On June 19th, WikiLeaks launched « the Saudi cables » operation by publishing nearly 60,000 documents from the Saudi Ministry of Foreign Affairs. These documents, which are mostly Arabic notes send to Saudi embassies worldwide, reveal much about the kingdom diplomacy.

On a regional scale, these notes reveal the degree of intervention of the Saudi kingdom into other Arab regimes. Lebanese, Egyptians, Yemenis, Syrians and Libyans are directly affected by these documents that impact in their internal affairs. We learn for example that Saudi Arabia is financing several Lebanese politicians in exchange for their alignment with the diplomatic line of the kingdom. In the current context of post Arab Spring recomposition, the Saudi intervention is primarily motivated by a desire to assert its influence, financial and religious, and to counter Iran and its allies, including the Syria. The Saudi Cables also reveal how the Wahhabi kingdom attempted to negotiate with the Egyptian Muslim Brotherhood the release of former President Hosni Mubarak, against $ 10 billion.

More generally, these documents reveal the extent of the « checkbook diplomacy » led by Saudi Arabia, which does not hesitate to spend billions to create allies and to improve its image, thanks to the « neutralization » of Medias. Indeed, the kingdom would not hesitate to influence Arab and Western media in exchange of financial aid. In the context of that war of influence with Iran, the Wahhabi kingdom deploys all necessary means to beautify his media image. In these circumstances it is not surprising that the Egyptian television channel ONTV has recently renounced to invite a Saudi opponent. Another Egyptian journalist would have received this year the equivalent of 1,200 euros for publishing an article on the occasion of the Saudi National Day. This control over the media prevents us from obtaining any objective information about the kingdom. Julian Assange, the WikiLeaks founder, explains on its website that « Saudi Arabia has just celebrated its 100th decapitation of a prisoner in 2015 but the information was never reported by a single Arab media and the international media have remained silent on this record ».

One of the last point revealed by these documents, and that caught the attention of the international press, is the lifestyle led by the Saudi elite, especially by the royal family. A cable reveals the existence of an invoice over one million euros, representing the unpaid bill for one of the princess to a Swiss company for luxury taxis.

Faced with these publications, the Saudi authorities have spoken to prevent the spread of these documents « that could be false. » The spokesman of the Ministry of Foreign Affairs of Saudi Arabia, Mr Osama naqli, has issued a statement last Sunday in which he states that the Kingdom « will not allow the enemies of the state to share or publish » these documents, that « were made crudely. » The Department also initiated an investigation and warned that it would launch proceedings against persons involved in the leak. The Saudi reaction is equal to the damaging effects that could cause the cables, besides WikiLeaks announced they are planning to publish a total of approximately 500,000 notes linked to Saudi diplomacy. The privileged relationship between the kingdom and the United States, which is already going against serious difficulties since several years, may be re-tested by the diffusion of these cables.

 

Par Amicie Duplaquet 

Le 19 juin dernier, le site WikiLeaks a lancé l’opération « Saudi cables » en publiant près de 60 000 documents provenant du Ministère des Affaires étrangères saoudien. Ces documents, qui révèlent des dessous peu glorieux de la diplomatie saoudienne, sont pour la plupart des câbles et des mémos rédigés en arabe et envoyées aux ambassades saoudiennes à travers le monde.

Au niveau régional, ces notes révèlent le degré d’interventionnisme du royaume saoudien auprès des autres régimes arabes. Les Libanais, les Egyptiens, les Yéménites, les Syriens ou encore les Libyens sont directement concernés par ces documents qui impactent leurs affaires internes. On y apprend par exemple que l’Arabie Saoudite finance plusieurs responsables politiques libanais en échange de leur alignement sur la ligne diplomatique du royaume, principalement au niveau régional. Dans le contexte actuel de recomposition régionale post printemps arabe, l’interventionnisme saoudien est avant tout motivé par la volonté d’asseoir son influence, financière et religieuse, et de contrer celle de l’Iran et de ses alliés, notamment sur le terrain syrien. Les câbles de WikiLeaks révèlent aussi comment le royaume wahhabite a tenté de négocier avec les Frères musulmans égyptiens la libération de l’ancien président Hosni Moubarak, contre la somme de 10 milliards de dollars.

