17/06/2013

L’enseignement et la recherche en Egypte à l’heure de la bifurcation

Par Eva Saenz-Diez Jaccarini, chercheure à l’Université  Paris 8 Vincennes-Saint-Denis

Conclusion du livre « Egypte d’une révolution à l’autre : politiques d’enseignements et changements sociaux »

L’histoire de l’enseignement et de la recherche scientifique en Égypte remonte à l’époque de la lutte égyptienne pour la modernisation commencée sous Mohamed Ali, au début du XIXe siècle. Celle-ci s’est pour- suivie malgré de nombreux obstacles et souvent de mauvais calculs, jusqu’à nos jours. Dans ses différentes étapes, elle a souvent été marquée par des vues contradictoires[1], et des conflits sur les « mots d’ordre à respecter », un savoir et une éducation destinés à toute la population avec valeur d’acquis social et une approche mettant l’accent sur une science de haut niveau répondant aux ambitions nationales mais versant dans une pratique élitiste. Le tout engendrant une contradiction et une problématique non résolues, faisant de la science égyptienne, et ce jusqu’à présent, une science tributaire de l’étranger.

Il faut se situer par rapport à cette réalité, souligner la nécessité d’une philosophie : le schéma développement/science est-il véritablement universel ? Sont-ce les particularismes qui l’emportent ou est-ce plutôt l’universalité du développement ?

L’Égypte est confrontée à l’émergence, voire la présence, d’une nouvelle problématique, à savoir la mondialisation. Faut-il se « protéger » de la mondialisation et garder son identité quitte à se couper du monde, développer son identité en créant un nouveau modèle ou au contraire, entrer dans cette mondialisation tout en essayant de se « valoriser » par la science ? Ce sont les trois courants qui traversent le monde intellectuel et politique actuel en Égypte, et ce sont les considérations politiques qui l’emporteront sur le reste.

Le problème des ratés de la recherche scientifique et des progrès technologiques constitue un perpétuel débat en Égypte depuis l’époque de Mohamed Ali. Aujourd’hui il acquiert une nouvelle dimension du fait de la mondialisation qui, une fois de plus, met en évidence le fossé de plus en plus important entre le Nord et le Sud.

Les Égyptiens se sentent en retard par rapport à un Occident et à certains pays asiatiques qui évoluent de manière fulgurante, d’où l’intérêt d’essayer de retracer l’histoire et de faire l’analyse d’un système éducatif qui a accompagné et qui a fait partie de tous les programmes et ambitions modernistes depuis Mohamed Ali mais qui n’ont réalisé leurs objectifs que de manière très partielle. Certes on ne peut réduire à un dénominateur commun ou à une vision unifiée toutes les options prises par les régimes successifs en Égypte, mais tous ont voulu une modernisation qui a toujours été une gageure difficile à atteindre. Élucider cette question, revient à retracer cette évolution, en tentant d’en cerner les contours. Expliquer ses échecs, c’est faire aussi le procès du développement en Égypte.

Les transformations du pays

L’Égypte a été la scène d’importants changements au cours de ces dernières décennies, tant au niveau socio-économique que démographique ou idéologique. Qu’en est-il du monde scientifique, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ?

Les réalités idéologiques, et jusqu’à un certain point, socio-économiques, ont subi des transformations substantielles au cours du dernier demi siècle. En effet, l’Égypte semi-coloniale et féodale de 22 millions d’habitants, est le théâtre de transformations suite à la Révolution des Officiers libres de 1952. L’Égypte devient sous Nasser, un État socialiste, leader des mouvements nationalistes arabes et, des mouvements religieux avec entre autre la réforme et le développement d’al-Azhar et une croissance démographique galopante. Ensuite, avec l’avènement de Sadate, un changement socio-économique important s’opère. L’Infitah, sera suivi et se combinera à la « wahabisation »[2] qui affectera l’ensemble de la société égyptienne. Ceci devient palpable dès la fin des années 70, et plus particulièrement, suite à la crise financière causée par la guerre de 1973 et du boom pétrolier qui en découla. On assiste alors à une montée en puissance des régimes pétroliers du Golfe, et à un exode important de travailleurs et d’enseignants vers la péninsule arabique. Ceci a provoqué non seulement un rapatriement de devises vers les pays d’origine, mais une importation de nouvelles mentalités fortement imprégnées de l’exemple saoudien. Pour les travailleurs émigrés dans les pays du Golfe, l’argent, le bien-être, la prospérité trouvent leurs sources dans cette région, donc par mimétisme, par respect ou par admiration, les Égyptiens qui reviennent (car l’émigration dans les pays arabes n’est généralement que provisoire), se mettent à l’heure de la péninsule arabique ; ce qui précisément pour l’Égypte représente un retour à plu- sieurs décennies en arrière. En effet, en 1953, lorsque l’Arabie se dote de son premier cabinet ministériel, l’Égypte en avait déjà eu 71, dont le premier a été créé en 1878[3]. L’esclavage n’y a été officiellement aboli que dans les années 50, alors qu’en Égypte, l’initiative fut prise par le Khédive Ismaïl qui mena même plusieurs campagnes anti-esclavagistes en Afrique.

