Since the outbreak of the “Arab Spring”, the UN estimates that the victims’ number of the conflict in Syria is more than 10 000 dead. China, U.S., U.K. and France are trying to avoid this number to increase by proposing the establishment of a transitional government. However, Syrian President, Bashar al-Assad, doesn’t intend to leave his power and, in the meantime, he advised the Syrian people that their Nation is living in a real war on all fronts. Indeed, beyond the civil war, the situation in Syria may change following the destruction, on last 21 June, by Syrian forces of a Turkish F-4 Phantom II, which has violated Syrian airspace. The Turkish reaction, as a warning after this event, was to deploy soldiers and army vehicles on the border areas between the two States.

Meanwhile, NATO and the EU are limited to condemn strongly the destruction of military aircraft, judging it as an “unacceptable” act. The Secretary General of NATO, Anders F. Rasmussen, and High Representative of EU for Foreign Affairs and Security Policy, Catherine Ashton, expressed their support for Turkey, however asking it to adopt a moderate reaction. Syrian government has alerted the international community without hesitations, noting that airspace, territory and waters of Syria are “sacred” for its army, and that airspace, territory and waters of Turkey are the same for Turkish army. In addition, it is worth noting that the Turkish military aircraft had violated clearly Syrian airspace. Although there was an immediate and violent reaction to this violation, Syria initially apologized for the incident and is committed to “good relations” with the Turkish government, which accused Syria to have committed a hostile act, arguing that military aircraft had violated Syrian airspace briefly and inadvertently.

It should be noted that Turkey was an ally of Syria, but after the outbreak of the “Arab Spring”, it has become more and more critical of the Syrian government. Especially after having destroyed the F-4 Phantom II, the relations between the two States are even more strained. The reaction taken by the Turkish government to reply at any threat on the Syrian border could change the situation in the current Syrian crisis. Indeed, many Free Syrian Army rebels have taken refuge in the border regions of Turkey, with the consent of the latter, in the places where Turkish soldiers and military vehicles were deployed recently: according to news agencies in Turkey, in the territories of Sanliurfa and Hatay, rocket launchers, anti-aircraft artillery and military ambulances have been deployed along the border. For its part, Syria has deployed 170 tanks north of Aleppo, near the border with Turkey.

Meanwhile, the “faithful” ally of Syria, Russia, is considering the proposal of the special envoy of the UN and the Arab League, Kofi Annan, which will be discussed tomorrow, June 30, by the UN Action Group in Syria: the proposal seeks to create a mixed government in Syria, formed by members of the current executive and other ranks of the opposition. However, the Russian government, through its Foreign Affairs Minister, Sergey Lavrov, said that the future of Syria must necessarily be ensured in the State by a “dialogue” between representatives of the Syrian civil society.

 

GIACOMO MORABITO

University of Messina

 

Depuis le déclenchement du « Printemps Arabe », l’ONU estime que le nombre de victimes du conflit en Syrie est de plus de 10 mille morts. La Chine, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France tentent d’éviter que ce nombre augmente en proposant la mise en place d’un gouvernement de transition. Toutefois, le Président syrien, Bachar el-Assad, n’a pas l’intention de renoncer à son pouvoir et, en attendant, il a mis en garde le peuple syrien que leur nation vit dans un véritable état de guerre sur tous les fronts. En effet, au-delà de la guerre civile, la situation en Syrie est susceptible de changer suite à la destruction le 21 juin dernier par les forces syriennes d’un F-4 Phantom II turc, qui aurait violé l’espace aérien syrien. La réaction turque, comme un avertissement après cet événement, a été de déployer des soldats et des véhicules de l’armée sur les zones frontalières entre le deux Pays.

