02/02/2015

Moyen-Orient 2014 Bilan géopolitique

Editions du Cygne, Paris, 2014

bilan géopo redimensionéeL’année 2014 a vu le Moyen-Orient terminer une boucle politique symbolique : trois ans après les « Printemps arabes », nous sommes en droit de nous interroger sur l’échec global ou localisé de ce formidable mouvement de démocratisation qui s’était enclenché en Tunisie en décembre 2010. Deux pays pionniers nous poussent au pessimisme et à une certaine nostalgie romantique du réveil arabe : le maréchal Sissi a été élu en 2014 président de la République arabe d’Égypte, fermant la parenthèse du flou politique post-révolutionnaire et la Tunisie a porté au pouvoir Beji Caïd Essebsi, 88 ans, chef du parti Nidaa Tounes, soutenu par d’anciens éléments du RCD, contre son rival Moncef Marzouki, ancien président allié aux Islamistes d’Ennahda.

Des décennies de dictature laïque avaient poussé les peuples arabes à croire en l’alternative incarnée par les islamistes et les porter au pouvoir. La crise économique et sociale grave que traversent le Monde, l’Europe, et par voie de fait le bassin méditerranéen, n’a bien sûr pas été résolue par les défenseurs de la charia.

C’est un monde méditerranéen pris entre espoirs et désillusions qui jongle entre conflits sans fin comme en Syrie, menaces inter-étatiques et intra-étatiques, démembrements d’État comme l’Irak, velléités d’indépendance éternelles pour certains comme les Kurdes, entre attirance pour le renouveau et crainte de l’avenir dans le même temps. Le choc géopolitique de cette année fut bien sûr la proclamation de l’État islamique (ISIS), ces hommes en noir agissant au nom du fait religieux et enfonçant un peu plus encore la région dans le chaos.

Pour commander, en ligne ici