Le Meilleur des mondes en voie de réalisation ?

Par Didier Van der Meeren, Le Monde des Possible (membre du réseau belge de la Fondation Anna Lindh)

400 migrants qui perdent la vie dans les eaux de la Méditerranée en octobre 2013.  Comment peut-on comprendre ce qui se passe là-bas, comment comprendre ce massacre quotidien, la politique migratoire en Belgique et ses centres fermés, la présence des personnes sans-papiers rescapées au Monde des Possibles[1] ?  Est-ce purement fortuit ?  Les quelques éléments de réflexions proposés ici se placent en écho d’une pratique d’accompagnement des demandeurs d’asile dans notre petite association de quartier à Liège.  Aucune prétention académique ou à l’exhaustivité ici donc, juste un regard engagé sur une politique migratoire, une « bio » politique.[2]

Y a-t-il une base théorique qui définirait les vies qui mériteraient d’être soutenues, améliorées et les vies « des hommes infâmes »[3] qui pourraient être laissées à l’abandon, laissées à la mort ? [4]   Le « laissez mourir » dont font l’objet les personnes migrantes de Lampedusa est d’une certaine manière intégré dans les calculs des gouvernements, il peut trouver une place dans leur champ de rationalité comme effet collatéral des politiques migratoires de l’Europe et ses Etats membres.  Il est aussi l’objet d’illégalismes et d’un marché très lucratif de passeurs professionnels.

Le racisme pour Foucault n’est pas une question d’idéologie mais une technique de gouvernement, un ensemble de dispositifs destinés à fragmenter le corps social pour créer les conditions optimales de sa gouvernabilité.

« Aujourd’hui, on peut voir dans le fantasme entretenu par ce qu’Alain Brossat appelle « la xénophobie d’Etat », dont le nom de code serait le dénommé « problème de l’immigration », un processus comparable : « tout se passe – je cite – comme si une certaine figure nébuleuse, plastique, de l’étranger était destinée à jouer, dans l’exercice du biopouvoir, le rôle que le « fou » générique et tout aussi nébuleux du XVIIème siècle joue dans celui du pouvoir moderne émergent ». Le sans-papier, le clandestin, l’étranger qui travaille au noir et menace les emplois, la famille nombreuse immigrée qui vit de l’aide sociale, le jeune d’origine étrangère rétif à l’ordre scolaire, le dealer, le délinquant des cités, l’Africain polygame, la prostituée balkanique, le Rom voleur de métaux, toutes ces figures « construites », fût-ce à partir de quelques cas réels, permettent d’opérer ce grand partage, d’alimenter la dynamique de l’exclusion et de l’inclusion qui, dopée par le « syndrome de l’invasion », va se mettre à produire de l’identité nationale par défaut et une démocratie de l’ « entre soi ».[5] »

Dans le champ du racisme rationnel qu’un Etat peut déployer, ce qui se passe à Lampedusa est la forme la plus aboutie d’une politique qui vise à ignorer cette population précaire que constituent les étrangers démunis de ressources, originaires de pays dominés.  Au monde des Possibles, nous accompagnons des personnes qui font l’objet d’une invisibilisation sociale, d’un isolement, d’une précarisation par le biais d’une politique d’Etat qui se traduit notamment par les expulsions brutales, la négation des droits fondamentaux, et favorise objectivement la surexploitation économique.  Les photos de cadavres sur les plages à côté de touristes méditerranéens comme l’existence de centres fermés ont une fonction spécifique d’exemplarité démonstrative de la politique sécuritaire et d’une certaine xénophobie fonctionnelle des Etat(s) dont les partis politiques et les populations autochtones sont affectés en retour.

La réflexion sur les mouvements de populations de Lampedusa d’une part et le déni d’existence ou la non-reconnaissance dont font l’objet les personnes sans-papiers peut s’initier à partir de la problématique ou notion de capital humain et la valorisation économique de la vie humaine.  Ce que Luca Paltrinieri[6]  questionne en mettant en tension le gouvernement des vivants et l’exposition à la mort d’une partie importante de la population.  Il s’agit d’essayer de comprendre le passage entre ceux qui (doivent) mourir et ceux qui peuvent (ont le droit de) vivre à partir de cette mise en équation /valorisation économique de l’existence humaine.

Qu’il y a-t-il de commun entre Lampedusa et un centre fermé pour migrants ?  A Lampedusa comme à Votem, les migrants se situent dans un espace politique qui matérialise le rejet de populations ciblées.  Sortes de non-lieux ou hors lieux que caractérisent un confinement et une extraterritorialité des individus qui y sont enfermés.  Les « enfermés dehors » le sont aussi en raison même de leur statut arbitrairement imposé ; l’extraterritorialité n’a pas besoin de murs et de barbelés pour être, elle peut être décrétée par le simple statut juridique du migrant frappé « d’un ordre de quitter le territoire ».  Le voilà de facto placé en hétérotopie, le non-lieu de l’illégalité l’entoure en permanence et le frappe de dissolution psycho-sociale.[7]

La fonction principale de ce placement raciste rationnel (cf. supra) dans un hors-lieu, espace d’exclusion de personnes devenues parias, est de créer une inégalité de statut entre elles et les citoyens nationaux et par cette inégalité autoriser des traitements particuliers, des gestions extrapolitiques des populations avec toutes les dérives autorisées par le régime d’exception.  A Votem comme à Lampedusa, les parias n’ont plus de citoyenneté et sont totalement dépourvus  de toute protection de leurs droits sociaux, ce qui autorise toutes les dérives inhérentes aux espaces concentrationnaires.

L’inégalité de statut conférée à ces migrants permet de justifier d’une part un traitement différencié spécifique aux migrants et d’autre part d’opérer un certain rapprochement avec les populations locales/autochtones aujourd’hui victimes des politiques de l’Etat dit social actif  qui reposent, entre autres, sur la théorie du capital humain[8].  Cette théorie spécifie que le capital humain est composé des talents, aptitudes, qualifications et expériences accumulées par des individus qui déterminent leurs capacités à travailler et à produire.  Elle relie pour la première fois l’éducation, l’entreprise, les loisirs, l’économie en un ensemble intégré qui valorise les compétences de l’individu, sa capacité d’autoévaluation et les investissements qu’il peut réaliser en lui-même pour les « optimiser ».  Le rôle de l’Etat est ici de favoriser l’activation de chacun-e pour qu’il/elle investisse en lui/elle-même et soit plus rentable qu’autrui.  Nous sommes ici dans une logique de concurrence où chaque personne devient son propre patron et est en compétition pour défendre son « portefeuille de compétences » en le faisant évoluer sur le marché du travail.

Dans la logique de la « maitrise des flux » qui révèle la violence raciste et structurelle des Etats, il est envisageable que les populations migrantes soient considérées comme difficilement insérables a priori dans ces nouvelles logiques de marché du travail ; cet a priori, c’est-à-dire le refus de les prendre en considération dans ce nouveau schéma permet de les reléguer d’office dans des fonctions subordonnées et souterraines pour leur faire jouer le rôle d’un nouveau lumpenprolétariat corvéable a merci.  Main-d’œuvre soumise en permanence à un chantage qui permet de garder les salaires bas et d’entretenir la concurrence entre travailleurs in et travailleurs out.

La nouvelle forme de souci de soi induite par la théorie du capital humain concerne et affecte tout le monde  : du migrant échoué sur une plage de Lampedusa au chômeur autochtone, travailleur sans emploi.  La technologie de la gouvernementalité néolibérale semble considérer ou avoir décidé souverainement que celui qui se présente aux frontières de l’Europe n’a pas d’utilisabilité/de rentabilité directe et est donc dénué de toute valeur économique.  La vie de ces « non-personnes » apparait alors superflue par rapport à la vie qualifiée, normée et dotée de « compétences» des Européens mais peut offrir en revanche un terrain d’investissement pour des pratiques de contrôle et d’exercices biopolitiques propres aux hétérotopies (contrôle des corps, tests de nouveaux dispositifs biométriques, …).