Pendant ce temps, l’OTAN et l’UE se sont limitées à condamner fermement la destruction de l’avion militaire, en le jugeant comme un acte « inacceptable ». Le Secrétaire Général de l’OTAN, Anders F. Rasmussen, et le Haut Représentant de l’Union Européenne pour les Affaires Etrangères et la Politique de Sécurité, Catherine Ashton, ont exprimé leur soutien à la Turquie, lui demandant cependant d’adopter une réaction modérée. Le gouvernement syrien a alerté la communauté internationale sans hésitation, en soulignant que l’espace aérien, le territoire et les eaux syriennes sont « sacrés » pour son armée, et que l’espace aérien, le territoire et les eaux sont les mêmes pour l’armée turque. En outre, il a remarqué que l’avion militaire détruit avait violé clairement la souveraineté syrienne. Bien qu’il y a eu une réaction immédiate et violente à cette violation, la Syrie a initialement présenté ses excuses pour l’incident et s’est engagée à de « bonnes relations » avec le gouvernement turc, qui a accusé la Syrie d’avoir commis un acte d’hostilité, en soutenant que l’avion militaire avait violé l’espace aérien syrien un court instant et par erreur.

Il convient de noter que la Turquie a été un allié de la Syrie mais, après le déclenchement du « Printemps Arabe », elle en est devenue très critique. Et, surtout après avoir détruit le F-4 Phantom II, les relations entre les deux Pays sont encore plus tendues. La réaction prise par le gouvernement turc pour répondre à toute menace à la frontière syrienne pourrait modifier la donne dans la crise syrienne actuelle. En effet, de nombreux rebelles de l’Armée Syrienne Libre sont réfugiés dans les régions frontalières turques, avec l’accord de cette dernière. À l’endroit même où des soldats et des véhicules militaires turcs ont été déployés récemment : selon les agences de presse en Turquie, dans les territoires de Sanliurfa et de Hatay, des lance-roquettes, de l’artillerie antiaérienne et des ambulances militaires ont été déployés le long de la frontière. De son côté, la Syrie  a déployé 170 chars au nord d’Alep, près de la frontière avec la Turquie.

Pendant ce temps, le « fidèle » allié de la Syrie, la Russie, envisage la proposition de l’envoyé spécial de l’ONU et la Ligue Arabe, Kofi Annan, qui sera discuté demain, 30 juin, par l’Action Group de l’ONU en Syrie : cette proposition vise à créer un gouvernement mixte en Syrie, formée par des membres de l’actuel exécutif et d’autres des rangs de l’opposition. Toutefois, le gouvernement russe, au travers de son Ministre des Affaires Etrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré que l’avenir de la Syrie doit nécessairement être assuré dans le pays par un « dialogue » entre les représentants de la société civile syrienne.

 

GIACOMO MORABITO

Université de Messine

 

We can consider that the political line based on the “dissociation” advocated by the Lebanese Prime Minister, Nagib Mikati, for over a year threatens to shatter because Lebanon is caught up in recent days by the conflict taking place in the other side of the border, in Syria.

The deputy ambassador of the United Kingdom to Algeria, Mr Bernhard Garside, said that Algeria has a great potential that enables it to grow more, stressing that it’s now a “stable and credible” State.

Egyptian President, Mohamed Morsi, is set to building a civilian administration to overcome deep political division and to coax the army. He has already begun talks to form a presidential team and cabinet that “would truly represent Egypt after the revolution”.

After the destruction of the Turkish military aircraft, Turkey’s Prime Minister has told Parliament that Syria is a “clear threat” to Turkey and its own people. But to what extent will Ankara’s approach to its neighbour really change?

Last Thursday, terrorist attacks in Baghdad killed at least 21 people and wounded more than 100: they’re the latest attack in a deadly month. Tensions have been high in the country since the last American troops left in December, with great concern political crises among Iraq’s main Shiite, Sunni and Kurdish factions aggravating concerns.

 

On peut considérer que la ligne politique basé sur la « dissociation » défendue par le Premier Ministre libanais, Nagib Mikati, depuis plus d’un an menace de voler en éclats car le Liban est rattrapé depuis quelques jours par le conflit qui se déroule de l’autre côté de sa frontière, en Syrie.

L’ambassadeur adjoint du Royaume Uni en Algérie, M. Bernhard Garside, a affirmé que l’Algérie dispose d’un grand potentiel qui lui permet de se développer d’avantage, en soulignant qu’elle représente désormais un Pays « stable et crédible ».

