Revue de presse

Du 24 au 31 octobre

Quel est l’attrait d’un califat ? – 25/10/2014 – BBC Magazine

En juin, le dirigeant du groupe de l’Etat Islamique a déclaré la création d’un califat qui s’étendrait sur une partie de la Syrie et de l’Irak – dont Abu Bakr el-Baghdadi s’est autoproclamé le calife ou le chef. Edward Stourton examine les parallèles historiques et se demande ce qu’est un califat, et ce qu’il peut avoir d’attirant.

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Quel est l’attrait d’un califat ? – 25/10/2014 – BBC Magazine

En juin, le dirigeant du groupe de l’Etat Islamique a déclaré la création d’un califat qui s’étendrait sur une partie de la Syrie et de l’Irak – dont Abu Bakr el-Baghdadi s’est autoproclamé le calife ou le chef. Edward Stourton examine les parallèles historiques et se demande ce qu’est un califat, et ce qu’il peut avoir d’attirant.

“Une nouvelle catastrophe minière en Turquie n’était qu’une question de temps” – 28/10/2014 – Dewereldmorgen.be

Après la catastrophe minière fatale du 13 mai 2014 dans la mine turque de Soma, le gouvernement a promis de prendre des mesures. Presque six mois plus tard, les conditions de travail des employés n’ont pas changé et ils craignent un nouveau désastre.

 

Mine explosion in Turkey

©EPA/Tolga Bozoglu | People mourn for their relatives after the mine explosion near Soma, Manisa province, Turkey, 14 May 2014

Prisonniers égyptiens en grève de la faim – 28/10/2014 – Orient XXI

Pourquoi des prisonniers politiques poursuivent-ils une grève de la faim en Égypte ? D’abord et avant tout parce que leur révolution a été confisquée et que, pour eux, la vie « a si peu de valeur comparée à la liberté, qu’on peut la sacrifier ». Portraits de quelques-uns de ces activistes aux trajectoires singulières mais qui partagent la même aspiration à un État de droit.

Le résultat des élections tunisiennes n’est pas simplement une victoire du sécularisme sur l’islamisme – 29/10/2014 – The Guardian

Dans une région détruite par l’extrémisme et la guerre civile, la victoire des séculiers va apporter à beaucoup la preuve que la Tunisie va de l’avant et constitue le seul point de lumière dans une région plongée dans l’obscurité. Mais la bataille entre Nidaa Tounes et Ennahda est plus complexe que celle de séculiers éclairés contre des islamistes rétrogrades.

 

What’s the appeal of a caliphate? –  25/10/2014 – BBC Magazine

In June the leader of the group of the Islamic State declared the creation of a caliphate stretching across parts of Syria and Iraq – Abu Bakr al-Baghdadi named himself the caliph or leader. Edward Stourton examines the historical parallels and asks what is a caliphate, and what is its appeal.

Egyptian prisoners on hunger strike – 28/10/2014 – OrientXXI

Why do political prisoners continue a hunger strike in Egypt? First and foremost because their revolution was confiscated and according to them life « has so little value compared freedom that we can sacrifice it. » Portraits of some of these activists, whose trajectories are unique but who share the same desires for a State where the rule of law prevails.

 

 

 Mine explosion in Turkey

©EPA/Tolga Bozoglu | People mourn for their relatives after the mine explosion near Soma, Manisa province, Turkey, 14 May 2014

 

New mining disaster in Turkey was a matter of time – 28/10/2014 – Dewereldmorgen.be

After the fatal mining disaster on the 13th of May 2014 in the Turkish mine in Soma, the government promised to take measures. Almost more than half a year later the working conditions of the employees didn’t change and they fear a new disaster.

