04/03/2014

Conflit syrien et politique française : aux sources d’un contentieux historique

Par Philippe Bannier, Institut MEDEA

Le spectre de la soumission à une puissance étrangère est souvent revenu dans l’histoire de la Syrie : la France durant la période mandataire, puis l’Egypte à partir de 1958, lorsque les deux pays fusionnèrent et formèrent la République arabe unie. La Syrie, alors en proie aux divisions politiques et à l’agitation dans la rue, s’était jetée dans les bras de Nasser, en pensant qu’à terme, la situation allait s’améliorer. Il n’en était rien : la méfiance du leader égyptien envers les officiers syriens, et ses visées hégémoniques, ont largement favorisé le coup d’Etat en 1961 à Damas qui mit un terme à cette expérience.

Le second spectre qui n’a cessé de hanter la Syrie est celui du morcellement territorial. Après le Liban (1920) et le sandjak d’Alexandrette (1938), la perte du plateau du Golan lors de la guerre des Six-Jours en 1967 a rouvert des blessures que l’on croyait cicatrisées. Le régime politique d’alors, conduit par Salah Jedid, fut accusé d’avoir conduit la Syrie à la défaite, de par son idéologie radicale.

Le pouvoir syrien : ‘asabiyya alaouite et légitimité extérieure

Afin que ces deux spectres cessent de hanter la Syrie, Hafez el-Assad a entrepris la construction d’un «Etat de barbarie», selon la formule consacrée du sociologue français et otage au Liban tué en 1986, Michel Seurat[1]. L’habileté du président Assad a été de fonder son pouvoir sur la communauté alaouite, mais aussi de tisser de vastes réseaux clientélistes qui lui ont permis d’atteindre d’autres confessions, d’autres clans et d’autres familles auxquelles il a savamment lié leur sort à celui du régime. Il a réussi aussi à mettre en avant le caractère laïc de son régime en nommant des ministres sunnites. Ainsi, de nombreuses institutions, si elles sont gérées en apparence par un sunnite, sont souvent en réalité des coquilles vides ; les principaux leviers du pouvoir, en particulier au sein de l’appareil sécuritaire du régime et des nombreux services de renseignement, sont aux mains d’officiers alaouites.

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© AFP. Hafez el-Assad, qui a dirigé la Syrie entre 1971 et 2000, s’est appuyé sur la communauté alaouite et un vaste réseau clientéliste pour asseoir son pouvoir.

Michel Seurat avait employé la formule du penseur du XIVème siècle Ibn Khaldoun, pour désigner cet esprit de corps qui caractérise une communauté donnée lorsqu’elle s’empare du pouvoir : ‘asabiyya. Cette communauté n’est pas nécessairement un bloc homogène ; il existe de nombreux clivages au sein de la communauté alaouite, à commencer par des clivages claniques et familiaux[2]. Tous les Alaouites ne sont pas favorables au régime d’Assad ; cependant, l’asabiyya fait corps lorsque son existence est menacée. Cela est d’autant plus vrai chez les Alaouites du fait de leur histoire, marquée par les persécutions.

Ainsi peut-on analyser le conflit qui oppose l’asabiyya des Frères musulmans, qui recrutent essentiellement, voire exclusivement, dans la communauté sunnite du pays, à la ‘asabiyya alaouite au pouvoir. Lors de la crise du début des années 1980 à Alep, puis à Hama, la communauté alaouite a fait bloc derrière le régime, car elle voyait son existence menacée.

Le régime fondé par Hafez el-Assad se caractérise également par l’étroite imbrication de la politique intérieure et la politique extérieure[3]. Soucieux de préserver sa souveraineté face à des pays occidentaux, dont fait partie la France, toujours soupçonnés de vouloir déstabiliser les pays du monde arabe, à commencer par la Syrie, Hafez el-Assad s’est rangé du côté des pays farouchement hostiles à Israël et aux Etats-Unis, même si son alliance avec l’Iran persan, islamiste et révolutionnaire est apparue à l’époque comme contre-nature.