Simultanément et en opposition politique frontale, d’autres lieux sous d’autres temporalités suggèrent/proposent des modes de socialisation dans lesquels les personnes migrantes peuvent/ont le loisir de construire un discours, des pratiques qui seront les ébauches de nouvelles manières de penser, d’agir dans le cadre de luttes transversales et immédiates, de vivre dans des espaces communautaires structurés par d’autres logiques que les dominantes ou chacun-e contribue aux résistances & solidarités.[9]  La marginalité des occupants de ces espaces particuliers ne se manifeste alors que lorsqu’elle s’oppose à l’espace normé de l’Etat social actif et révèle ainsi toute sa facticité politiquement construite.

[1] Association qui propose des actions de formation et d’interpellation pour et par les personnes migrantes sur la rive droite à Liège, Belgique.  Voir www.possibles.org

[2] Au sens foucaldien entendue comme «technologie de gouvernement qui permet que les personnes puissent avoir une vie productive au service du capital»

[3] En lien avec l’article de Michel Foucault de 1977 dédié à des histoires qualifiées d’insignifiantes d’hommes et femmes qui ont été l’objet d’interpellations policières au 18e  siècle.

[4] A contrario, les décisions des Etats et de l’Europe sur les « logiques de flux migratoires» ne se disent jamais comme dispositifs de persécution mais elles n’en existent pas moins comme telles (Frontex, politique des Visas…).

[5] Jacques Munier, émission de France Culture « Autochtone imaginaire, étranger imaginé / Revue Mouvement «  accessible ici http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4629464 ,

[6]  Colloque “Exclusion, discipline, terreur: A partir de Michel Foucault”. Avril 2014

[7] « LE BIOPOUVOIR À L’ÉPREUVE DE SES FORMES SENSIBLES » – Brève introduction à un projet d’ethnographie des hétérotopies contemporaines – Michel Agier – ERES | Chimères  – 2010/3 – N° 74 – pages 259 à 270.

[8] Proposée par 2 économistes ; Becker et Schultz.  Voir « Investment in human capital » de Theodore Schultz (1961) qui présente pour la première fois la structure d’un « état social actif ».

[9] Voir aussi l’article «les fonctions politiques des témoignages numériques des migrants » Didier Van der Meeren in « Les oubliés de l’Internet Cultures et langues sur l’Internet oubli ou déni ? », Les Études Hospitalières, Bordeaux, 2014. http://www.leh.fr/edition/science-ethique-et-societe/les-oublies-de-l-internet-9782848745558.html

 

Press review

 19th – 26th September

Turkey’s new Internet law contradicts its EU ambitions – 22/09/2014 – Al Monitor

The Turkish state has equipped itself with even more authority to monitor its Internet users, contradicting its new government’s re-energized EU drive in a potential blow to democratic rights of free speech and privacy. In fact the Parliament approved a government-sponsored bill with two articles that now allow the government to « legally » hold a vast database about all internet users in Turkey, including which websites they visit and for how long.

Read the press review

 

 

Turkey’s new Internet law contradicts its EU ambitions – 22/09/2014 – Al Monitor

The Turkish state has equipped itself with even more authority to monitor its Internet users, contradicting its new government’s re-energized EU drive in a potential blow to democratic rights of free speech and privacy. In fact the Parliament approved a government-sponsored bill with two articles that now allow the government to « legally » hold a vast database about all internet users in Turkey, including which websites they visit and for how long.

UN adopts a binding resolution to stem the flow of jihadists – 25/09/2014 – L’Orient le jour

On the 24th of September the UN Security Council, in an emergency session, adopted a binding resolution to stem the flow of foreign jihadists in Syria and Iraq, and the threat they pose to their country of origin. This document, adopted unanimously, requires the member States, under penalty of sanctions, to prevent their citizens from joining extremist organizations, such as the Islamic State.

Europe Balks at Joining Air Campaign Over Syria – 24/09/2014 – Wall Street Journal

The U.S. airstrikes in Syria, backed by a modest coalition of Arab partners, have so far failed to muster the support of traditional European allies. On Wednesday the U.K. and other European countries took key steps in lining up parliamentary support for airstrikes over territory that the militant group Islamic State has seized in Iraq, but Europe seems not willing to extend the military action into the radical organization’s stronghold: war-torn Syria.
The reluctance to intervene in Syria, European officials say, stems from doubts over whether airstrikes on the country have a clear legal basis.

Don’t fight the Islamic State like a chicken with its head cut off – 26/09/2014 – De Morgen

You would think that the Iraqis heave a sight of relief now that the world gives a hand in the fight against the Islamic State. But when Boris van Westering from the Dutch developmentorganisation Hivos hung around with a group of Iraqi human right activists, he heard a different sound. “People are running after the alliance against IS like a chicken with it’s head cut off.”

In Egypt, the police take its revenge – 25/09/2014 – OrientXXI

During Mubarak presidency the police used its power to humiliate, frighten and assert the State’s power over the population. During the revolution, protesters were able to express their vengeances against the police, which was losing its prerogatives. Since the official return of the Army at the head of the State, this powerful institution has been hunting activists down and wants revenge against the militants. Violence, torture and arbitrary arrests: how far will the police go?

 

©REUTERS/Mohamed Abd El Ghany - Egypt has imprisoned political opponents, journalists, and protesters since the military coup in 2013

©REUTERS/Mohamed Abd El Ghany – Egypt has imprisoned political opponents, journalists, and protesters since the military coup in 2013

 

Revue de presse

Du 19 au 26 septembre

La nouvelle loi de la Turquie sur Internet contredit ses ambitions européennes – 22/09/2014 – Al Monitor

L’Etat turc s’est doté de davantage d’autorité pour suivre les usagers d’Internet, en contradiction avec le tournant pro-européen opéré par son nouveau gouvernement, portant un coup aux droits démocratiques de la liberté d’expression et à la vie privée. Le Parlement a en réalité approuvé une loi promue par le gouvernement contenant deux articles qui autorisent désormais le gouvernement à détenir “légalement” une vaste base de donnée sur tous les usagers d’Internet en Turquie, y compris les sites qu’ils visitent et combien de temps.

lire la revue de presse

 

La nouvelle loi de la Turquie sur Internet contredit ses ambitions européennes – 22/09/2014 – Al Monitor

L’Etat turc s’est doté de davantage d’autorité pour suivre les usagers d’Internet, en contradiction avec le tournant pro-européen opéré par son nouveau gouvernement, portant un coup aux droits démocratiques de la liberté d’expression et à la vie privée. Le Parlement a en réalité approuvé une loi promue par le gouvernement contenant deux articles qui autorisent désormais le gouvernement à détenir “légalement” une vaste base de donnée sur tous les usagers d’Internet en Turquie, y compris les sites qu’ils visitent et combien de temps.

 

L’Europe rechigne à rejoindre la campagne aérienne en Syrie – 24/09/2014 – Wall Street Journal

Les frappes aériennes états-uniennes en Syrie, soutenues par une modeste coalition de partenaires arabes, ont jusqu’ici échoué à rassembler les soutiens de leurs alliés européens traditionnels. Mercredi, le Royaume-Uni et d’autres pays européen ont pris des mesures clés pour engranger des soutiens parlementaires pour les frappes aériennes sur les territoires que le groupe militant de l’Etat Islamique a saisi en Irak, mais l’Europe ne semble pas prête à étendre l’action militaire au bastion de l’organisation radicale : la Syrie dévastée par la guerre. La réticence à intervenir en Syrie, selon des officiels européens, vient des doutes sur le fait que les frappes aériennes sur le pays aient une base légale ou non.

 

En Égypte, la police prend sa revanche – 25/09/2014 – Orientxxi

Durant la présidence Moubarak, les policiers usaient de leur pouvoir pour humilier, susciter la peur et affirmer la puissance de l’État. Pendant la révolution, les manifestants ont pu exprimer leur haine de la police, qui perdra de ses prérogatives. Depuis le retour officiel de l’armée à la tête de l’État, la puissante institution traque les activistes et militants et veut se venger.