Le Président égyptien, Mohamed Morsi, s’est fixé de construire une administration civile afin de surmonter la profonde division politique et d’amadouer l’armée. Il a déjà entamé des discussions pour former une équipe présidentielle et le cabinet qui « représentent vraiment l’Egypte après la révolution ».

Après la destruction de l’avion militaire turc, le Premier Ministre turc a déclaré au Parlement que la Syrie est une « menace claire » pour la Turquie et son peuple. Mais en quelle mesure l’approche d’Ankara vis-à-vis de son voisin change-t-elle vraiment ?

Jeudi dernier, des attentats terroristes à Bagdad ont tué au moins 21 personnes et blessé plus de 100 : ce sont les dernières attaques d’un mois très meurtrier. Les tensions dans le Pays sont élevées depuis le départ des dernières troupes américaines en décembre, avec des crises politiques très préoccupantes entre les principales factions de l’Irak chiites, sunnites et kurdes.

 

Jeudi 21 juin 2012, de 12h30 à 14h30 

MIDI DE LA MÉDITERRANÉE

L’Europe, la Méditerran​ée et le monde arabe : géopolitiq​ue de la proximité

par le Dr. Bichara Kader

Organisé par l’Institut Européen de Recherche sur la Coopération Méditerranéenne et Euro-Arabe (MEDEA),

en partenariat avec Generation Europe Foundation

1)     Présentation de M. Bichara Khader

  • Considéré comme l’un des analystes les plus reconnus sur les thèmes des relations euro-arabes et euro-méditerranéennes, M. Bichara Kader dirige le Centre d’Etudes et de Recherches sur le Monde Arabe Contemporain à l’Université Catholique de Louvain. Il est membre du Groupe des Hauts Experts sur la Politique Etrangère et de Sécurité Commune, du Groupe des Sages pour le dialogué culturel en Méditerranée dans le passé et il est administrateur de la fondation Méditerranée Nord-Sud.
  • Dans les années 1970 il n’y avait pas aucun cours sur le monde arabe contemporain à l’Université Catholique de Louvain : alors, il avait proposé la création d’un centre d’études à tel propos.

2)     « L’Europe, la Méditerranée et le monde arabe : géopolitique de la proximité »

  • M. Bichara Kader a introduit le thème de la conférence à travers quatre de ses livres (Le monde arabe expliqué à l’Europe, L’Europe pour la Méditerranée, Les migrations dans les rapports euro-arabes et Le Printemps Arabe : un premier bilan).
  • Il développe une discussion historique sur les évènements du monde arabe, basée sur les suivants axes de sa recherche.

3)     L’expansion et la décadence du monde arabe

  • L’influence historique du monde arabo-musulman a été très importante, surtout dans la zone méditerranéenne. La naissance de l’Islam est tracée en 622, avec le début de l’émigration de Mahomet et de ses compagnons de La Mecque à Médine et, pendant les suivants huit siècles, on assiste à une ascension de l’influence du monde islamique, guidé par l’Empire Ottoman, dans la Méditerranée. Toutefois, depuis quelques siècles, on assistera plutôt à sa décadence.
  • Le cycle de vie d’un empire ou d’une civilisation est comme celui d’un homme. Les raisons de la décadence du monde arabe sont : a)  économiques, parce que les découvertes maritimes des XVe et XVIe siècles ont marqué le début du déclin des routes commerciales, qui avaient fait la force de l’Empire Ottoman ; b)  géographiques, parce que les dimensions de l’Empire étaient trop grands pour être contrôlés et unifiés et, en conséquence, il a été aussi fragmenté par des conflits internes ; c)   culturelles, parce que la fragmentation et le repli sur soi, marqué par la fermeture et le retour à une lecture rigide des textes typique des phases de récession, a fini par affaiblir l’Empire et permettre la colonisation européenne du monde arabo-musulman.

