03/05/2013

Du 27 avril au 3 mai

A un mois et demi de l’élection présidentielle iranienne, prévue le 14 juin, le flou persiste sur la candidature des deux anciens présidents réformateurs Ali Akbar Hachemi Rafsandjani (1989-1997) et Mohammad Khatami (1997-2005). Quant à Esfandiar Rahim-Mashaie, le très proche ami de Mahmoud Ahmadinejad, il n’a pas encore déclaré sa candidature.

En lisant le texte de la nouvelle Constitution tunisienne, on comprend pourquoi l’ensemble des experts en droit public qui ont été sollicités pour l’avaliser ont refusé de le faire.  Abdelwahab Meddeb  écrit « Ce texte est pervers, bavard, confus ». Elle est aussi plus idéologique que juridique. Si elle est adoptée, ce sera le désastre de la régression et la voie ouverte vers la théocratie et la clôture archaïque.

Le printemps arabe a généré une vague d’espoir parmi ceux qui combattent pour la démocratisation des régimes autoritaires du monde arabe. Maintenant, à la suite des changements de gouvernement  en Tunisie, en Égypte, en Libye et au Yémen, et avec une brutale guerre civile qui fait rage en Syrie, des conditions de plus en plus empreints à Bahreïn, le Soudan, la Jordanie et l’Irak, on parle beaucoup d’un changement majeur – et d’espoir d’amélioration – à la fois dans  la nature et les perspectives de l’Etat arabe.

La coalition de l’opposition syrienne se réunit pour désigner un nouveau président car Ahmed Moaz al-Khatib avait démissionné, pour protester contre l’inertie de la communauté internationale face à la crise dramatique que traverse son pays. George Sabra a accepté d’assurer l’intérim et, lors de cette interview, il a lancé encore un autre appel à la communauté internationale pour intervenir.

Habib Kazdaghli, le doyen de la faculté de la Manouba, qui avait été accusé d’avoir giflé une étudiante salafiste, le 6 mars 2012, dans son bureau de la faculté de la Manouba, a été acquitté par la justice tunisienne ce jeudi 2 mai 2013. La plaignante, une étudiante portant le voile intégral, le niqab, a été condamnée avec une autre militante salafiste, à deux mois de prison avec sursis pour atteinte aux biens d’autrui et préjudice à un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions.