23/03/2012

19 au 23 mars 2012

Avec les soulèvements du printemps arabe, nous avons assisté à une mobilisation populaire d’un tout autre niveau, mais formulée en des termes qui semblaient se situer entre le libéralisme, le gauchisme, et l’islamisme. Mais peut-être qu’en fait, ce mouvement n’a rien à voir avec les idéologies en premier lieu. Peut-être que la contrainte de placer ces soulèvements dans les catégories idéologiques existantes démontrent simplement la pauvreté de nos catégories d’analyse, ou un manque d’imagination.

Quatorze mois après la fuite vers l’exil du dictateur Ben Ali, nombre de Tunisiens sont plongés dans le doute. L’ivresse de la liberté durement conquise a laissé la place à une inquiétude qui s’est encore exprimée ce mardi à Tunis à l’occasion de l’anniversaire de l’indépendance pendant une manifestation au cours de laquelle des milliers de citoyens ont notamment crié « le peuple veut un Etat civil (laïque) », « Non à l’esprit rétrograde, non au califat ».

L’impasse diplomatique à l’Organisation des Nations Unies semble avoir assoupli lorsque les membres du Conseil de Sécurité ont convenu d’adopter une déclaration appelant à mettre fin à la violence en Syrie. Le mouvement est venu du Secrétaire général, Ban Ki-moon,  qui a émis un avertissement grave sur les « répercussions massives » qui pourraient résulter de l’effusion de sang continue en Syrie.

Il est possible d’identifier six erreurs stratégiques faites par Israël dans les dernières décennies, et sous le gouvernement d’extrême-droite du Premier ministre Benjamin Netanyahu. La première de ces erreurs est le refus inflexible d’Israël de permettre l’émergence d’un Etat palestinien dans les territoires occupés de Cisjordanie et de la bande de Gaza assiégée. Les autres sont l’intention évidente de créer un Grand Israël, le bellicisme à l’égard de l’Iran, sa posture agressive permanente, son attitude meurtrière envers la bande de Gaza et l’échec d’Israël à comprendre que le moment est venu de faire la paix, pas la guerre.

Les stratégies choisies par le régime syrien pour combattre les menaces dirigées contre lui ont intensifié les divisions sectaires. Une guerre civile prolongée qui consolide encore ces divisions est susceptible d’engloutir les voisins du Liban et d’Irak,  qui tous deux ont déjà eu leurs propres malheurs sectaires, et faire pression sur la Jordanie et la Turquie et peut-être sur Israël. D’autre part, le sort du régime et de l’évolution future du pays serony également déterminés par les jeux géopolitiques qui se sont intensifiés à la suite du retrait américain d’Irak.

La confusion qui règne parmi les dirigeants de l’Eglise égyptienne et les différends entre eux plus de funérailles le Pape Shenouda hier, reflète le statut des Coptes après le départ de l’homme sur lequel ils ont toujours compté pour résoudre leurs différends avec le régime en place, et toujours tenu responsable chaque fois que l’état réagissait tardivement après des événements liés à leur sécurité tout au long de plus de quatre décennies.