 

L’ONU adopte une résolution contraignante pour endiguer le flot de djihadistes25/09/2014 – L’Orient le jour

Un Conseil de sécurité extraordinaire a adopté hier une résolution contraignante pour endiguer le flot des jihadistes étrangers en Syrie et Irak, et contrer la menace qu’ils représentent pour leur pays d’origine. Ce texte, adopté à l’unanimité, impose aux États, sous peine de sanctions, d’empêcher leurs citoyens de s’enrôler dans des organisations extrémistes comme l’État islamique (EI, ex-Daech).

 

Il ne faut pas combattre l’Etat Islamique tête baissée – 26/09/2014 – De Morgen

On aurait imaginé que les Irakiens connaîtraient un moment de répit, à présent que le monde leur vient en aide dans le combat contre l’Etat Islamique. Mais lorsque Boris van Westering de l’organisation de développement Hivos a côtoyé un groupe d’activistes irakiens des droits humains, il a entendu un autre son de cloche : “Les gens courent tête baissée après l’alliance contre l’Etat Islamique.”

©REUTERS/Mohamed Abd El Ghany - Egypt has imprisoned political opponents, journalists, and protesters since the military coup in 2013

©REUTERS/Mohamed Abd El Ghany – Egypt has imprisoned political opponents, journalists, and protesters since the military coup in 2013

 

Persoverzicht

12 september – 19 september

Aanhang Egyptische hongerstaking groeit – 14/09/2014 – Al Jazeera English

Een landelijke hongerstaking tegen de controversiële prosest-wet in Egypte wint aanhang. Wanneer de Egyptische President Abdel Fattah el-Sisi volgende week naar New York trekt voor de Algemene Vergadering van de VN, laat hij een land achter met een steeds groeiende beweging van hongerstakers die de vrijlating eisen van gevangennen die het slachtoffer werden van de omstreden wet.

Lees het persoverzicht

 

Aanhang Egyptische hongerstaking groeit – 14/09/2014 – Al Jazeera English

Een landelijke hongerstaking tegen de controversiële prosest-wet in Egypte wint aanhang. Wanneer de Egyptische President Abdel Fattah el-Sisi volgende week naar New York trekt voor de Algemene Vergadering van de VN, laat hij een land achter met een steeds groeiende beweging van hongerstakers die de vrijlating eisen van gevangennen die het slachtoffer werden van de omstreden wet.

De institutionalisering van de Tunesische revolutie – 15/09/2014 – OrientXXI

Na een interimregering van twee en half jaar, zullen de Tunesische kiezers de komende weken nieuwe leiders verkiezen, inclusief de President van de Republiek. Verkozen politici zullen belangrijke thema’s als veiligheid en economische en sociale uitdagingen moeten aanpakken. Om deze uitdagingen te realiseren hebben ze vijf jaar en… Westerse hulp.

Iran heeft weinig op met Afghaanse vluchtelingen – 16/09/2014 – MO*Magazine

Dagelijks proberen wanhopige Afghanen illegaal de grens over te steken naar Iran. Een dure en gevaarlijke reis die vaak eindigt waar hij begonnen is. Want Iran ziet de Afghanen liever gaan dan komen.

Duizenden inwoners van Gaza vluchten naar Europa langs tunnels, mensensmokkelaars en boten – 17/09/2014 – Haaretz

Duizenden Palestijnen hebben de Gazastrook verlaten om via tunnels, mensenhandelaars en boten naar Europa te gaan. Het zinken van twee schepen met Palestijnen uit Gaza – een voor de kust van Malta, vorige week, en een ander voor de kust van Egypte – en de verdrinking van honderden passagiers hebben de aandacht gevestigd op deze trend. De inwoners van Gaza ontvluchten de Gazastrook al sinds het begin van ‘Operatie Beschermende Rand’, maar de media versloegen deze vlucht amper.

 

© IRIN - Every day 1,500-2,000 individuals are expelled from Iran, according to the Afghan government

© IRIN – Every day 1,500-2,000 individuals are expelled from Iran, according to the Afghan government

 

Persoverzicht

19 september – 26 september

Turkijes nieuwe internetwet in tegenstrijd met EU ambities22/09/2014 – Al Monitor 

De Turkse overheid heeft zichzelf nog meer macht toegewezen om Internetgebruikers te controleren. Dit gaat in tegen de hernieuwde EU-drive van de nieuwe regering, door een potentiële achteruitgang op het vlak van de democratische rechten van vrijheid van meningsuiting en privacy. Het parlement keurde een wetsvoorstel goed, waarvan twee artikels de overheid toestaan een legale database bij te houden over alle internetgebruikers in Turkije, die informatie bevat over welke websites ze bezoeken en hoe lang.