Plus généralement, ces documents révèlent l’ampleur de la « diplomatie de chéquier » menée par l’Arabie Saoudite, qui n’hésite pas à dépenser des milliards pour se créer des alliés et pour améliorer son image, notamment grâce à la « neutralisation » des médias. En effet, le royaume n’hésiterait pas à influencer les médias, occidentaux et arabes, en échange d’aides financières conséquentes ou, tout simplement, en rachetant les responsables des chaines désobéissantes. Dans la guerre d’influence avec l’Iran, le royaume wahhabite déploie tous les moyens nécessaires à l’embellissement de son image médiatique. Dans ces conditions, il n’est pas surprenant que la chaine de télévision égyptienne ONTV ait récemment renoncé à inviter un opposant Saoudien sur son plateau. Un autre journaliste égyptien aurait reçu cette année l’équivalent de 1 200 euros pour publier un article à l’occasion de la fête nationale Saoudienne. Ce contrôle exercé sur les médias nous empêche ainsi d’obtenir des informations objectives sur l’actualité du royaume. Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, nous explique sur son site que «l’Arabie Saoudite vient de célébrer sa 100ème décapitation de prisonnier pour 2015 mais l’information n’a jamais été rapportée par un seul média arabe et les médias internationaux sont restés silencieux sur ce record».

Un dernier point révélé par ces documents, et qui a retenu l’attention de la presse internationale, est le train de vie mené par l’élite saoudienne, et particulièrement par la famille royale. Un câble révèle par exemple l’existence d’une ardoise de plus d’un million d’euros, représentant la facture non payée d’une des princesse à une compagnie suisse de taxis de luxe.

Face à ces toutes ces publications, les autorités saoudiennes se sont exprimées pour prévenir la diffusion de ces documents « qui pourraient être des faux ». Le porte-parole du Ministère des affaires étrangères saoudien, Ossama Naqli, a ainsi publié un communiqué, dimanche 21 juin, dans lequel il affirme que le royaume « ne permettra pas aux ennemis de l’Etat de partager ou publier » ces documents, dont « beaucoup ont été fabriqués de manière grossière ». Le Ministère a aussi fait ouvrir une enquête et prévenu qu’il engagerait des poursuites contre les personnes impliquées dans cette fuite. La réaction saoudienne est à la hauteur des effets dommageables que pourraient engendrer cette fuite, sans compter que le site WikiLeaks a annoncé qu’il prévoyait de publier au total près de 500 000 notes liées aux dessous de la diplomatie saoudienne. La relation privilégiée du royaume avec les Etats-Unis, qui va déjà à l’encontre de difficultés croissantes depuis plusieurs années, risque d’être à nouveau mise à l’épreuve par la diffusion de ces câbles.

 


Par Amicie Duplaquet 

Après plus de dix ans de négociations, un accord-cadre sur le nucléaire iranien, fixant des paramètres clés, a été adopté le 2 avril dernier, tandis qu’un accord définitif devrait être rédigé d’ici le 30 juin. Cet accord, que le président Obama a qualifié « d’entente historique », met fin à un calvaire diplomatique qui avait connu une dangereuse envolée sous les extrémismes de Messieurs W. Bush et Ahmadinejad.

Le cadre de l’accord adopté en avril vise à la fois à limiter le programme nucléaire iranien dans son format, mais aussi à renforcer son contrôle par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA). Afin de s’assurer que l’Iran ne puisse développer une bombe via ses activités nucléaires, la République a dû accepter la fermeture des deux tiers de ses centrifugeuses et la réduction de son stock d’uranium enrichit, passant de 10 000 kg à 300kg. Ces importantes concessions permettront à la communauté internationale de prévenir suffisamment longtemps à l’avance tout mouvement suspect dans les activités nucléaires iraniennes. Ces concessions ont avant tout était rendue possibles par l’élection du « modéré » Hassan Rohani à la tête République islamique en 2013, qui avait promis toute sa campagne durant de faire preuve d’ouverture et de souplesse pour renouer le dialogue avec l’Occident. Quelques mois après son élection seulement, des négociations avaient commencé à Genève entre l’Iran et les pays des « 5+1 » (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) pour aboutir à un accord préliminaire. L’accord qui devrait être rédigé d’ici fin juin annoncera donc l’aboutissement de deux années de négociation entre les diplomaties iraniennes et occidentales.