L’Égypte du début du XXIe siècle, compte plus de 76 millions d’habitants. À l’heure où l’on écrit, il semblerait que ce soit plutôt 85 millions. En moins d’un demi siècle, la population égyptienne a triplé et la pression démographique continue à être très importante (la population augmente actuellement d’un million tous les dix mois, soit 1 200 000 habitants par an). Quels impacts ces changements démographiques et sociaux ont-ils eus sur l’enseignement et la recherche ? Le monde scientifique et universitaire a-t-il pu s’adapter à cette évolution démographique ? Les budgets, infrastructures, et surtout les effectifs du corps enseignant, ont-ils suivis la même évolution que celle du nombre d’étudiants et de diplômés ? Les diplômes sont-ils adaptés aux nouveaux besoins socio-économiques de l’économie nationale ? Quel est le poids de la hiérarchisation tant au sein de l’Université, des facultés, que plus tard sur le marché du travail, des différentes branches d’études ? Tant de questions qui sont autant de défis et qui situent la question de l’enseignement au centre de débats récurrents et renouvelés.

Les politiques scientifiques ont toujours existé officiellement, mais ont été dans la plupart des cas, appliquées de manière chaotique. Il a fallu préciser les évolutions importantes qu’a connues l’Égypte depuis le XIXe siècle, ainsi que les influences culturelles multiples, françaises, anglaises, européennes en général, qui ont poussé une certaine partie de l’élite égyptienne à s’occidentaliser[4]. Il existait en effet une fascination pour l’Europe depuis l’époque de Mohamed Ali, pour la France en particulier, et qui va très vite donner naissance à une élite principalement francophone. Apparaît alors assez rapidement, une classe d’Égyptiens qui ont fait leurs études à la Sorbonne ou à Oxford, mais pour qui, la lingua franca restera néanmoins le français[5].

Les modèles d’enseignement ont dès le début été calqués sur l’Occident. À l’époque nassérienne, il y aura l’influence soviétique, mais qui aura une incidence culturelle et scientifique pratiquement nulle. L’université continuera néanmoins, même après Nasser, à fonctionner sur un paradigme occidental.

La chute du niveau de l’enseignement de manière générale, et celui de l’enseignement supérieur en particulier, est palpable dès le milieu des années 50. En sciences humaines en tout cas c’est évident puisqu’il y avait encore des marxistes brillants, des intellectuels, des philosophes, des humanistes qui ont été pour la plupart évincés, et dont la relève n’a pratiquement pas été assurée. Cela peut s’expliquer par le fait que les intellectuels dans la première moitié du siècle, baignaient dans plusieurs cultures, effet qui s’est considérablement réduit à l’époque de Nasser ; la nouvelle génération n’a malheureusement pas réussi à assurer cet héritage. Il existait des intellectuels brillants tels que Taha Hussein qui demeure le symbole de l’Égypte moderne, de la rationalité, de cette ouverture vers l’Occident. Cette tendance est malheureusement en voie de disparition, et la vague islamiste semble prendre de plus en plus d’importance et de place.

Les jeunes sont les premières victimes de l’islamisation. L’écrivain, Tarek Heggy, s’inquiète du fait qu’aucune étude n’a été entreprise afin d’évaluer les conséquences de ces « hordes » qui étudient dans ces établissements azharistes[6]. « […] La société égyptienne a été atteinte d’une forte vague d’obscurantisme »[7].