4)     Le « Printemps Arabe »

  • Aujourd’hui, le monde arabe est dans une phase de renaissance ? Le « Printemps Arabe » amène un vent de liberté qui a surpris tout le monde par sa soudaineté et par l’enchaînement rapide des événements. On peut noter des facteurs communs des révolutions qui ont marqué le « Printemps Arabe » : l’existence de disparités sociales et régionales au sein des Pays ; des populations très jeunes confrontées à un fort taux de chômage ; la permanence des régimes dictatoriaux vieillissants dans des Pays jeunes.
  • Cependant, bien que les problèmes aient été similaires, les conditions sociales, politiques, économiques, régionales et les positions des divers Pays dans la géopolitique mondiale sont très différentes et, en particulier, cela a été déterminant dans le niveau de violence des révolutions : par exemple, on peut rappeler la question libyque.

5)     La nouvelle coopération euro-arabe

  • Pendant les dernières années, l’Union Européenne avait négocié avec les gouvernements dictatoriaux arabes, en oubliant les sociétés civiles ce qui était prévu dans le cadre de la Politique européenne de voisinage ou du Processus de Barcelone (Union pour la Méditerranée).
  • Toutefois, aujourd’hui la Commission Européenne semble faire son « mea culpa » et propose une nouvelle politique européenne dans la Méditerranée, en promouvant le dialogue avec la société civile mais, au moment, c’est plus un changement dans le verbe que dans le contenu.

6)     Le conflit arabo-israélien

  • Il ne peut y avoir de paix en Méditerranée sans la résolution du conflit arabo-israélien. Quel est la crédibilité du message de défense des droits de l’homme si l’Union Européenne accepte la politique d’Israël sur l’occupation des territoires palestiniens ? En effet, si on ne résout pas la question de la Palestine, l’Union Européenne perdra sa crédibilité internationale.
  • Depuis deux ans, il n’y a pas de référence à la Palestine dans les journaux alors qu’il faut dénoncer les violations des droits d’Israël et ses colonies.

7)     Questions avancées à M. Bichara Khader

  • L’actuelle situation égyptienne. Le monde arabe est dans une phase de transition et d’élan révolutionnaire, comme dans le cas de l’Egypte : c’est une phase où tous les risques sont envisageables (militarisation, islamisation, etc.). En Egypte, le problème c’est que l’armée joue un rôle important dans l’économie et la production industrielle nationale : pourtant, elle a la capacité de confisquer le pouvoir en faisant approuver des lois la protégeant du contrôle de la société civile.
  • L’actuelle situation syrienne. En Syrie il y a un conflit auquel la communauté internationale n’est pas intervenue. Pourquoi ? Entre les cas de Syrie et de Bahreïn il n’y a pas beaucoup différences de politique internationale : la Russie et les Etas Unis, en effet, veulent défendre « leurs » territoires géostratégiques sans conditions extérieurs.
  • L’actuelle génération arabe. Les jeunes arabes ont cassé deux clichés : le cliché de l’ancien Président étasunien, George Bush Jr., qui prônait la démocratisation du monde arabe par un effet domino après la « libération » de l’Irak ou de l’intérieur ; le cliché d’Al-Qaïda, qui prône le changement par la violence suicidaire.

 

GIACOMO MORABITO

Institut de Recherche sur la Coopération Méditerranéenne et Euro-Arabe (MEDEA)

MATILDE PINAMONTI

Mouvement Européen International

 

En Egypte, les élections présidentielles ont eu lieu mais le vainqueur n’est toujours pas connu, alors que le président déchu Hosni Moubarak se trouverait entre la vie et la mort. Selon une source judiciaire, après le décompte des votes, Mohamed Morsi a obtenu la victoire : en effet, le candidat de Frères musulmans battrait Ahmed Chafik, le dernier Premier ministre sous le régime de Hosni Moubarak, en gagnant environ 52% des votes contre 48% de son rival.