The Tunisian election result isn’t simply a victory for secularism over Islamism – 29/10/2014 – The Guardian

In a region wracked by extremism and civil war, the secularists’ victory will strike many as further proof that Tunisia is moving forward and is the sole bright spot in a gloomy region. But the battle between Nidaa Tounes and Ennahda is more complex than enlightened secularists versus backwards Islamists

 

Press review

 24th – 31st October

What’s the appeal of a caliphate? – 25/10/2014 – BBC Magazine

In June the leader of the group of the Islamic State declared the creation of a caliphate stretching across parts of Syria and Iraq – Abu Bakr al-Baghdadi named himself the caliph or leader. Edward Stourton examines the historical parallels and asks what is a caliphate, and what is its appeal.

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Présentation de l’ouvrage: « Gaza – L’impasse historique ».

Où? Salon des Lumières – Place Xavier Neujean – Liège

Quand? Samedi 8 novembre 2014 de 13h55 à 14h10

Animation: François Debras

Intervenant: Sébastien Boussois

 

Door Sébastien Boussois, MEDEA Instituut

Het colloquium over de steden in de Arabische wereld, dat plaatsvond op 23 oktober 2014 in het stadhuis van Parijs en dat georganiseerd werd door ‘le Cercle des Chercheurs sur le Moyen-Orient’, het ‘CEDEJ’, ‘la revue Moyen-Orient’ en het Insituut MEDEA, was een groot wetenschappelijk succes.

Meer dan honderd personen namen de hele dag deel aan een programma dat vroeg in de ochtend geopend werd door de Palestijnse ambassadeur bij de UNESCO, Elias Sanbar, en dat gekenmerkt werd door sterke, degelijke en diverse interventies.

Sanbar kwam terug op de bepalende en strategische rol die Jeruzalem speelt voor de Israëli en Palestijnen en wees erop dat de driemaal heilige stad nog steeds en stad blijft die eerder mensen bij elkaar brengt dan ze te verdelen. Omdat veranderingen van gemeenschappen zijn vaak voordoen binnen steden, is het noodzakelijk om hierop terug te komen tijdens het jaarlijkse colloquium  van de ‘Cercle des Chercheurs sur le Moyen-Orient’, over het belang dat ze drie jaar lang gespeeld hebben bij de ommekeer die de regio gekend heeft.

Vier gespreksrondes hebben plaatsgevonden doorheen de dag, allen rond een van de vier grote thema’s: de verschillende definities van de Arabische stad, de situatie van steden in oorlog en opstand, de plaats van burgers en stedelingen in dit alles en de plaats van nieuwe steden en politieke en sociale veranderingen.

Met het oog op de het multidisciplinaire karakter van de bijeenkomst, haalde de studiedag verschillende belangrijke elementen aan voor het begrijpen van de Oosterse gemeenschappen: religie, politiek, identiteit, seks, alcohol, kunst, cultuur, economie,… Het volgende symposium, in 2015, zal de grenzen behandelen en zal dezelfde prestigieuze partners aantrekken als dit jaar.

 
Par Sébastien BoussoisInstitut MEDEA
Le colloque sur les Villes du Monde arabe, qui s’est déroulé le 23 octobre 2014 à la Mairie de Paris, coorganisé par le Cercle des Chercheurs sur le Moyen-Orient, le CEDEJ (Le Caire), la revue Moyen-Orient, et l’institut MEDEA, a été un grand succès scientifique.
Plus d’une centaine de personnes ont assisté toute la journée à un programme d’interventions extrêmement fourni, riche, et diversifié, ouvert tôt le matin par l’ambassadeur de Palestine à l’UNESCO, Elias Sanbar.
Ce dernier est revenu sur le rôle déterminant et stratégique que joue Jérusalem pour les Israéliens et les Palestiniens et a appelé à ce que la ville trois fois sainte reste une ville qui rassemble plus qu’elle ne divise. Parce que le changement des sociétés s’opère bien souvent dans les villes, il était impératif de revenir lors du colloque annuel du Cercle des Cercheurs sur le Moyen-Orient, sur l’importance qu’elles ont joué depuis trois ans dans le bouleversement régional qu’a connu la région.
Quatre tables rondes se sont succédé toute la journée, autour de quatre grandes thématiques : les définitions diverses de la ville arabe, la situation des villes en guerre et en révolte, la place des citoyens et des citadins au milieu de celles ci, la place des villes nouvelles et du changement politique et social.
Volontairement pluridisciplinaire, la journée d’études a touché à de nombreux éléments majeurs de compréhension des sociétés orientales ; religion, politique, identité, sexe, alcool, arts, culture, économie, etc. Le prochain colloque traitera en 2015 des frontières et devrait voir le renouvellement des prestigieux partenariats de cette année
 