En effet, l’islamisation des esprits, semble avoir pris très nettement le dessus et mène souvent à un repli sur soi au lieu d’essayer d’aller de l’avant, ce qui n’œuvre pas en faveur d’échanges fructueux. Il existe de la part d’intellectuels, ou d’universitaires égyptiens, un intérêt réel de ce qui se passe en Inde, aussi bien au niveau scientifique ou intellectuel, que politique d’ailleurs. L’Égypte a ainsi pris conscience que certains pays en voie de développement ont quand même décollé scientifiquement. Elle ne semble cependant pas faire partie pour l’instant de l’équipe des conquérants, mais il existe indéniablement un potentiel très important qui n’est malheureusement pas exploité.

Le manque de fiabilité dans les statistiques est un des obstacles fondamentaux pour étudier les questions de l’enseignement.

D’autre part, il est intéressant de noter que l’attribution du prix Nobel à Ahmed Zewail a contribué à la prise de conscience de la question du retard scientifique de l’Égypte et des différents dysfonctionnements du système. Une question fondamentale que se sont posés de nombreux intellectuels et scientifiques, et qui devient de plus en plus récurrente, est de savoir si le sous-développement scientifique est organiquement lié au sous-développement général qui entraînerait ainsi le sous-développement scientifique ? Les liens d’imbrication ne semblent pas aussi clairs. Le sous-développement économique et matériel peut en effet perdurer alors que scientifiquement la situation peut évoluer. C’est notamment le cas en Inde qui est un exemple très intéressant puisque bien que pays en voie de développement, elle occupe une place importante en matière de sciences fondamentales.

Le manque de coopération au sein même du monde arabe de manière générale et de l’Égypte en particulier, est un des handicaps majeurs. Le fait d’appartenir à un réseau, d’échanger des résultats de recherche, de procéder à des échanges d’idées, etc., permet d’avoir également un avant-goût de l’impact de ces résultats. En ce qui concerne l’Égypte, les éléments du réseau existent, mais le réseau n’existe pas à proprement parler. La collaboration entre les équipes de différents centres de recherche, n’existe pratiquement pas – et au contraire, c’est plutôt la concurrence qui prime, ainsi que trop souvent, la théorie du complot.

Il en découle qu’à part tous les investissements nécessaires en éducation et en matériel, il faut également créer de nouvelles conditions de travail et de communication au sein des différents groupes de travail.

Les bouleversements

L’Égypte n’a pas pu mettre en œuvre un système adapté à sa politique de développement, et l’écart demeure très important entre les objectifs affirmés et le personnel formé ou les moyens déployés pour les atteindre.

La bureaucratie, la corruption et l’absence de démocratie sont des freins à toute pensée novatrice. Dans son livre, Attention, l’Égypte fait marche arrière ! qui est en quelque sorte le guide d’une Égypte corrompue, Mahmoud Attiya fait une énième dénonciation de la corruption, de ses causes et de ses méfaits. Il constate une fois de plus que le fossé entre les différentes classes sociales ne fait que se creuser[8]. Dans certains cas, les superstitions, elles aussi, assimilées à une application rigoriste de la religion, n’assurent pas l’esprit critique et l’indépendance de pensée nécessaires. S’ajoutant au chômage, ces aspects sont aussi à l’origine de la fuite des cerveaux.

Tout compte fait, l’état de la recherche scientifique reflète les contradictions, la diversité des courants voire la schizophrénie, qui agitent la société et l’État. Souhaits et programmes officiels rejoints par une certaine volonté de briser les carcans et d’aller vers une société de la connaissance, se heurtent à une tradition d’autocratie et de conformisme au sein même des institutions[9]. Dans le chapitre Performance de l’État du PNUD, les auteurs dénoncent : « les différences en matière d’identité sont considérées comme une source d’insécurité. Ainsi s’est développé l’objectif de masquer la diversité des populations, leurs cultures, religion et langages »[10].

En fait, de Mohamed Ali à Moubarak c’est toujours la même lutte : sortir du goulet d’étranglement avec toute sorte de revirements politiques.