Ce n’est pas pour autant que Damas a soutenu ardemment les Palestiniens : la plus grande crainte de la Syrie est l’isolement diplomatique, qui peut la conduire à être soumise à une puissance étrangère ; elle doit donc être au centre de l’action extérieure des Etats. Dès lors, dans cette vision, l’OLP de Yasser Arafat a été considérée comme un rival par Damas, qui souhaite prendre les rênes du combat pour la Palestine au nom de l’unité arabe.

Mais c’est surtout la mainmise de la Syrie sur le Liban à la faveur de la guerre civile qui ravage ce dernier à partir du milieu des années 1970 qui oppose frontalement la France et la Syrie, d’autant plus que Damas est soupçonnée d’être derrière les attentats qui ont coûté la vie à l’ambassadeur français au Liban et à 59 soldats français au début des années 1980. Cette domination syrienne dans un pays traditionnellement proche de la France, officialisée par les accords de Taëf en 1989, s’est étendue à tous les niveaux de la société libanaise, si bien que la vie politique du pays dépendait du bon vouloir de Damas.

Des hauts et des bas ont caractérisé les relations entre Damas et Paris jusqu’à la veille d’un mouvement de révolte inédit en Syrie. Les deux pays ne sont pas parvenus à établir des relations durables, notamment à cause du contentieux historique qui continue de les opposer à travers le cas libanais. Autrefois, Damas reprochait à Paris d’avoir détaché le Liban de son territoire ; désormais, Paris reproche à Damas ses visées hégémoniques sur ce pays, lieu fondamental de l’influence française dans la région. L’attentat qui a coûté la vie à l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri en 2005 a contribué à envenimer des relations qui étaient déjà bien empoisonnées.

France et Syrie, des relations en dents de scie

La courte période qui commence en 2007, avec l’élection à la présidence de la République française de Nicolas Sarkozy, et le printemps 2011, se caractérise par un réchauffement paradoxal des relations entre Paris et Damas. La Syrie est réintégrée au sein de la communauté nationale sans avoir à modifier sa politique étrangère, tandis que la France obtient de Damas un échange d’ambassadeurs avec le Liban. Cela se concrétise en octobre 2008. Pour la première fois, la Syrie envoie un ambassadeur à Beyrouth. Tout laissait à penser que le contentieux historique entre la France et la Syrie appartenait désormais au passé.

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© Eric Feferberg/AFP. Sous la présidence française de Nicolas Sarkozy, les relations avec la Syrie se sont améliorées, mais très vite dégradées lors du début de la révolte syrienne à partir de mars 2011.

Ce changement de paradigme devait s’accompagner d’un changement au niveau politique, les dirigeants n’étant plus jugés compatibles avec leur époque, malgré le jeune âge de Bachar el-Assad, arrivé au pouvoir par défaut en 2000.

En mars 2011 se déclenche alors un mouvement de révolte inédit en Syrie. Le régime syrien y a vu tout de suite la main d’al-Qaïda, soutenue par des puissances étrangères, aussi bien les Etats-Unis et la France que les monarchies du Golfe. En réalité, ce n’est pas une ‘asabiyya en révolte contre une autre ‘asabiyya, comme cela était le cas au début des années 1980, mais c’est désormais la révolte de tout un peuple contre un régime considéré comme tyrannique.

La répression est elle aussi inédite : la militarisation croissante de l’opposition, qui s’est regroupée autour de l’ASL, a entraîné de nombreuses pertes. La répression du régime a pris une telle ampleur qu’il en est venu à utiliser des armes de guerre : les missiles Scud tirés sur Alep, des raids aériens quotidiens, et même des bombardements l’arme chimique. Un nouveau cap a été franchi lorsque l’opposition syrienne a accusé le régime d’être le responsable de la mort d’environ 1 300 personnes dans les quartiers Jobar et Zamalka, dans la banlieue de Damas, suite à l’utilisation de gaz neurotoxiques. La Russie, fidèle soutien du régime, a évoqué une «provocation planifiée à l’avance»[4]. En revanche, la France, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a évoqué une «réaction de force» si le massacre est avéré.

