09/11/2012

Du 31 octobre au 7 novembre

Environ deux ans après la révolution du jasmin, la Tunisie se trouve devant la tache ardue d’écrire sa propre constitution. L’attitude ambiguë d’Ennahda, le parti islamiste modéré, qui oscille entre la déclaration du respect des valeurs libérales démocratiques et l’ouverture au parti islamiste ultraconservateur, provoque des réactions vives de l’opposition libérale. Ces tensions s’inscrivent dans le débat plus ample sur le rôle de l’islam et sur la relation entre celui-ci et la démocratie.

 

Les risques d’internationalisation du conflit syrien le distinguent de la situation libyenne et offrent un point de vue utile pour expliquer les différentes attitudes des puissances sur une éventuelle  intervention. En effet, l’importance géopolitique du conflit syrien ne se limite pas à sa régionalisation mais aux effets stratégiques sur tout le Moyen-Orient et sur la distribution du pouvoir dans le monde Arabe. Les relations que la Syrie entretient avec la Russie, le Qatar et l’Iran sont complexes et ils s’insèrent dans un cadre aux effets internationaux indiscutables. Dans le même temps les positions différentes assumées par le Qatar, l’Arabie Saoudite et l’Iran en Syrie peuvent être lues comme une tentative d’assumer le rôle de leader dans le monde arabe.

 

Dès les jours suivants l’attentat d’il y a deux mois, les forces spéciales américaines ont été envoyées dans la Méditerranée pour rechercher les responsables, mais différents facteurs freinent l’action américaine: l’identité des responsables, les implications politiques de l’opération, la couverture juridique et l’impact du duel électoral entre Obama et Romney.

 

Dès son commencement le processus constituant égyptien a été caractérisé pour le débat entre islamistes et laïques. Les points les plus sensibles sont: les droits de la femme, l’indépendance du tribunal constitutionnel, les garanties de liberté d’expression et de culte, les pouvoirs du président. Mais surtout l’article 2 que détermine l’identité du pays et la position de la loi islamiste dans l’ordre juridique. Dans ce contexte, le rôle des Frères Musulmans, entre les positions opposées des salafistes et des laïques, devient déterminant.

 

L’annonce d’Israël d’une relance du programme de construction de logements à Jérusalem-Est arrive exactement le jour de l’élection présidentielle américaine. De cette manière l’Israël s’assure « un larges immunité en termes de réprobation internationale » et il étend la colonisation avant que le résultat des élections puisse changer les relations israélo-américaines. Devant l’assentiment tacite des pays européens, l’autorité palestinienne décide de réclamer le droit de retour des palestiniens devant l’ONU

 

Le Premier ministre britannique soutient un « passage sûr » pour Assad

Pendant que la bataille entre forces nationales et rebelles continue d’ensanglanter la Syrie, le premier ministre britannique David Cameron affirme que seule le départ du président Bashar al-Assad du pays peut mettre fin à la guerre civile. Mardi le rencontre entre le Ministre des affaires étrangères Russe  et le Premier Ministre syrien, en Jordanie, s’est conclu dans un désaccord total: l’opposition syrienne n’est  absolument disposée à dialoguer avec le régime, comme proposé par la Russie. Entre temps l’envoyé spécial des Nations-Unies Brahimi parle du danger de «somalisation» du conflit.