Lees het persoverzicht

 

Turkijes nieuwe internetwet in tegenstrijd met EU ambities22/09/2014Al Monitor 

De Turkse overheid heeft zichzelf nog meer macht toegewezen om Internetgebruikers te controleren. Dit gaat in tegen de hernieuwde EU-drive van de nieuwe regering, door een potentiële achteruitgang op het vlak van de democratische rechten van vrijheid van meningsuiting en privacy. Het parlement keurde een wetsvoorstel goed, waarvan twee artikels de overheid toestaan een legale database bij te houden over alle internetgebruikers in Turkije, die informatie bevat over welke websites ze bezoeken en hoe lang.

Europa weigert de luchtcampagne boven Syrië te vervoegen – 24/09/2014 – Wall Street Journal 

De Amerikaanse luchtaanvallen in Irak, gesteund door een bescheiden coalitie van Arabische partners, slaagt er voorlopig niet in de steun van haar traditionele Europese bondgenoten te winnen. Op woensdag namen het Verenigd Koninkrijk en andere Europese landen belangrijke stappen om parlementaire steun voor de luchtaanvallen boven de Iraakse gebieden die IS veroverde, te winnen. Maar Europa lijkt niet bereid te zijn om zijn militaire actie uit te breiden naar het bolwerk van de radicale organisatie: Syrië. De terughoudendheid om tussen te komen in Syrië komt, volgens Europese functionarissen, voort uit twijfels over de legale basis van de aanvallen.

In Egypte neemt de politie wraak – 25/09/2014 – Orientxxi

Tijdens het presidentschap van Moubarak misbruikten politieagenten hun macht om mensen te vernederen, angst te zaaien en de macht van de Staat te bevestigen. Maar  gedurende de revolutie durfden manifestanten hun haat jegens de politie, die zijn privileges verloor, uiten. Sinds de officiële terugkeer van het leger aan het hoofd van het land, sporen de machthebbers de activisten en militanten op en willen ze zich wreken.

VN stemt een bindende resolutie om de stroom jihadisten tegen te houden– 25/09/2014 – L’Orient le jour  

Op 24 september heeft de VN Veiligheidsraad, tijdens een spoedbijeenkomst, een bindende resolutie aangenomen die de stroom buitenlandse jihadisten naar Irak en Syrië en het risico voor hun land van oorsprong moet inperken. Dit document, dan unaniem werd goedgekeurd, verplicht de lidstaten om te verhinderen dat hun burgers lid te worden van extremistische organisaties, zoals de Islamitische Staat.

Vecht niet als een kip zonder kop tegen de Islamitische Staat – 26/09/2014 – De Morgen 

Je zou denken dat de Irakezen opgelucht ademhalen nu de wereld meehelpt in het gevecht tegen Islamitische Staat. Maar toen Boris van Westering van de Nederlandse ontwikkelingsorganisatie Hivos met een groep Irakese mensenrechtenactivisten optrok, hoorde hij een heel ander geluid. « Mensen rennen als een kip zonder kop achter de alliantie tegen IS aan. »

©REUTERS/Mohamed Abd El Ghany - Egypt has imprisoned political opponents, journalists, and protesters since the military coup in 2013

©REUTERS/Mohamed Abd El Ghany – Sinds de militaire coup in 2013 heeft Egypte politieke tegenstandars, journalisten en demonstranten opgesloten.

 

Foto van de week

notinmyname

©Active Change foundation – « Not in my name » : Dat is de naam van de online campagne georganiseerd door de ‘Active Change Foundation’, een Britse organisatie die jonge moslims samenbrengt, om de propaganda van de Islamitische Staat en het amalgaam tussen Islam en extremisme te counteren.