08/06/2012

Du 4 au 8 juin

Dans la perspective de ce mois de second tour des élections présidentielles, la scène politique de l’Egypte est jetée dans la confusion par  les verdicts controversés du procès Moubarak et les protestations qui ont suivi. La vague actuelle de ces protestations, selon Hassan Abou-Taleb, analyste politique et rédacteur en chef de Ahram’s Al-Taqreer Al-Strategy, est « réactionnaire » en nature.

Près de quinze mois de soulèvement populaire, le face-à-face se poursuit sans que le régime de Bachar al-Assad ne cède. Cependant, l’insurrection ne faiblit pas. L’escalade précipite le Pays dans une « guerre civile ». Pour Salam Kawakibi, directeur par intérim de l’Initiative arabe de réforme et professeur associé à l’Université de Paris I, l’issue de la révolution dépend de « la capacité de résistance des Syriens ».

Le virus Stuxnet, développé conjointement par les États-Unis et Israël, visait à détraquer le programme nucléaire iranien : le virus informatique, nom de code Olympic Games, sème le chaos au sein du programme nucléaire iranien. L’origine du programme remonte à 2006 mais, pendant l’administration Obama, ont été autorisées deux nouvelles cyberattaques, à l’aide d’une version perfectionnée de Olympic Games, rebaptisé Flame.

Selon Jeremy Keenan, professeur et chercheur associé à la School of Oriental and African Studies (SOAS) et expert international de la région du Sahel et de l’Afrique du Nord, l’implication du Front Polisario dans des actes d’enlèvement dévoile au monde entier le vrai visage de ce groupe séparatiste qui se passe pour un soi-disant mouvement de libération. Keenan n’a pas manqué, dans ce contexte, de dénoncer le calvaire imposé à des milliers de sahraouis dans les camps de Tindouf, soulignant que la question du Sahara Occidental ne trouvera pas son chemin vers un règlement tant que l’Algérie s’entête dans ses positions figées.

Tous les discours sur la délégitimé d’al-Assad n’ont pas de sens tant que les Chinois, les Russes, les Iraniens et les Libanais pensent qu’il est légitime. Il maintient également sa légitimité pour l’instant dans de larges secteurs de la société syrienne. Cependant, qu’est-ce qu’il est passé en Syrie cette semaine? Deux massacres brutaux et des images plus horribles.