Deux ans de conflit ont fait resurgir les deux spectres de la Syrie : alors que le conflit s’est militarisé, si bien que l’on peut parler aujourd’hui de guerre civile, le territoire syrien apparaît plus fragile que jamais. La menace la plus sérieuse semble provenir du nord du pays, de la part de la minorité kurde, qui désormais contrôle de facto une bonne partie du territoire. En cas de chute de Bachar el-Assad, il serait compliqué pour les opposants syriens de contrarier les ambitions des Kurdes, sans provoquer de conflits sanglants.

Il semblerait aussi que le régime syrien poursuive une stratégie qui lui permettrait de survivre : se replier sur la Montagne alaouite en cas de prise de Damas par les insurgés[5]. Cela expliquerait l’acharnement du régime à reprendre Qousseir et Homs, en juin et juillet dernier. Cela expliquerait également la concentration de soldats et de miliciens alaouites dans ce réduit, et la volonté de préserver coûte que coûte cette zone des assauts des rebelles.

Le spectre de la soumission à une puissance étrangère est également de retour. Sauf que cette fois-ci, c’est la Russie et l’Iran qui ont pris le relais de la France et de l’Egypte. La Russie couvre Damas au niveau diplomatique, en bloquant les résolutions contraignantes au Conseil de Sécurité de l’ONU, mais aussi au niveau économique et financier, en lui imprimant des billets ou lui livrant des armes[6], tandis que l’Iran fournit un soutien financier et militaire[7]. On constate de plus en plus de combattants iraniens en Syrie, aux côtés de combattants du Hezbollah, la créature de Téhéran au Liban. Désormais, le commandement militaire syrien est largement aux mains des conseilleurs russes et iraniens, qui supervisent les batailles à mener, l’armée syrienne n’étant plus considérée comme totalement sûre.

La propagande du régime, selon lequel il fait face à des forces islamistes, est devenue une prophétie auto-réalisatrice, en ce sens que depuis un an, de nombreux combattants djihadistes affluent du monde entier, en particulier d’Afrique du Nord, pour mener le djihad en Syrie contre un pouvoir alaouite jugé hérétique. Les succès militaires engrangés par les forces extrémistes, telles que le Front al-Nosra, ont dissuadé les pays occidentaux de soutenir l’opposition militaire syrienne.

Les répercussions sur le Liban sont dures. Il semblerait que le régime, qui a construit sa légitimité sur sa capacité de nuisance régionale, souhaite entraîner l’ensemble de sa région dans sa chute. Il a essayé de provoquer des incidents frontaliers importants avec la Turquie et la Jordanie, et s’est lancé dans une véritable entreprise de déstabilisation de son voisin libanais. Les tensions communautaires sont attisées, si bien que des combats ont été déclenchés entre les quartiers alaouites et les quartiers sunnites de Tripoli. Cependant, les déclarations du président libanais Michel Sleimane, bien qu’il soit considéré comme un pro-syrien, semblent aller dans le sens d’un approfondissement de la politique de distanciation à l’égard du régime syrien, une façon d’affirmer son indépendance par rapport à Damas.

Quant à l’opposition politique syrienne, regroupée principalement au sein d’une Coalition, elle souffre de ses divisions individuelles et idéologiques. «L’Etat de barbarie» a eu pour effet d’annihiler toute opposition structurée. Celle qui était le plus organisée, les Frères musulmans, a été violemment réprimée au début des années 1980. La Coalition actuelle souffre ainsi de cette société introuvable, de cette absence de culture du compromis et de la négociation. Cela laisse présager un long conflit, qui a déjà fait couler beaucoup de sang. Même si la France a pris de nombreuses initiatives en faveur de l’opposition syrienne, elle n’a pas pris le risque de franchir le pas et de lancer une intervention militaire. Son rôle d’ancienne puissance mandataire la dissuade largement d’intervenir, si elle veut un jour dépasser le contentieux historique qui l’oppose à Damas.

