18/11/2013

Qatar : une diplomatie en perte de vitesse ?

Analyse

Qatar : une diplomatie en perte de vitesse ?

Par Nabil Ennasri, doctorant à l’Institut d’Études Politiques (IEP) d’Aix-en-Provence et auteur de « L’énigme du Qatar » (IRIS, Armand Colin)

Parmi les États qui ont le plus souffert des brusques changements survenus ces derniers mois au Moyen-Orient se trouve le Qatar. L’abdication de l’émir au profit de son fils a été le prélude à une série de revers qui peuvent laisser croire à un véritable échec pour la diplomatie d’engagement dans laquelle l’émirat avait basculé depuis le milieu des années 2000. Le premier concerne l’Égypte, pays dans lequel Doha avait massivement investi et qui constituait l’allié diplomatique le plus important dans la région. Le Qatar nourrissait de nombreux espoirs de voir ce poumon du monde arabe revenir sur le devant de la scène afin de construire à ses cotés un axe stratégique fort qui aurait pu reléguer au second plan le rival saoudien.

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