Mais le résultat est incertain puisque d’autres sources ont proclamé Chafik comme le vainqueur des élections. En attendant l’officialisation des résultats, au moment l’avenir de l’Egypte est incertain comme en témoigne les récents événements qui ont eu lieu dans le Pays, où les gens ont protesté contre la dissolution du Parlement et contre les modifications à la constitution transitoire introduites par la junte militaire, qui réservent aux généraux de l’armée égyptienne un ensemble de prérogatives. En effet, la junte militaire a approuvé une série d’amendements à la constitution, en vigueur depuis mars 2011, pour se protéger du transfert imminent de certains pouvoirs vers le président élu : une action que beaucoup d’ analystes ont défini comme un coup d’Etat constitutionnel, qui introduit la loi martiale et qui assigne au conseil suprême des forces armées le pouvoir législatif, le contrôle sur les lois budgétaires, la défense, la sécurité intérieure et le pouvoir de veto sur la nouvelle constitution.

L’incertitude et la confusion du peuple égyptien sont mélangées avec les dernières nouvelles sur Moubarak. L’état de santé de l’ancien président égyptien s’est aggravée au cours de la semaine dernière : après avoir été transféré d’urgence de la prison à l’hôpital militaire à la suite d’une crise cardiaque, des sources ont annoncé qu’il était cliniquement mort, mais d’autres, comme la chaîne de télévision al-Jazira, ont démenti ultérieurement cette affirmation, ajoutant que son état de santé s’était seulement détériorée.

Les rumeurs de la mort de Moubarak sont symptomatiques de la confusion dans laquelle le pays égyptien se trouve, au milieu d’une impasse institutionnelle provoquée par la lutte entre les Frères musulmans et l’armée. En outre, les résultats des élections auraient dû être officiellement annoncés hier (jeudi 21 Juin), mais le peuple égyptien devra encore attendre, l’annonce ayant été repoussée sine die. La Commission Électorale, en effet, a annoncé qu’il faudra plus de temps pour examiner les recours déposés par les deux parties en conflit. Selon les Frères musulmans, en cas de victoire de leur candidat, l’armée serait prête à faire un réel coup d’État. Dans ce cas la « Révolution du Nil » du 2011 n’aura été que « beaucoup de bruit pour rien ». Les conditions pour qu’un tel scénario se réalise sont réelles et le peuple égyptien, quant à lui, reste tiraillé entre le désir de célébrer une nouvelle vie politique « normale » et la crainte de retourner se battre.

GIACOMO MORABITO

Université de Messine

 
In Egypt, presidential elections were held but the winner isn’t still known, while ousted President Hosni Mubarak would be between life and death. After the vote count, a judicial source said that Mohamed Morsi got the victory: indeed, the Muslim Brotherhood candidate would beat Ahmed Shafik, the last Prime minister under the Mubarak regime, winning almost 52% of the votes against 48% of his rival.

But the outcome is uncertain since other sources have claimed Shafik as winner of the elections. Pending the formalization of the results, the future of Egypt is uncertain as evidenced by recent events that took place in the country, where people protested against the dissolution of Parliament and against the constitutional amendments introduced by the military junta, which reserves to the Egyptian army generals set of prerogatives. Indeed, the junta approved a series of amendments to the constitution that entered into force since March 2011, to protect them against the imminent transfer of certain powers to the elected President: an action that many analysts have defined as a constitutional coup, which introduced martial law and assigns at supreme council of the armed forces the legislative power, the control of budgetary laws, the defense, the internal security and the power of veto over the new constitution.

The uncertainty and confusion of the Egyptian people are mixed with the latest news on Mubarak. The health of former Egyptian president has worsened over the last week: after being urgently transferred from prison to a military hospital following a heart attack, sources said he was clinically dead, but others, such as television channel Al-Jazeera, denied this report later, adding that his health had deteriorated only.

Rumors of Mubarak’s death are symptomatic of the confusion into which stay the Egyptian State, amid an institutional impasse caused by the struggle between the Muslim Brotherhood and the army. In addition, the election results should have been officially announced yesterday (Thursday 21th June), but the Egyptian people will have to wait as the announcement has been postponed indefinitely. Indeed, the Electoral Commission announced that it’ll take more time to consider appeals filed by both parties in conflict. According to the Muslim Brotherhood, the army would be ready to make a real coup in case of victory of their candidate. In this case the “Nile Revolution” of 2011 will only have been “much ado about nothing”. The conditions for a scenario like that occurring are real and the Egyptian people, meanwhile, remains torn between the desire to celebrate a new political “normal” life and fear of returning to fight.

