07/06/2013

Du 1 au 7 juin

 

Taksim est un lieu de mémoire important. Espace de contestation marqué par 33 années d’interdiction d’y manifester, espace plus récent de libération quand, à partir de 2010, de grands rassemblements ont à nouveau pu s’y tenir pour célébrer le 1er mai, Taksim a récemment encore été sur la sellette lorsqu’il y a à peine un mois le gouvernement y a interdit la tenue du cortège de la fête travail du 2013. Les affrontements qui se déroulent ces derniers jours à Taksim s’inscrivent dans la liste déjà longue des mouvements sociaux que le gouvernement a cherché à marginaliser, à éteindre, voire carrément à réprimer, au cours des derniers années.

Chaque soir convergent vers Taksim, «libérée» depuis l’évacuation de la police samedi après-midi, des milliers de manifestants munis de drapeaux turcs puis, dans la nuit, commencent les échauffourées entre police et petits groupes de protestataires mobiles et déterminés.

Mardi 4 juin, le ministre des affaires étrangères français, Laurent Fabius, a assuré que, selon des analyses françaises, du gaz sarin a bien été utilisé »avec certitude à plusieurs reprises et de façon localisée » en Syrie. Le ministre se prononce sur la base de deux séries de prélèvements réalisés en Syrie. Olivier Lepick, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), à Paris, décrypte les résultats de ces analyses au regard des caractéristiques du gaz sarin et des capacités chimiques militaires du régime syrien.

Pas de gros titres dans les journaux, pas de rassemblements pro ou anti devant le tribunal de Tunis. C’est sans drame que s’est ouvert hier le procès des trois Femen européennes, jugées pour «atteinte à la pudeur». Loin du psychodrame que leur action topless avait suscité il y a une semaine devant le même tribunal. Loin du déferlement de haine qui avait accueilli la semaine dernière, lors de sa comparution en justice, Amina Sboui, la Femen tunisienne, avec laquelle les trois Européennes étaient venues marquer leur solidarité.

Le rapport rendu mardi 4 juin 2013 par la commission d’enquête internationale indépendante sur la grave situation des droits humains en Syrie constitue un nouvel élément qui doit inciter le Conseil de sécurité à saisir le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) de cette situation, a indiqué Amnesty International.