Face à ce retournement de la politique iranienne des Etats-Unis, les pays du Golfe se montrent particulièrement préoccupés. Le 14 mai dernier, le président Obama a reçu à Camp David les six pays du Conseil de Coopération du Golfe (Arabie Saoudite, Bahreïn, Koweït, Emirats Arabes Unis, Oman et Qatar) pour tenter de les rassurer sur le maintien de leurs relations privilégiées. Les inquiétudes du CCG vis-à-vis de l’Iran semblent pourtant recevables, puisque la levée progressive des sanctions internationales pesant sur Téhéran va permettre à la République d’accroitre sa puissance financière et d’étendre son influence. A terme, l’Iran pourrait devenir une puissance régionale surpassant de loin les pays de la péninsule. Il faut aussi préciser à ce propos que, contrairement à beaucoup des pétromonarchies, la République islamique semble pour l’instant tirer bénéfice des recompositions régionales entrainées par les évènements du printemps arabe. En effet, le « réveil islamique », terme utilisé par les mollahs pour désigner le printemps arabe, offre depuis quatre ans l’opportunité à l’Iran d’effectuer un redéploiement de sa puissance en dehors de ses frontières, notamment sur le terrain syrien.

Conscient de ce risque pour leur leadership régional, certains des pays du CCG adoptent depuis peu une diplomatie pour le moins surprenante, cherchant de nouveaux relais que le traditionnel allié américain. Ainsi, des intérêts circonstanciels sont récemment apparus comme des facteurs de rapprochement entre Tel Aviv et Riyad. Au niveau international, les deux capitales n’ont cessés de plaider, auprès de leur relais américain, en défaveur du rapprochement entre Washington et Téhéran. Au niveau régional, ce rapprochement s’est illustré autour d’une coopération dans la lutte contre le « terrorisme », permettant notamment à Riyad de pointer du doigt la politique syrienne de l’Iran. Des évolutions internes au Royaume l’on conduit à marginaliser les Frères musulmans et à inscrire le Front al-Nosra, Daech et le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes. Outre les affaires internes qui l’animent, ce tournant saoudien dans sa perception du sécuritaire nous laisse imaginer les futures retombées bénéfiques dans sa coopération avec Israël.

Finalement, et en dehors des nouvelles ententes régionales qu’il présage, l’accord nucléaire iranien pourrait aussi annoncer la lente mutation des intérêts américains dans la péninsule Arabique.

 

 

Par Amicie Duplaquet 

En mai dernier, la vidéo d’un juif éthiopien en plein service militaire se faisant malmener par deux policiers israéliens blancs est devenue virale sur le web israélien et a conduit à plusieurs manifestations et affrontements entre la communauté juive éthiopienne et les forces de l’ordre de l’Etat hébreu. Aussi appelés Beta Israel ou Falashas (« exilés » en amharique), la situation des juifs Ethiopiens en Israël est ainsi revenue au-devant de l’actualité depuis plusieurs semaines.

Environ 135.000 juifs éthiopiens vivent aujourd’hui en Israël. Bien que leur origine soit mal définie, cette communauté provient majoritairement du Nord de l’Ethiopie. Le mythe le plus répandu voudrait que les juifs éthiopiens descendent des israélites ayant accompagnés le prince Ménélik, fils de la reine de Saba et du roi Salomon, au Xème siècle avant Jésus-Christ. Une autre tradition orale les dit descendants d’une des dix tribus perdues d’Israël, la tribu des Dan.

Pourtant, il faut attendre 1975 pour que le gouvernement d’Yitzhak Rabin reconnaisse la judéité des juifs Ethiopiens et leur accorde la loi du droit a retour. Entre les années 1980 et 1990, deux exodes massifs ont lieu et les falashas deviennent une communauté importante de l’Etat hébreu. Pourtant, et malgré leurs racines hébraïques très profondes, leur intégration dans la société israélienne, déjà fortement fragmentée entre diverses communautés souvent hermétiques, s’avère être plutôt compliquée. Fréquemment, les falashas sont confrontés à un accueil raciste en Israël et confinés dans des camps de « transit » dans les zones paupérisées d’Israël. La vie dans ces camps, censée être temporaire, est devenue une réalité quotidienne pour des milliers d’entre eux, qui y patientent parfois depuis vingt ans.