GIACOMO MORABITO

University of Messina

 

The “Forum d’investissement et de coopération entrepreneuriale Espagne-Maroc” is another step in strengthening relations between Morocco and Spain: it has as main objective to promote the development of investment projects and cooperation between the two countries through the identification of partners and extensive knowledge of the market.

A Syrian pilot received political asylum after landing his MiG fighter jet to Jordan. The Syrian Ministry of Defense said that the pilot is a “traitor” and that the Syrian authorities are in contact with the Jordanian government to recover the aircraft.

A study by the Pew Research Center published in June, the popularity of Barack Obama dropped by 9 points in the Muslim countries between 2009 and 2012 from 33% to 24% approval rating. In these countries, only 15% of those polled now approving international actions carried out by Barack Obama.

Nayef bin Abdul-Aziz Al Saud became the prince heir to the throne of Saudi Arabia in October 2011, after the death of his brother Sultan. He had been Interior minister since 1975 and has successfully protected the kingdom from danger the “Arab Spring” and activists of the Muslim Brotherhood.

U.S. Secretary of State, Hillary Rodham Clinton, has intensified contacts with Israeli and Palestinian officials during the last week to persuade them to return to the negotiating table, starting with a high-level meeting between the Deputy Israeli Prime Minister Shaul Mofaz and Palestinian President Mahmoud Abbas.

 

Le « Forum d’investissement et de coopération entrepreneuriale Espagne-Maroc » constitue une nouvelle étape dans la consolidation des relations entre le Maroc et l’Espagne : il a comme principal objectif de promouvoir le développement des projets d’investissements ainsi que la coopération entre les deux pays à travers l’identification de partenaires et une connaissance approfondie du marché.

Un pilote syrien a reçu l’asile politique après l’atterrissage de son avion de combat MiG en Jordanie. Le ministère de la Défense syrienne a déclaré que le pilote est un « traître » et que les autorités syriennes sont en contact avec l’Etat jordanien pour récupérer l’avion.

Selon une étude du Pew Research Center parue en juin, la cote de popularité de Barack Obama a chuté de 9 points dans les Pays musulmans entre 2009 et 2012, passant de 33 % à 24 % d’opinions favorables. Dans ces Pays, seuls 15 % des sondés approuvant désormais les actions internationales menées par Barack Obama.

Nayef bin Abdul-Aziz Al Saud est devenu le prince héritier du trône de l’Arabie Saoudite en octobre 2011, après la mort de son frère Sultan. Il avait été ministre de l’Intérieur depuis 1975 et il a réussi à protéger le royaume du danger du « Printemps Arabe » et des militants des Frères Musulmans.

La Secrétaire d’Etat étasunien, Hillary Rodham Clinton, a intensifié les contacts avec des responsables israéliens et palestiniens au cours de la dernière semaine pour les persuader de retourner à la table des négociations, en commençant par une réunion de haut niveau entre le vice-Premier ministre israélien, Shaul Mofaz, et le Président palestinien, Mahmoud Abbas.

 

Analyse

Sahara Occidental. Le risque d’une absence de solution

Selon certains analystes, l’événement qui a provoqué le Printemps Arabe semble remonter à novembre 2010, ou à Laayoune, la capitale du Sahara Occidental, l’armée marocaine a détruit un camp monté par les sahraouis pour protester contre leurs conditions de vie. En 2009, plusieurs représentants des États-Unis ont officiellement demandé au Président Barack Obama de prendre un engagement fort sur la question du Sahara Occidental : cette demande dérivait de préoccupations d’une éventuelle propagation du terrorisme islamique au sein du peuple sahraoui. En effet, bien que les négociations entre le Maroc et le Front Polisario, l’organisation politico-militaire de la population sahraouie, ne sont pas jusqu’ici terminés, Des membres de la Chambre des Représentants des États-Unis se sont inquiétés qu’une telle situation pourrait pousser les sahraouis à soutenir diverses organisations terroristes dans le Sahara, telles que Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI).

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