Il est intéressant de relever la similitude des problèmes que connaissent les politiques d’enseignement de l’Égypte et du Maroc. À se demander selon Mohamed Sid Ahmed[11], si la pérennisation de ces problèmes ne relève pas de la volonté du pouvoir d’assurer une formation pointue à une toute petite élite et de maintenir le plus grand nombre dans une illusion de savoir, ce qui constitue peut-être l’indispensable condition de survie des régimes autoritaires. Mohamed Tozy, quant à lui, cite : « […] Les pouvoirs en pays d’islam n’essaient pas de développer le potentiel exécutif des différents groupes sociaux. Au contraire, il s’appuie sur une philosophie sécuritaire basée sur le conservatisme et l’accentuation des inégalités. […] »[12]

Un autre problème, et qui n’est pas des moindres, est de ne pas se référer uniquement aux gloires passées en tentant d’y retourner – ce qui constitue l’essentiel du discours de certains scientifiques islamistes qui voudraient faire revivre le flambeau arabe en sciences en ayant constamment recours au Coran –, mais de tourner la page et de regarder vers l’avenir. Il est certainement bien plus aisé de vivre dans l’illusion d’un passé glorieux afin de tranquilliser la vanité nationale.

L’Égypte, a très vite été contrainte d’exporter ses élites, vu la fuite des cerveaux accélérée sous Nasser, et les conditions infiniment plus attrayantes qui s’offrent à eux en Occident. Les éléments les plus doués se trouvent entraînés à l’extérieur, ce qui n’est d’ailleurs pas un phénomène proprement égyptien. Il peut y avoir un effet de retour, dans la mesure où le brain drain peut s’organiser en réseaux, voire en groupes de pression.

De fait, plusieurs intellectuels n’ont pas définitivement coupé avec leur pays d’origine ou d’adoption et interviennent régulièrement sur des thèmes comme celui de la mondialisation, la multipolarité, la coexistence des civilisations et des cultures, et tentent de sensibiliser leurs lecteurs à tous les effets nouveaux et souvent imprévus de la mondialisation, et notamment aux changements profonds qui sont en cours[13]. Ils interviennent également sur le thème de la nouvelle gouvernance, sur l’émergence de nouvelles structures, de nouveaux réseaux économiques ou sociaux qui ont beaucoup plus de puissance que certains États et gouvernements. Parmi la grande vague de scientifiques et intellectuels égyptiens qui ont quitté l’Égypte dans les années 60, certains voudraient y retourner afin d’offrir bénévolement leurs services, mais il existe une méfiance vis-à-vis d’eux, et souvent celle-ci est encore plus importante lorsqu’il s’agit de non-musulmans. Contrairement à ce que l’on aurait pu imaginer, ou du moins, espérer, l’aide n’est pas toujours la bienvenue[14].

Le Tiers-Monde est dans un état de désorganisation telle qu’il est très difficile d’introduire une typologie de cette désorganisation. Mais la situation ne semble pas désespérée dans la mesure où des élites existent, et qu’à l’époque d’Internet, les éloignements géographiques sont beaucoup moins importants. Un chercheur égyptien peut être plus productif à Stanford, ou à Paris, que dans une banlieue modeste du Caire tout en restant en interaction étroite avec son université d’origine et l’ensemble de la diaspora scientifique ? Cela pourrait contribuer à une reprise de conscience au niveau égyptien, mais qui ne pourra naturellement plus se poser de manière aussi simple qu’au XIXe et début du XXe siècle, essentiellement dans des termes de nationalisme puisque cette idéologie et tous les courants dit modernes qui ont accompagné la Nahda, tendent aujourd’hui à disparaître au profit de l’islamisme. Il y aura donc soit un retour stérile au « choc des civilisations », soit à l’inverse, à une conscience plus aiguë et souvent douloureuse des ruptures, des bouleversements en cours, induits par l’accélération de l’histoire, dans l’ordre de l’épistémê arabe. La projection de ces élites vers une nouvelle vision du monde, envoie quelques timides signes d’espoir en ce moment, qui cohabite avec une régression, particulièrement obscurantiste et qui risque de créer un grave malaise. Il y a en ce moment une sorte d’hésitation, de crise identitaire.

