de Sanaa se rajoute au sentiment selon lequel ni les puissances régionales ni internationales et particulièrement pas les Etats Unis, n’ont réussi à ouvrir la voie au changement voulu par les Yéménites.

–          Pourquoi les dirigeants saoudiens se sentent-ils assiégés?  (Why Saudi rulers feel under siege?) – BBC- 04/10/2011

Le spécialiste du Moyen-Orient, Roger Hardy, explique que la Révolution arabe a libéré des forces que personne ne peut contrôler et contre laquelle aucun Etat arabe n’est immunisé. L’Arabie Saoudite est donc assiégée et le roi Abdullah semble conscient de l’incertitude de son héritage politique. Il souhaiterait laisser l’Arabie Saoudite dans un meilleur que dans l’état dans lequel il l’avait trouvé, ce qui explique ses débuts de réformes pour le droit de vote des femmes. Les jeunes saoudiens comme tous les jeunes arabes veulent du changement. Comme leurs homologues à Tunis et au Caire, ils veulent du travail, de la dignité et une plus grande liberté d’expression.

–          Les médecins bahreïnis auront droit à un nouveau procès– Le Monde- 05/10/2011

Les vingt médecins et membres du personnel d’un hôpital de Manama condamnés à de lourdes peines de prison pour leur soutien aux manifestants chiites au printemps à Bahreïn auront finalement droit à un nouveau procès. Les médecins avaient été reconnus coupables d’avoir incité au « renversement par la force du régime » et aidé les contestataires. Le mouvement de protestation contre la dynastie sunnite des Al-Khalifa, déclenché en février par les chiites, majoritaires dans le pays, a été violemment réprimé.

–          Avec un double veto à l’ONU, la Russie et la Chine tentent de protéger leur ami syrien ( With Rare Double U.N. Veto on Syria, Russia and China Try to Shield Friend)- The New York Times– 06/10/2011

Un double veto aux Nations Unies est rare et dans ce cas là, il est motivé par des préoccupations parallèles voire similaires à Moscou et à Pékin sur leur possible perte d’influence dans le monde arabe. La Russie a des accords commerciaux et militaires avec la Syrie d’un montant de plusieurs milliards de dollars par an, plus le fait que son allié et ami arabe lui assurait une porte d’entrée dans les négociations de paix israélo-palestiniennes. La Chine, quant à elle, s’inquiète du fait que les révolutions arabes pourraient donner des idées à sa propre population.

–          Les généraux égyptiens au pouvoir accusés de gagner du temps pour rester au pouvoir (Egypt’s ruling generals accused of buying time to stay in power)- The Guardian- 06/10/2011

Les généraux égyptiens au pouvoir ont dévoilé des plans qui pourraient leur permettre de conserver le pouvoir pendant 18 mois supplémentaires,ce qui provoque des inquiétudes quant à la mise en oeuvre du processus de transition démocratique. Il y a des spéculations selon lesquelles l’armée gagnerait du temps pour assurer l’accès de l’un de ses commandants à la présidence.

–          Abbas appelle l’Europe à soutenir «le printemps palestinien» – El Watan– 07/10/2010

«Vous avez soutenu le printemps arabe qui recherchait la démocratie et la liberté. Désormais, le printemps palestinien est arrivé, demandant la liberté et la fin de l’occupation», a déclaré M. Abbas lors d’un discours  devant l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. L’approbation d’une recommandation à l’Unesco pour faire de la Palestine un membre à part entière de cette organisation, malgré l’opposition des Etats-Unis, est une victoire diplomatique pour Abbas.

–          Fouillis politique, guilleret économique (Messy politics, perky economics)- The Economist- 08/10/2011

La nouvelle configuration politique  libyenne est désormais sans leaders attitrés, il en résulte un vacuum politique qui pourrait entraver la reprise économique du pays. Les investisseurs étrangers ne savent pas encore avec qui signer les contrats. Il y a un besoin urgent d’un gouvernement. La situation politique libyenne est encore confuse mais la situation économique semble s’améliorer (et notamment la production de pétrole).