24/02/2014

Communiqué de presse We Tube

Communiqué de presse

Remise de Prix We Tube, Smash Clichés in a Clip

Ce jeudi 20 février avait lieu la remise des prix du concours vidéo « We Tube, Smash Clichés in a Clip » à Bruxelles. Environ 75 personnes étaient présentes pour assister à la remise des prix. Ceux-ci ont été décernés par le jury, représenté par Bilall Fallah, ainsi qu’Evelyne Huytebroeck, Ministre de la Fédération Wallonie-Bruxelles responsable en matière de jeunesse et d’action sociale. Ils ont récompensé 6 vidéos des 17 courts-métrages participants au concours qui fut lancé en mai 2013.

Les vidéos réalisées par des jeunes âgés entre 15 et 25 ans avaient pour but de briser les clichés et les préjugés culturels qui les entourent. Des organisations de jeunes et des écoles de la région bruxelloise, d’Anvers ou encore de Gand, ont été nombreuses à participer à la première édition de ce concours vidéo.

Le premier prix a été remporté par des jeunes de La Gerbe Amo, Atmosphères et Infor Jeunes pour leur vidéo appelée « Je ne suis pas raciste mais… ». Ils remportent donc un voyage et la participation à un festival culturel au Maroc. Le prix coup de cœur du jury a, lui, été décerné à des jeunes de TV Ekkergem, VZW Jong et de Vieze Gasten pour leur vidéo « Les cours d’intégration du Brugse Poort », ils remportent une formation vidéo. Et le prix du Public a été remporté par l’école Denise Gresiac de Berchem avec leur film « Who is there ?! », ils ont gagné des tickets de cinéma.

La Ministre Evelyne Huytebroeck a décerné trois chèques pour le « Prix de l’associatif et des écoles ». La Fédération Wallonie-Bruxelles a ainsi fait un don de 1000€ pour ces trois prix et donc soutenir les jeunes dans leur initiative. Le Conseil des Jeunes d’Ixelles remporte alors 250 euros pour leur vidéo « Effet Domino ». L’école Leonardo Lyceum d’Anvers a également remporté 250 euros pour « Meetings ». 500 euros ont été accordés à l’académie de théâtre de Borgerhout pour leur court-métrage « Smash Clichés ». Pour la Ministre, il était essentiel de soutenir le projet : « […] nous qui nous mobilisons politiquement pour que les rencontres entre les gens se passent de façon harmonieuse, nous sommes régulièrement confrontés à des a priori, à des discours simplistes, à une intolérance le plus souvent due à la méconnaissance de l’autre et de ce qu’il est. Proposer à des jeunes de réfléchir à ces stigmatisations infondées, puis à partir de leur réflexion, construire un message avec des outils médiatiques qu’ils maîtrisent de mieux en mieux, qui sont de plus en plus accessibles au plus grand nombre, et qui sont aujourd’hui très facilement diffusables : voilà une idée excellente.  »

Béa Diallo, l’échevin de la jeunesse et de l’égalité des chances de la commune d’Ixelles, était également présent pour soutenir les jeunes dans leur participation. Il est venu chaleureusement encourager et féliciter les participants du concours.

Ce projet a été réalisé par les membres du réseau belge de la Fondation Anna Lindh et coordonné par le Chef de File de ce réseau, l’Institut MEDEA, dans le cadre d’un projet d’action commune pour plus de ponts entre les cultures. La Fondation Anna Lindh (FAL) est un réseau euro-méditerranéen regroupant 42 pays. Son objectif principal est de surmonter les malentendus et les stéréotypes qui affectent les relations entre et au sein des sociétés de la région, une tâche qui est devenue d’une importance capitale durant la dernière décennie. Comme contribution à la création d’un espace de prospérité, de coexistence et de paix, la FAL œuvre à restaurer la confiance dans le dialogue et à combler les lacunes des perceptions mutuelles ainsi que la promotion de la diversité et de la coexistence.

Le but du concours était de favoriser la rencontre, le dialogue, le travail ensemble, et ce, pour que les préjugés puissent disparaître. Dans notre vie quotidienne, nous catégorisons. C’est inévitable et l’on risque facilement de déraper et de faire des généralités ou des raccourcis. Certains font moins mal, comme « les noirs courent très vite », « ils ont le rythme dans la peau ». Mais d’autres font des dégâts et peuvent rapidement amener au rejet, à la discrimination, au repli, voire même au racisme. On a déjà tous entendu « les Marocains sont des voleurs », « les Hollandais sont avares », « les noirs sont paresseux », « les Européens de l’Est sont des criminels ». Cela devient problématique quand les gens se laissent guider par ces stéréotypes. Partout le racisme est présent : au travail, à l’école, lorsque l’on cherche un logement, etc. Les médias jouent également un rôle important dans la création et la diffusion d’images positives.

La première édition de ce concours vidéo fut une réelle réussite de par le nombre de jeunes participants, les messages puissants sur le thème des clichés et des stéréotypes, les vidéos et les courts-métrages réalisés avec beaucoup de talent, et les partenaires en masse venus soutenir le projet.

 

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