17/02/2012

13 au 17 février 2012

Le journaliste saoudien Hamza Kashgari pourrait payer très cher de s’être adressé directement au Prophète sur Twitter. Jugés blasphématoires, ses tweets du 4 février 2012 ont déclenché l’ire de milliers de musulmans, le contraignant à fuir son pays. Arrêté en Malaisie, le jeune homme de 23 ans a été extradé à Riyad où il risque aujourd’hui la peine capitale.

Un an depuis que la révolte anti-Kadhafi a éclaté, la Libye se voit de résoudre des défis allant de la façon de dompter les milices qui ont combattu à l’établissement d’un nouveau régime dans le pays. Vendredi, la Libye marquera le premier anniversaire de la révolution contre Kadhafi, qui a pris feu dans la ville de Benghazi 17 février 2011 et se termina le 20 octobre avec l’assassinat du dictateur. Aucune célébration officielle n’a été organisée au niveau national, mais les conseils locaux prévoient des commémorations et vont être sur leur garde contre d’éventuelles attaques par les partisans de l’ancien dictateur.

La nouvelle correspondante du New York Times à Jérusalem a déjà été jugée comme antisémite après un tweet qu’elle a rédigé. L’incident fait partie d’une plus large vague de pression de la droite pro-Israélienne. Pourtant, le véritable danger dans tout cela, c’est que ces vagues d’accusations d’antisémitisme à des gens qui critiquent Israël  désensibilisent notre vigilance sur le vrai problème. De telles tactiques sont destinées à intimider et à paralyser, étouffer et à détourner le débat sur l’occupation israélienne et les politiques au Moyen-Orient.

Le parti islamiste qui dirige le nouveau Parlement égyptien menace de réviser le traité de paix de 1979 avec Israël si les États-Unis coupe l’aide après que des associations soutenues par les Etats Unis soient réprimées en Egypte. La gravité de leurs nouvelles menaces est difficile à évaluer. Toutefois, Il y a des raisons internes à respecter le traité, principalement parce qu’il assure des frontières pacifiques à un moment où l’Egypte ne peut se permettre le coût d’un renforcement militaire et que son économie est au bord de l’effondrement.

Des milliers de Syriens se sont rassemblés pour exiger le retrait de Bachar al-Assad alors que les forces du président syrien continuaient leur bombardement du bastion de l’opposition à Homs, après que l’Assemblée Générale des Nations Unies ait massivement soutenu une initiative de la Ligue arabe appelant Assad à se retirer, et peu de temps avant la visite d’un émissaire chinois diplomatique. A Homs,  des roquettes se sont écrasées dans les bastions de l’opposition au taux de quatre à la minute, selon un militant de l’opposition qui a également dit quee  la ville syrienne était confrontée à une crise humanitaire.