Analyse

Extrait d’ouvrage : « Les diasporas et réseaux transnationaux du Maghreb et du Moyen-Orient » coordonné par Rukiye Tinas

À l’origine au singulier et avec un D (majuscule), évoquant la première expérience juive, le terme « diaspora » s’est obscurci par l’inflation de son usage. Terme devenu populaire dans la seconde moitié du XXe siècle, il pose un certain nombre de problèmes quant à sa définition. Il se trouve néanmoins un consensus sur plusieurs éléments de base inspiré de la Diaspora.

Dans la seconde moitié du XXe siècle et au XXIe siècle s’est
beaucoup développé le phénomène de dispersion des populations à partir d’un État-nation et de constitution d’un espace transnational à partir d’un « champ migratoire », constituant ainsi des « communautés transnationales ».

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Extrait d’ouvrage : « Les diasporas et réseaux transnationaux du Maghreb et du Moyen-Orient » coordonné par Rukiye Tinas

À l’origine au singulier et avec un D (majuscule), évoquant la première expérience juive, le terme « diaspora » s’est obscurci par l’inflation de son usage. Terme devenu populaire dans la seconde moitié du XXe siècle, il pose un certain nombre de problèmes quant à sa définition. Il se trouve néanmoins un consensus sur plusieurs éléments de base inspiré de la Diaspora.

Dans la seconde moitié du XXe siècle et au XXIe siècle s’est
beaucoup développé le phénomène de dispersion des populations à partir d’un État-nation et de constitution d’un espace transnational à partir d’un « champ migratoire », constituant ainsi des « communautés transnationales ». À titre d’exemples, l’envoi d’ouvriers vers les pays économiquement plus avancés, à savoir l’immigration ouvrière ou de la main-d’œuvre « non qualifiée » vers l’Europe au début des années 1960 (Gastarbeiter), l’immigration familiale qui l’a succédée dès le début de la décennie suivante avec les regroupements familiaux, l’immigration ouvrière cette fois-ci « qualifiée » vers les pays pétroliers, l’immigration politique ainsi que le « brain-drain (la fuite des cerveaux) ». Au lieu de « diasporas » ou de « communautés transnationales », certains auteurs qualifient de « communautés de diaspora », les deux types de mouvements de populations apparus dès la seconde moitié des années 1960, ceux des « migrants volontaires » et des « réfugiés déplacés », qui font des passages transnationaux. Celles-ci créées dans plusieurs endroits sont engagées dans des relations interpersonnelles et interculturelles complexes avec à la fois leurs sociétés d’origine et d’accueil et manifestent une double conscience. Il ne peut donc s’agir de « déterritorialisation ». S’il y a « déterritorialisation », il y a nécessairement « reterritorialisation » des espaces et des frontières. Enfin, les membres de « diasporas », « communautés transnationales », « communautés de diaspora », ou encore de « nouvelles » ou « futures » diasporas, quelle que soit la qualification, peuvent être parfaitement intégrés ou acculturés dans les pays d’accueil, mais ne peuvent être complètement assimilés.