En 2013, un rapport du Contrôleur général de l’Etat sur les discriminations sociales en Israël révélait que 65% des jeunes Ethiopiens vivent sous le seuil de pauvreté et que 18% d’entre eux sont touchés par le chômage, contre 5,6% pour le reste de la population. Cette situation est d’autant plus paradoxale que la deuxième génération d’Ethiopiens et d’Erythréens, née en Israël, subit exactement les mêmes discriminations que leurs parents qui avaient émigré. La diffusion de la vidéo montrant ce soldat Ethiopien se faisant lynché par les deux policiers blancs ne fut qu’une nouvelle preuve du racisme ordinaire en Israël.

La manifestation du 3 mai, qui rassembla quelques 10.000 personnes à Tel Aviv selon la presse, prit rapidement une tournure violente face à la répression policière et une cinquantaine de blessés furent à déplorer. « On nous traite comme des Arabes » pouvait-on entendre de la bouche des manifestants ce jour-là. Pour calmer l’échauffement des esprits, plusieurs membres du gouvernement israélien sont rapidement intervenus. Le lendemain de la manifestation, le Premier ministre Benjamin Netanyahou avait rencontré Damas Pakada, le soldat en question qui avait été agressé par les deux policiers israéliens. Naftali Bennett, le ministre de l’économie, a reconnu que la société israélienne faisait face à une « sérieux examen de conscience » et qu’il convenait de chercher « les vraies solutions aux problèmes qui sont apparus de manière si douloureuse ».  Le président Rivlin a lui aussi publiquement souligné les torts d’Israël à travers cette déclaration : « Israël a commis pendant des années des erreurs dans leur intégration. Nous n’avons pas vu, nous n’avons pas bien fait, nous n’avons pas assez écouté. Mais nous avons maintenant les moyens de corriger tout cela ». Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a quant à lui ouvert un Comité ministériel pour l’intégration des Israéliens d’origines Ethiopienne et promit une enquête sur les bavures policières à l’égard de la communauté.

La rapidité de la réaction gouvernementale nous montre bien que ces évènements posent un nouveau défi de politique interne à l’Etat hébreu. Parallèlement, ils ont aussi permis de mettre en lumière dans la presse internationale le fait qu’il existe en Israël des discriminations structurelles à l’intérieur même de la communauté juive, et non seulement envers les Arabes israéliens. En effet, la conjugaison entre les difficultés économiques et l’extrême diversité de la société israélienne est souvent génératrice d’un manque d’intégration sociale, que les éthiopiens n’ont pas été les premiers à expérimenter. Non seulement, la grande diversité religieuse que l’on peut trouver à travers les différents courants du judaïsme est génératrice de tensions, notamment entre les ultra-orthodoxes, les orthodoxes et les « laïques », mais la pluralité ethnique est aussi souvent source de discrimination. Les différentes vagues d’émigrations en Israël sont à cet égard révélatrices de l’évolution des tensions sociales. L’arrivée de nombreux juifs ashkénazes, à partir de la fin des années 1980, fut par exemple à l’origine d’une nouvelle forme de discrimination envers les séfarades, les marginalisant socialement. La révolte des juifs éthiopiens est donc avant tout à inscrire dans la longue histoire d’une société fractionnée entre les différentes communautés qui la composent.

 

Les combattants Kurde chassent l’EI d’une base clé près de Raqqa – 23 Juin 2015 Middle East Eye

Les combattants kurdes syriens ont chassé les militants  de l’État islamique (EI) d’une clé de base au nord de la ville de Raqqa bastion du groupe. Les unités de protection du peuple kurde (YPG) – avec l’appui aérien des États-Unis qui dirige la coalition – ont pris le contrôle complet de la base de Liwa (brigade) 93 lundi. « Ils (EI) ont été vaincus », a déclaré à  Reuters le porte-parole des YPG Redur Xelil.

Le rapport de l’ONU sur la guerre de Gaza serai susceptibles de renforcer les interpellations de la cour pénale internationale – The Guardian

Les membres de la commission d’enquêteurs de l’ONU concernant la guerre de 2014 à Gaza, a lancé un appel concernant les criminels de guerre présumés « à tous les niveaux des institutions politiques et militaires » pour qu’ils soient traduits en justice. Mais le rapport lui-même reconnaît avec lassitude, que ces comparutions sont probable d’aboutir.

