25/02/2014

Speech van Evelyne Huytebroeck op de prijsuitreiking We Tube (Frans)

Link naar de website van Evelyne Huytebroeck

Participer à cet événement « We tube, smash clichés in a clip » m’est apparu comme une évidence. Ministre bruxelloise, chargée entre autre des politiques de jeunesse, je sais les difficultés du vivre ensemble que peuvent rencontrer les jeunes bruxellois, mais aussi  les jeunes de tout le pays. C’est  ma mission que de favoriser et soutenir les initiatives qui visent un meilleur vivre ensemble. Mais nous qui nous mobilisons politiquement pour que les rencontres entre les gens se passent de façon harmonieuse, nous sommes régulièrement confrontés à des a priori, à des discours simplistes, à une intolérance le plus souvent due à la méconnaissance de l’autre et de ce qu’il est.

Proposer à des jeunes de réfléchir à ces stigmatisations infondées, puis à partir de leur réflexion, construire un message avec des outils médiatiques qu’ils maîtrisent de mieux en mieux, qui sont de plus en plus accessibles au plus grand nombre, et qui sont aujourd’hui très facilement diffusables : voilà une idée excellente. Mon emploi du temps ne m’a pas permis de regarder tous les mini-films, mais à la vision de certains d’entre eux, des qualités évidentes apparaissent. Parfois, c’est l’intelligence de la réflexion, parfois l’originalité du scénario, parfois la qualité des images, parfois le jeu des acteurs,  parfois le dynamisme du montage… Et parfois toutes ces qualités ensemble dans un même petit film. Ce que j’aime souvent dans les images proposées par les jeunes, c’est leur légèreté et leur capacité à nous rafraîchir, tout en nous invitant dans le même temps à penser, à mobiliser notre intelligence.

Ces petits films vidéo n’ont sans doute pas pour ambition de révolutionner la planète. Mais ils sont une affirmation rassurante de l’esprit qui anime beaucoup de jeunes. Des questions qu’ils se posent aussi. Parce que, face à certaines manifestations d’intolérance, la réponse ne peut être simple. Et certaines réalisations le démontrent, il y a de la nuance, de la finesse dans ce que proposent les jeunes réalisateurs.

Mon projet, comme ministre bruxelloise et ministre de la jeunesse, c’est de promouvoir une ville, un pays où il fait bon vivre ensemble. Cette petite formule,  ce ne sont pas que des mots. C’est surtout un travail au quotidien. C’est un travail que beaucoup d’hommes et de femmes politiques mènent. Je m’engage avec eux. Mais ce n’est pas qu’un travail des femmes et d’hommes politiques. C’est le travail de chacun. Le fait que la fondation Anna Lindh nous propose ce concours à la fois ludique et créatif, mais aussi porteur d’une réflexion intelligente sur notre avenir à tous dans une ville et un monde cosmopolite fait d’échanges constants, participe à ce travail.

Le fait que les jeunes soient portés par l’envie de poser un regard, d’être créatifs, de dire des choses sur ces situations d’intolérance, sur ce désir de plus de tolérance, le fait que les jeunes marquent leur envie de réussir la vie ensemble, en reconnaissant les spécificités de chacun et en les appréciant d’abord plutôt que de les dénigrer, tout cela participe à ce travail.

C’est un travail que nous devons porter ensemble. Et c’est parce que dans les images créées, j’ai pu observer que nous empruntions le même chemin, que je suis heureuse de partager ces moments avec vous. Félicitations pour les différentes réalisations, merci  de les avoir fait exister, et merci pour votre engagement dans une société que nous voulons solidaire.