02/03/2012

27 février au 1er mars

Le Qatar avait ces dernières années adopté un rôle de médiateur régional. Mais depuis un an, et particulièrement depuis la crise libyenne, Doha a quitté son habit de médiateur pour celui d’acteur. En Libye, il a ainsi armé l’opposition à Kadhafi. Aujourd’hui il apporte son soutien actif aux opposants au régime de Bashar al Assad. Contrairement à son rôle de médiateur, cette nouvelle politique n’est pas appréciée de tous. Patrick Seale décrit les atouts utilisés par l’émirat : sa position géostratégique entre Iran et Arabie Saoudite, la richesse et l’intelligence des dirigeants, le bras médiatique d’Al Jazeera, ses richesses en gaz naturel et pétrole et les nombreux amis internationaux avec lesquels la famille au pouvoir entretient des liens étroits.

 

Plus de 300 prisonniers palestiniens ont décidé de boycotter les juridictions israéliennes pour protester contre la pratique israélienne récurrente de la détention administrative. Les organisations de droits de l’homme comme B’tselem dénoncent une augmentation substantielle du nombre de détentions administratives en 2011, une pratique contraire aux droits de l’homme puisque les autorités maintiennent ainsi des palestiniens en détention sans preuves ni procès. Sous des motifs sécuritaires, les Palestiniens enfermés sont avant tout des prisonniers politiques.

 

-          Caroline Fourest, les fours crématoires etla SyrieNouvelles d’Orient (blog du Monde Diplo) – 27/2/2012

Via une critique de la chroniqueuse controversée Caroline Fourest, Alain Gresh traite ici du sujet plus large de la désinformation concernant la crise en Syrie. Si le régime de Bashar al-Assad mène une propagande efficace, ses détracteurs ne se privent pas non plus. Le parcours est semé d’embûches pour les journalistes qui cherchent à extraire la vérité.

 

-          Tunisie : Ennahdha, blocage à tous les étages Jeune Afrique – 27/2/2012

Après avoir montré une image d’ouverture pour séduire l’électorat, Ennahda montre petit à petit un tout autre visage. Frida Dahmani souligne ainsi la manière dont la direction du parti a clairement décrété que l’application de la charia serait le but ultime et incontournable de toutes les réformes. Les sensibilités sont par ailleurs diverses au sein du parti, qui a du reporter son congrès, le temps que certaines dissensions s’aplanissent. Or le parti et l’Etat sont tellement assimilés que les dissensions du parti sont devenues une faiblesse de l’État ».