Aux sources d’une tension historique : la période mandataire (1920-1946)

A l’image des relations entre la France et le monde arabe, les relations entre la France et la Syrie ont toujours été empreints de méfiance et d’attraction mutuelles. Malgré le caractère officiel du Mandat (1920-1946), il n’en demeure pas moins qu’il a été vécu et analysé comme une entreprise coloniale, peu différente des protectorats français au Maroc ou en Tunisie. Les Hauts-commissaires représentant le gouvernement français au Levant n’ont pas toujours été à la hauteur de la tâche, n’ayant pas su comprendre le ressentiment populaire envers cette présence française.

Le contentieux historique qui oppose la France et la Syrie concerne en réalité le Liban, que Damas n’a jamais accepté et véritablement reconnu. Province historique de la Syrie, la Montagne libanaise constituait le débouché de Damas sur la mer, à travers le port de Beyrouth. La perte du Liban fut donc aussi une perte économique et commerciale pour la Syrie.

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© JM Porcher/Radio France. Un portrait de Bachar et Hafez el-Assad à Tripoli, au Liban. Damas n’a jamais accepté la perte du Liban sous la période mandataire française.

Pendant tout le 20ème siècle et au début du 21ème siècle, la Syrie a tenté de récupérer ce qu’elle considérait comme sa province historique. Cependant, le Liban semble s’efforcer de s’éloigner, lentement mais sûrement, de son encombrant voisin. Trente ans de domination politique, militaire et économique de la Syrie sur le pays ont incité le pays à se construire et à devenir un Etat souverain, face à un voisin qui joue la carte de la déstabilisation dans le contexte de la guerre civile qui le secoue depuis mars 2011.

Par ailleurs, ce contentieux franco-syrien avait été renforcé par la perte du sandjak d’Alexandrette, une autre amputation que la France a infligée au territoire syrien en 1938. Une pure décision politique française, celle d’acheter la neutralité de la Turquie à la veille de la guerre, a privé la Syrie d’un nouveau territoire.

La Syrie indépendante de 1946 était à construire. Les troupes françaises ont évacué le pays, l’heure était à la liesse populaire. Mais les défis furent de taille : il s’agissait de jeter les bases d’un Etat moderne, mettre en marche l’économie et combattre la pauvreté. La lutte pour le pouvoir engagée par les héros de l’indépendance, regroupés principalement au sein du Bloc national. Ceux-ci ont brillé par leur incompétence à gérer les affaires courantes de l’Etat, et la corruption a commencé à s’installer dans le pays, sans jamais réellement le quitter.

1948 est la date clé pour comprendre l’évolution politique de la Syrie, et au-delà, des régimes politiques du monde arabe. La naissance de l’Etat d’Israël, qui concrétise le projet sioniste amorcé à la fin du 19ème siècle et qui a bénéficié du soutien du gouvernement britannique à partir de 1917, a provoqué un séisme géopolitique dans le monde arabe ; dès le lendemain de la création du nouvel Etat, les armées arabes lui déclaraient la guerre, même si elles n’étaient pas bien préparées, comme c’était le cas en Syrie.

L’humiliante défaite des armées arabes a  eu de lourdes répercussions sur le plan politique : les hommes politiques furent accusés d’être les responsables de la défaite militaire, mais aussi de ne pas avoir été capable de gérer convenablement le pays. La corruption s’était développée, et des problèmes d’organisation dans l’acheminement du matériel militaire avaient été découverts[8].

De plus, la lutte pour les indépendances a permis à de nombreux nationalistes, comme en Syrie, de faire leur preuve au combat, durant la révolte de 1925, ou bien dans l’Armée du Levant, à l’instar des minorités religieuses. Ainsi, les Alaouites, les Druzes et les Ismaéliens ont été recrutés massivement par la France pour en faire des soldats et des officiers, afin de lutter contre les idées nationalistes qui imprégnaient alors la majorité sunnite du pays.