L’incapacité de Gazaouis à acheter des cadeaux affecte les relations sociales – Al Moniteur

Traditionnellement à Gaza, ceux qui visitent les maisons des autres acheter un cadeau pour l’hôte. Toutefois, en raison des conditions de vie difficiles et du manque de pouvoir d’achat, la vie sociale des Gazaouis commencent à être affectés. Les liens familiaux se distendent et les gens s’isolent de leurs proches et amis pour éviter l’embarras causé par la pauvreté.

La banalité de l’État islamique – 22 Juin 2015 – Orient XXI

L’attention des médias occidentaux, concernant l’organisation de l’État islamique (OEI), porte essentiellement sur sa dimension religieuse et sa violence. Certains analystes tentent de trouver un sens à son idéologie, ainsi qu’à la démarche de ceux qui font le choix de la rejoindre.

Avec la propagation de la violence,  l’Egypte de Sisi doit changer de stratégie – 25 Juin 2015 The Jerusalem Post

« L’Egypte tente de faire face à ce qui semble être une insurrection islamiste sans fin. La violence s’est propageée à d’autres parties du pays, et le gouvernement doit changer sa stratégie pour inclure des réformes économiques et éducatives », d’après la déclaration d’un ancien fonctionnaire du Pentagone  au Jerusalem Post mercredi.

 

Kurdish fighters chase IS from key base near Raqqa – 23 June 2015 Middle East Eye

Syrian Kurdish fighters have chased Islamic State (IS) militants from a key base north of the group’s stronghold city of Raqqa. The Kurdish People’s Protection Units (YPG) – with US-led air support – took complete control of the Liwa (Brigade) 93 base on Monday. « They (IS) have been defeated, » YPG spokesman Redur Xelil told Reuters.

UN report on Gaza war likely to bolster international criminal court inquiry- The Guardian

The UN’s inquiry into the 2014 Gaza war issues a rallying call for suspected war criminals “at all levels of the political and military establishments” to be brought to justice, but as the report itself wearily concedes, that is unlikely to happen soon.

Gazans’ inability to buy gifts affects social relationships – Al Monitor

Traditionally, those visiting the homes of others buy a gift for the host. However, due to the harsh living conditions and the lack of purchasing power, Gazans’ social lives are starting to be affected, with family ties being severed and people isolating themselves to avoid embarrassment caused by poverty.

La banalisation de l’État islamique – 22 Juin 2015 – Orient XXI

Western media’s attention regarding the Islamic State is essentially focused on its religious and violent dimensions. Some analysts try to find out a meaning to its ideology as well as the ones who have chosen to join it.

With violence spreading, Egypt’s Sisi needs to change strategy – 25 June 2015 The Jerusalem Post

As Egypt tries to cope with what appears to be a never-ending Islamist insurgency, the violence is spreading to other parts of the country, and the government needs to change its strategy to include economic and educational features, a former Pentagon official told The Jerusalem Post on Wednesday.

 

Nimrud

By Marc-Henry Saillard

Tensions, geopolitical upheavals and crises that plague the Middle East in recent times have not spared men and women of these areas. But there are also more discreet victims. These victims, if they could speak, would probably say much more about the events they have been through in centuries.

These victims are the remains and evidence of past civilizations, such as the great dam of Marib n Yemen, dating from the eighth century BC, the ruins of the ancient city of Hatra in Iraq, the majestic colonnade and the temple of Baal in Palmyra in Syria, or the thousand-year-old souk of Aleppo. All these sites are in danger or are already destroyed.

UNESCO recently made an appeal for heritage preservation whether in Yemen or Syria. In its latest appeal -the 12th of June, 2015- the UNESCO said that “This heritage bears the soul of the Yemeni people, it is a symbol of a millennia history of knowledge and it belongs to all humankind”.

Research Institutes, less known to the general public are working on list of, classified inventoried destruction, such as the French Institute of the Near East (IFPO), the American Center for Oriental Research (ACOR).

Videos have been broadcasted all around the world, showing the destruction of remains and statues of Mosul Museum, with either hammers or power saws, under the yoke of the Islamic State.

Certainly this is very regrettable. Archaeologists, museum specialists and educated persons, who are indignant at such barbarity were right. Mosul’s libraries have been emptied of their books, book burning are perpetrated. Destruction of heritage is a redundant corollary of wars. After all, sovereigns off of the past ransacked entire cities in the wake of their conquest. Example: the siege and capture of Jerusalem by Nebuchadnezzar II in 586 BC remains famous, the various siege of Constantinople perpetrated by the crusaders, or the siege of Halicarnassus by Alexander the Great, to nail just a few.