D’autre part, le transfert des savoirs, doit-il s’accomplir ponctuellement, au coup par coup ou doit-il être repensé en termes beaucoup plus généraux dans des cadres d’échanges entre systèmes de pensées et de culture, lesquels peuvent, selon les points de vue que l’on adopte, s’opposer ou se conjuguer ?

L’intellectuel égyptien a la chance, ou le handicap, de se retrouver avec des registres de cultures, des bouts de cultures, qui appartiennent à des ensembles très divers. Un bout de culture islamique, avec notamment cette mythologie islamique – les quatre califes, la gloire de l’islam, etc., et puis d’autre part, cette culture et technique occidentales de plus en plus omniprésentes dont l’aspiration est de les acquérir, tout en les rejetant. Il y a ainsi plusieurs couches de culture, de civilisations, une sorte de patchwork qui pourrait être un avantage en soi, mais qui pourrait vite tourner au conflit.

Un handicap majeur en Égypte en particulier, et dans le monde arabe en général, est dû au statut de la langue arabe, son rôle, sa perception ! Il existe en Égypte une scribolâtrie, une sacralisation de la langue ; le rapport à la langue est théologique et donc en quelque sorte, inviolable pour certains, ce qui entraîne inévitablement un problème de diglossie : la langue parlée n’est pas la même que la langue écrite et cela pose donc des problèmes de scolarisation : ce qui aurait dû déjà être réglé à l’école, semble vouloir être résolu de manière beaucoup plus inadaptée en multipliant l’étude du Coran qui est une langue du VIIe siècle, et qui reste en quelque sorte pour beaucoup, le paradigme linguistique. Ceci pose inévitablement un problème de traduction et de conceptualisation, qui se reflète dans l’enseignement et sur le niveau des élèves.

 



[1] Ce qui n’est évidemment pas propre à l’Égypte.

[2] Selon la formule de Gilles Képel.

[3] Flory, M., B. Korany, R. Mantran, M. Camau et P. Agate, Les régimes politiques arabes, PUF, Paris 1990, p. 251.

[4] Mohamed Ali ne parle pas lui-même l’arabe et de fait, le premier dirigeant à connaître l’arabe est Fouad 1er qui accède au trône en 1922 (Le Roi Farouk, son fils l’avait quant à lui appris depuis enfant).

[5] Nous avons en effet affaire à une élite très profondément francophone, plus rarement, anglophone. À titre d’exemple, il est intéressant de noter que plus tard, le parti communiste, est très proche de la France, et ses membres sont en étroite relation avec le PC français. Grand nombre de communistes égyptiens seront d’ailleurs expulsés ultérieurement vers la France. Parmi eux, Henri Curiel qui sera expulsé par Farouk vers Paris.

[6] Heggy, Tareq, « Politique et religion », in Al-Ahram Hebdo, 16-22 septembre 2009, http://hebdo.ahram.org.eg/Arab/Ahram/2009/9/16/opin4.htm

[7] Heggy, op. cit.

[8] Abdel-Hakim, Dina, « Le guide d’une Égypte corrompue », in Al-Ahram Hebdo, 22-28 juillet 2009, http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2009/7/22/livr5.htm. Le titre en arabe du livre est : Ehtaress … Masr targaa ila al-khalf, Éditions Al-Aïn, 2009.

[9] Selon un hadith rapporté par Ibn Majah, le prophète a dit : Celui qui dévie de la oumma, dévie vers l’Enfer.

[10] Al-Gamal, Samar, « Une approche souvent biaisée », in Al-Ahram Hebdo, 29 juillet-4 août 2009, http://hebdo.ahram.org.eg/Arab/Ahram/2009/7/29/doss1.htm

[11] Entretien avec Mohamed Sid Ahmed, le 19 mars 2005. Journaliste et intellectuel marxiste.

[12] Sahoua, 26, 1993, p. 15 cité par Tozy, op. cit., p. 181.

[13] C’est le cas notamment d’Anouar Abdel-Malek, CNRS UNESCO, qui a une rubrique hebdomadaire dans Al-Ahram. Edward Saïd, quant à lui, écrivait chaque jeudi dans Al-Ahram Weekly.

[14] Propos recueillis auprès de Mme. Nabila Yousef, ingénieur d’origine égyptienne, responsable du programme nucléaire civil au Canada, et lauréate du Top 50 Women in Energy – the Americas and Globally en 2003.