Une grande partie des officiers de l’époque s’est reconnue dans le parti Baas et ses idéaux : l’unité arabe d’abord, qui semblait de plus en plus proche au fur et à mesure que les pays arabes accédaient à l’indépendance ; le socialisme, qui permit à l’Etat de contrôler l’économie, venir en aide aux pauvres et de prévenir toute tentative de déstabilisation, impérialiste ou non ; et enfin le caractère laïc du parti, qui a attiré de nombreuses personnes issues des minorités.

Ainsi, un an après la défaite contre Israël, la Syrie fut victime d’un coup d’Etat d’officiers proches des idées socialistes et panarabes, à l’instar d’autres pays dans la région, comme en Egypte en 1952. Le Baas n’a pas encore de succès, puisque son premier congrès s’est tenu en 1947. Les militaires n’ont plus lâché le pouvoir jusqu’à aujourd’hui.

Il n’est pas anodin de voir que c’est l’armée qui a joué un rôle majeur dans le système politique syrien, et arabe en général : c’est elle qui était supposée être la garante du territoire, et en Syrie, la période mandataire a constitué une blessure douloureuse en ce sens qu’elle a été amputée du Liban et du sandjak d’Alexandrette. L’armée apparaît donc comme un moyen de reconquête de ses territoires, d’autant plus qu’elle est acquise aux idées nationalistes.

L’année 1956 constitue un tournant majeur, puisqu’elle symbolise la fin de la présence européenne au Moyen-Orient. L’expédition militaire conjointe de la Grande-Bretagne et de la France s’est soldée par un échec humiliant, puisque les deux pays ont subi la pression à la fois de l’URSS et des Etats-Unis, les deux nouvelles puissances dans le monde. Désormais, Paris se lance dans le projet européen, en signant en 1957 le traité de Rome, et achève son retrait du monde arabe en 1962 lors de l’indépendance de l’Algérie. La France conserve néanmoins une certaine influence au Liban, en particulier dans sa clientèle traditionnelle, la communauté maronite. La forte diffusion de la langue française, à travers le réseau d’écoles et d’hôpitaux, a facilité le maintien des liens entre les deux pays, alors qu’avec la Syrie, les relations demeurent empreintes de méfiance et sont marquées par des enjeux de puissance.

Finalement, le principal défaut de l’Union pour la Méditerranée aura été d’être arrivé trop tôt : un tel projet aurait été le bienvenu pour soutenir la démocratisation des pays arabes après ces mouvements de révolte, et renforcer les liens et partenariats entre les deux bords de la Méditerranée. Cependant, il est probable qu’un tel projet aurait achoppé sur la présence israélienne aux côtés des autres pays arabes. Après avoir été longtemps le champ de bataille des impérialismes et des échanges à sens unique, un tel projet méditerranéen ouvrirait la voie à des échanges justes et équilibrés, et œuvrerait ainsi qu’à la réconciliation entre ex-pays colonisateurs et ex-pays colonisés.



[1] Michel Seurat, Syrie, l’Etat de barbarie, préface de Gilles Kepel, PUF, Paris, 2012.

[2] Fabrice Balanche, «Le cadre alaouite I. Alaouites : une secte au pouvoir», Outre-Terre 2, 14, 2006.

[3] Jean-Pierre Filiu, Le nouveau Moyen-Orient. Les peuples à l’heure de la Révolution syrienne, Fayard, Paris, 2013, p.85.

[4] http://www.lorientlejour.com/article/829043/-syrie-au-dela-de-lhorreur.html

[5] http://www.france24.com/fr/20130517-syrie-assad-rebelles-opposition-qousseir-hezbollah-chiites-sunnites-guerre/

[6] The Wall Street Journal, « US is warned Russia Plans Syria Arms Sale », 8 mai 2013.

[7] L’Orient-le-Jour, «Les chabbihas formés en Iran comme les combattants du Hezbollah», 5 avril 2013.

[8] Xavier Baron, Aux origines du drame syrien (1918-2013), Tallandier, Paris, 2013, p.104.