10/02/2012

6 au 10 février 2012

L’Union européenne va imposer des sanctions plus sévères sur la Syrie, a déclaré un haut fonctionnaire de l’UE aujourd’hui alors que la Russie a essayé d’entamer des pourparlers entre le vice-président et l’opposition pour calmer la violence. A Bruxelles, un haut fonctionnaire de l’UE a déclaré qu’un blocus complet et des sanctions plus sévères seront imposés contre la Syrie, afin d’affaiblir le régime d’Assad. Le fonctionnaire a déclaré que les nouvelles mesures peuvent inclure l’interdiction de l’importation des phosphates syriens, sur des vols commerciaux entre la Syrie et l’Europe, et sur ​​les transactions financières avec la banque centrale du pays.

Les Frères musulmans ont exigé jeudi que les dirigeants militaires de l’Egypte cédent le contrôle du gouvernement, s’approchant à une confrontation tant attendue entre les généraux au pouvoir et le Parlement dominé par les islamistes. La confrérie a appelé l’armée pour permettre le remplacement de l’actuel Premier ministre et la mise en place d’un nouveau gouvernement de coalition formé par le Parlement, ce qui reviendrait à un transfert immédiat du pouvoir.

Un an exactement après la chute du président Hosni Moubarak, rien ne va plus entre Le Caire et Washington et la crise diplomatique entre ces deux capitales alliées risque de s’aggraver encore. «L’Egypte ne cédera pas aux pressions», a affirmé mercredi soir le Premier ministre Kamal al-Ganzouri, alors que plusieurs délégations officielles américaines doivent arriver en Egypte et que certains à Washington parlent même de suspendre l’aide militaire des Etats-Unis

La mission exploratoire de l’Union européenne (UE) sur l’observation électorale poursuit ses consultations à Alger. Composée de responsables de la Commission européenne et d’experts en systèmes électoraux, en sécurité et en mécanismes législatifs, la mission séjournera jusqu’au 22 février 2012. Une partie de la délégation a quitté le pays hier. La présence d’observateurs européens n’est pas encore acquise cependant.

Délinquance, banditisme, dissémination des armes… Un an après la révolution, les Tunisiens, les Égyptiens et les Libyens sont confrontés à la recrudescence de la violence. Ils se réveillent avec la gueule de bois et la peur parfois irraisonnée d’être plongés dans le même chaos que l’Irak après la chute de Saddam.