09/12/2011

5 au 9 Décembre 2011

–          Israël craint la force de changement du Printemps arabe ( Israel fears the force of Arab Spring power shift ) – The Independent –  07/12/2011

Avec les islamistes prêts à prendre le pouvoir en Egypte, Israël regarde son voisin avec une certaine appréhension, craignant les conséquences pour un accord de paix vieux de trois décennies. Les résultats préliminaires placent les Frères musulmans et les partis salafistes devant leurs rivaux libéraux et laïcs, modifiant radicalement le paysage politique dans l’un des pays arabes les plus peuplés et augmentant les craintes d’un regain islamiste à la frontière israélienne. Israël craint les Frères musulmans qui sont l’un de ses critiques les plus virilents et qui pourraient remettre en question un accord de paix datant de 1979, considéré comme vital pour la stabilité du Moyen-Orient et soutenir le Hamas. Celui-ci gouverne la bande de Gaza et est considéré comme un groupe terroriste par les Israël. Slow pour accueillir le printemps arabe, Israël était presque seul parmi les démocraties occidentales dans le soutien au milieu de masse M. Moubarak protestations.

–          Les généraux veulent leur mot à dire dans le Comité pour la Constitution égyptienne ( Generals want say in Egypt’s constitution committee) – Financial Times – 07/12/2011

Les dirigeants de l’armée égyptienne affirment qu’ils veulent leur mot à dire dans la sélection d’un comité chargé de rédiger une nouvelle constitution pour s’assurer que toutes les franges de la société soient représentées. En vertu des règles approuvées par un référendum plus tôt cette année, le Parlement élu est chargé de choisir un panel de100 personnes pour rédiger la Constitution. L’insistance des généraux sur le rôle à jouer dans la Constitution est susceptible de les opposer aux partis islamistes qui sont sur la bonne voie pour dominer le nouveau Parlement et qui ne veulent pas céder sur les pouvoirs de l’Assemblée. Beaucoup d’Egyptiens craignent que les islamistes élaborent une charte qui reflète leurs points de vue religieux et restreindrait les libertés personnelles. Mais il y a aussi des craintes que les généraux tentent de s’assurer un rôle politique au-delà de la période transition qui devrait prendre fin en juillet prochain, après l’élection d’un nouveau président.

–         Assad cherche à échapper à la responsabilité des massacres en Syrie ( Assad seeks to evade responsibility for killings in Syria ) – Middle East Online – 07/12/2011

Le président syrien Bachar al-Assad nie toute responsabilité dans l’assassinat de milliers de manifestants, en déclarant à un journaliste américain qu’il n’était pas responsable des forces derrière la répression. Dans l’une des rares interviews qu’Assad a donné lundi à ABC News à la journaliste Barbara Walters, il tente de se défendre face à la condamnation mondiale croissante de la répression qui dure depuis neuf mois et qui a fait, selon l’ONU, 4000 morts. La Syrie se retrouve sous la pression croissante des Etats-Unis, de l’Union européenne, de la Ligue arabe et de la Turquie pour arrêter la violence. La Ligue arabe a menacé d’imposer de nouvelles sanctions à moins que la Syrie laisse des observateurs pénétrer le territoire syrien. Dans une lettre dimanche soir, le régime d’Assad a dit qu’il allait permettre la présence d’observateurs mais seulement si les conditions sont remplies.

–          Un nouveau gouvernement pour le Yémen – Le Monde – 07/12/2011

Le gouvernement yéménite d’entente nationale, dirigé par l’opposition en vertu d’un plan de sortie de crise, a été formé mercredi, a annoncé le premier ministre désigné, Mohamed Basindawa. Le nouveau gouvernement devra prêter serment devant le vice-président Abd Rabbo Mansour Hadi, en charge de la période intérimaire. Conformément à cet accord, M. Hadi a également convoqué une élection présidentielle anticipée pour le 21 février 2012, à l’expiration de la période de transition.

–          « Mini-Constitution » tunisienne : pourquoi ça coince – Jeune Afrique – 07/12/2011

Quinze jours après le début des travaux de l’Assemblée nationale constituante (ANC) issue de l’élection du 23 octobre, la IIe République tunisienne est toujours dirigée par un chef d’État et un Premier ministre issus de la Ire République. Le triumvirat vainqueur du scrutin – le parti islamiste Ennahdha et deux partis de gauche, le Congrès pour la République (CPR) et Ettakatol – ne gouverne pas encore. La principale cause de ce retard est due aux tiraillements au sein du triumvirat et de l’ANC à propos d’un projet de loi sur la « petite Constitution » organisant le fonctionnement des pouvoirs publics jusqu’à l’entrée en vigueur d’une nouvelle Constitution, dans un an environ. Premier point de désaccord : la répartition des pouvoirs au sein de l’exécutif. Second point d’achoppement : la majorité requise en dernier ressort pour adopter la (grande) Constitution. Le triumvirat (qui dispose de 67 % des voix) propose la majorité simple, les partis minoritaires à l’ANC lui préfèrent celle des deux tiers.