16/11/2012

Du 8 au 15 novembre

Comme partout ailleurs les médias arabes, les jours précédents les élections américaines, se sont penchés largement sur ses possibles résultats et leurs conséquences internationales. Sans amoindrir l’importance politique, économique et militaire des États-Unis au Moyen-Orient, l’analyse de Salam Al-Kawaibi, souligne avant tout que la crise économique oblige le gouvernement américain à tourner ses attentions d’abord vers la politique intérieure. Mais surtout, les critiques de l’influence extérieure ont toujours eu pour conséquence de détourner l’attention sur les responsabilités locales et régionales. La solution de la tragédie syrienne peut parvenir seulement des forces intérieures de la société et de la conscience de la nécessité d’une action commune.

 

Le thème des droits des femmes se présente comme l’un des sujets centraux du débat sur la nouvelle constitution et de la bataille politique égyptienne. La controverse sur la rédaction et sur l’interprétation de l’article 68 n’est pas encore conclue. Malgré que les membres féminins des Frères Musulmans aient eu un rôle central pendant la campagne électorale, il ne leur est pas permis de voter ou d’être  candidates aux élections internes au parti. Il existe un risque que la compétition politique avec les salafistes pousse les Frères Musulmans vers positions plus conservatrices.

 

Les niveaux élevés de contamination industrielle dans lesquels l’Algérie se trouve pourraient causer une catastrophe écologique, comme déclaré par le récente étude de l’ ANPEP. Le professeur Abdelkader Kacher souligne que la cause principale de cette situation a été la constante délocalisation des industries polluantes du nord au sud. Malgré que l’Algérie soit partie de nombreux traités internationaux et régionaux sur la gestion de substances dangereuses, on peut constater la discordance entre principes universellement acceptés et leur application pratique effective.

 

Le 29 novembre prochain, l’Assemblée Générale de l’ONU décidera ou non  d’approuver la demande de l’Autorité Palestinienne d’être accréditée comme «état non-membre» de l’organisation. Devant telle éventualité et la crainte que ce nouveau statut permette à la Palestine de poursuivre Israël devant la Cour de la Haye pour les crimes présumés, l’autorité israélienne réagit en menaçant nouveaux types de rétorsions  économiques entre lequel la retenue d’environ $100 millions mensuels de taxes et des droits douaniers qu’il recueille au nom de l’Autorité Palestinienne. Cependant, selon Muhammad Shtayyeh, officiel du Fatah, ces intimidations seraient vides de menaces en considérant  les avantages économiques que Israël tire de l’entretien de l’Autorité Palestinienne.

 

L’attaque israélienne sur Gaza, qui a causé hier la mort de la tête militaire de Hamas Ahmed al Jabari, serait seulement « le début d’une opération plus ample », la campagne soi-disant « Pilier de Défense » contre Hamas, qui aurait pour but de frapper les miliciens de Gaza. La réponse du Hamas ne s’est pas faite attendre et aujourd’hui même les miliciens palestiniens ont recommencé à frapper avec des roquettes les principales villes du sud d’ Israël. A la demande d’Abu Mazen, les ministres des affaires étrangères des pays de la Ligue Arabe se réuniront samedi pour discuter de la situation. Entre temps les États-Unis se déclarent solidaires avec Israël en confirmant le propre appui au droit à l’autodéfense de l’État hébreu, pendant que la réunion extraordinaire du Conseil de Sécurité convoquée à la demande de l’Egypte est terminée sans une déclaration formelle.