17/03/2014

Analyse

Analyse

Les monarchies du Golfe se déchirent en public

Par Olivier Da Lage, journaliste à RFI et chercheur associé à l’institut MEDEA.

Le rappel le 5 mars dernier par l’Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis et le Bahreïn de leurs ambassadeurs en poste à Doha ferait presque oublier qu’il y a à peine plus de trois mois, l’Arabie saoudite avait en vain tenté de faire adopter par ses partenaires du Conseil de coopération du Golfe (CCG) un projet d’Union du Golfe. Chaudement soutenu par le Bahreïn et plus mollement par les Émirats arabes unis, ce projet était en revanche combattu par le Koweït et davantage encore par le sultanat d’Oman. Le ministre des Affaires étrangères d’Oman avait même publiquement déclaré que dans le cas où ce projet serait mis en œuvre, le sultanat se retirerait du CCG dont il est depuis 1981 membre fondateur. Quant au Qatar, il n’a pas eu besoin de s’opposer publiquement au projet, Oman s’en étant chargé, mais sa position ne faisait guère de doute.

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