Les textes présentés dans cet ouvrage sont issus d’un workshop organisé par le Cercle des Chercheurs sur le Moyen- Orient (CCMO) tenu le 14 octobre 2013 à la Maison d’Europe et d’Orient à Paris. Nous souhaitions étudier les divers flux migratoires, anciens et nouveaux, les rapports des migrants transnationaux avec leur pays d’accueil (territoire d’installation) et leur mère-patrie (territoire d’origine), pour savoir comment les qualifier. Mais aussi les évolutions au sein de ces communautés transnationales si elles ne peuvent être considérées de diasporas. Étaient également les bienvenues les propositions de communication entre autres sur les questions de l’impact politique et économique des flux migratoires au Moyen-Orient, notamment dans les pays du Golfe ; de l’exploitation des travailleurs migrants (le « travail forcé », le système de la « kafala ») dans les pays moyen-orientaux où l’immigration pour le travail est unique par son ampleur et son développement, ainsi que la question de l’émigration féminine.

Stéphanie Anna Loddo nous a fait part de son étude sur la construction historique et l’évolution de la relation entre la diaspora palestinienne et la mère-patrie. Dans son article, elle démontre d’abord qu’une déconnection croissante entre le leadership politique et la diaspora a conduit à une fragmentation politique et à la revitalisation de la mobilisation palestinienne en diaspora. Elle analyse ensuite ces transformations dans le contexte de la diaspora du Royaume-Uni dont les campagnes politiques sur le droit au retour et sur la représentation politique témoignent de l’incapacité du leadership palestinien à créer des mécanismes de représentation politique de la diaspora. Taline Papazian, nous propose une étude sur l’un des principaux enjeux politiques de l’immigration pour les États israélien et arménien avant et pendant la période d’indépendance contemporain, à savoir les géopolitiques des fondations d’État dans les cas arménien et israélien. Elle signale que l’une des spécificités de l’entreprise étatique dans les deux cas est l’implication, dans le projet étatique, des communautés de diaspora, dont l’immigration a été une manifestation. La contribution de Natalia Ribas-Mateos porte sur la question de la migration circulaire à travers d’exemple de la diaspora marocaine de l’Europe du Sud (en Catalogne, en Espagne ou dans le sud de la France, à Perpignan et Marseille) qui est devenue l’une des communautés les plus représentatives de la migration internationale européenne. Elle met sous analyse les problèmes théoriques concernant ces circulations en s’intéressant davantage à Tanger en tant que ville frontalière, aux migrations de la région de Jebala ainsi qu’à l’insertion des Marocains dans les frontières intérieures de l’Europe. Gülcan Kolay étudie le rôle primordial joué par les commerçants kurdes de Turquie et d’Irak dans le processus de reconstruction de la région kurde en Irak, la Région Autonome du Kurdistan irakien, où l’on trouve des occasions commerciales exceptionnelles. Ce qui fait d’ailleurs d’elle un pôle d’attraction pour tous les Kurdes, et particulièrement ceux de Turquie selon elle. Enfin, Rukiye Tinas essaie de présenter les caractéristiques des Turcs qui vivent à l’étranger, en particulier en Europe depuis le début des années 1960, leurs rapports avec leurs pays d’accueil et la mère-patrie, ainsi qu’avec le gouvernement du Parti de la justice et du développement (AKP) en place depuis 2002. Autrefois gurbetçi dans leurs pays d’accueil, les Turcs de l’étranger appartiennent désormais à deux pays, le pays d’accueil et le pays d’origine – pour certains d’entre eux beaucoup plus au premier qu’au second, dit-elle. Elle conclut que parmi les concepts des Migrations Studies, celui qui leur convient le mieux est celui de « communauté transnationale » mais que le gouvernement turc en fait sciemment une « diaspora » constituant un atout important pour le rayonnement de la Turquie.

 

Press review

 17th – 24th October

Denmark tries a soft-handed approach to returned Islamist fighters – 19/10/2014 – Washington Post

In Denmark, not one returned fighter has been locked up. Instead, taking the view that discrimination at home is as criminal as Islamic State recruiting, officials here are providing free psychological counseling while finding returnees jobs and spots in schools and universities. Officials credit a new effort to reach out to a radical mosque with stanching the flow of recruits.

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