04/11/2011

31 Octobre au 4 Novembre 2011

–          L’euphorie tourne au mécontentement alors que la révolution égyptienne stagne (Euphoria Turns to Discontent as Egypt’s Revolution Stalls) – The New-York Times – 01/11/2011

Plus de huit mois après que le président Hosni Moubarak ait été renversé, l’euphorie du printemps politique égyptien a cédé la place à une période de mécontentement. Une morosité généralisée s’est installée, l’Egypte serait de nouveau en stagnation et son économie au plus mal tandis que le gouvernement intérimaire refuse ou omet d’agir. Les élections parlementaires, prévues pour le 28 novembre prochain, composées de trois tours s’achèveront le 10 janvier sont censées apporter un sentiment d’accomplissement et distiller le soulèvement dans une société plus juste avec des systèmes politique et économique moins corrompus. La prolifération de plus de 55 partis et environ 6600 candidats pour 498 sièges dans l’Assemblée du peuple, avec le début de la campagne cette semaine, fait régner d’autant plus de confusion.

–          Israël punit les Palestiniens pour leur entrée à l’UNESCO (Israel ‘punishes’ Palestinians for joining UNESCO) – Middle East Online – 02/11/2011

Les dirigeants palestiniens ont réagi vigoureusement après la déclaration d’Israël concernant la construction de 2000 logements supplémentaires dans les colonies et le gel du transfert de fonds fiscaux palestiniennes afin de les punir de leur adhésion à l’UNESCO. Chaque mois, Israël transfère à l’Autorité palestinienne des dizaines de millions de dollars en droits de douane perçus sur les marchandises destinées aux marchés palestiniens qui transitent par les ports israéliens. L’argent constitue une part importante du budget palestinien. Israël gèle souvent le transfert de fonds comme une mesure punitive en réponse aux développements diplomatiques ou politiques considérés comme nuisibles.

–          Printemps arabe : les médias font leur révolutionJeune Afrique – 03/11/2011

Les bouleversements politiques en cours accélèrent une mutation qui était déjà engagée dans les salles de rédaction. A des degrés divers, les médias arabes ont un point commun : ils n’ont pas attendu 2011 et son cortège de manifestations ou de révoltes pour faire leur aggiornamento. Depuis les années 1990, les chaînes satellitaires – dont la plus emblématique est la qatarie Al-Jazira – et la révolution internet ont contraint les organes de presse écrite, y compris les plus rétifs au changement, à s’adapter. Petit à petit, en Algérie et au Maroc, par exemple, les quotidiens se sont mis à repousser, la plupart du temps à tâtons, faute de définition claire et précise des limites à ne pas dépasser, les fameuses lignes rouges. Le Printemps arabe n’a donc pas été le déclencheur d’une mutation profonde, mais un catalyseur.

–          Syrie : malgré l’accord avec la Ligue arabe, les violences continuent  Le Monde – 03/11/2011

Plusieurs dizaines de personnes ont été tuées jeudi 3 novembre à Homs, dans le centre de la Syrie, au lendemain de l’acceptation par Damas d’un plan de paix de la Ligue arabe visant à faire cesser la répression des manifestations contre le président Bachar Al-Assad, rapportent témoins et opposants. Après sept mois de contestation du régime, les autorités syriennes se sont engagées mercredi à évacuer les troupes déployées dans les villes, à libérer les prisonniers politiques et à ouvrir des pourparlers avec l’opposition. Selon des analystes, L’initiative arabe peut permettre au régime d’Assad de « gagner du temps et d’alléger la pression à laquelle il est soumis ».

–          « Nouveau revers » pour les espoirs palestiniens d’adhésion à l’ONU (‘New setback’ for Palestinian hopes on UN membership) – BBC – 04/11/2011

Un diplomate de l’ONU affirme que le Royaume-Uni, la France et la Colombie ont dit aux membres du Conseil de sécurité qu’ils s’abstiendraient lors de tout vote sur l’adhésion palestinienne. Leur décision est un revers pour les Palestiniens, qui ont essayé de gagner le soutien des Etats européens. En termes réels, cela ne change rien, parce que les Américains ont déjà clairement fait savoir qu’ils opposerait leur veto à la demande palestinienne. Mais en termes politiques et moraux: les Palestiniens espéraient montrer qu’ils pouvaient isoler les Américains en obtenant un soutien majoritaire au Conseil de sécurité. Désormais, cela semble peu probable.