What is currently shocking in the ongoing destructions, is the motivation of these organisations bhind these dstructions is to destroy a culture, a history and especially the classified cities which are protected today by an international organization, the UNESCO.

Making a clean sweep of the past, denning the complexities of a culture are the principals objectives of these groups. Like the Buddha of Bamyan in Afghanistan which were declared idolatry and thus destroyed by the Taliban in 2001. This heritage is no longer the case of a people or History. As soon as it is classified, heritage becomes de facto everyone’s business. Indeed according to the UNESCO’s List of World Heritage in Danger. About a third of the 46 sites listed are located is in a country affected by war, in which it is extremely difficult to ensure the safeguarding and the protection of heritage sites.

Facing such an archaeological haemorrhage, the 27th of February 2015, the UN Security Council condemned the « barbaric terrorist acts » that occurred in the city of Mosul. The Security Council reiterated that the group « must be beaten and that intolerance, violence and hatred that he supports must be eradicated. » The Director General of UNESCO, Irina Bokova, has also requested an emergency Security Council meeting citing a « cultural cleansing ».

But there is not only terrorists groups and looters who damaged heritage sites. In 2006 the US military was accused by the British Museum to have damaged historic sites in Iraq, including the city of Babylon, with the establishment of a military base on the site of the ancient city.

These destructions are certainly important and are a strike to the culture and the common good of humanity.

But heritage destructions should not hide the heavy loss in term of human lives due to the wars which have ruined these regions. We shall not forget the inhabitants of these regions, who work every day in harsh conditions to preserve their history, their cultures which face the destruction and ignorance erected by some as a cardinal virtue. For example by destroying traditional habitus in Sanaa or burning books in Mosul, terrorists are destroying their own legacies. Their wishes to destroy the past, affects also the future of their civilization because there are denying the historical reality.

 

NimrudPar Marc-Henry Saillard

Les tensions, les bouleversements géopolitiques et les crises que traverse le Proche-Orient ces derniers temps n’ont certes par épargner les hommes et les femmes de ces régions mais il est aussi des victimes plus discrètes. Ces victimes si elles pouvaient parler en diraient sans doute bien plus long sur les hommes et sur les évènements qu’elles sont vu depuis des siècles. Ces victimes sont les ruines et les témoignages des civilisations passées tel que le grand barrage de Marib, datant du VIIIe siècle av. J.-C au Yémen, les ruines de l’antique Hatra en Irak, la majestueuse colonnade et le temple de Baal de Palmyre, ou encore le souk millénaire d’Alep. Tous ces sites sont en grand danger ou sont déjà détruits.

L’UNESCO a récemment fait un appel en faveur de la sauvegarde du patrimoine que ce soit au Yémen, ou en Syrie. Dans son derrière appel du 12 Juin 2015, l’UNESCO a rappelé que  « cet héritage porte en lui l’âme du peuple yéménite, c’est un symbole de son histoire millénaire et de son savoir qui appartient à toute l’humanité ». Des instituts de recherche moins connus du grand publique travaillent actuellement à répertorier, classer  et inventorier les destructions, tels que l’institut Français du Proche Orient (IFPO) ou the American Center for Oriental Research (ACOR). (add more data / waiting for IFPO/ Thibaut’s answer).

Des vidéos ont fait le tour du monde, montrant des destructions à la scie ou au marteau, de statues du musée de Mossoul, contrôlé depuis un an par l’Etat Islamique. Archéologues, muséographes et hommes de culture s’indignent devant une telle barbarie à juste titre. A Mossoul actuellement les bibliothèques sont vidées de leurs ouvrages et des autodafés sont perpétrés. Mais il ne faut pas oublier que la destruction du patrimoine est un corolaire des guerres. Rappelons qu’en leurs temps des souverains qui sont aujourd’hui passé à la postérité ont mis à sac des villes entières. Citons par exemple : le siège et la prise de Jérusalem par Nabuchodonosor II en 586 av J-C resté célèbre, les divers sièges de Constantinople perpétrés par les croisées, ou encore le siège d’Halicarnasse par Alexandre le Grand.

Ce qui frappe actuellement dans ces destructions c’est le fait qu’un groupe s’attaque à ces vestiges dans l’objectif de détruire une culture, une histoire et surtout des cités classées et protégées aujourd’hui par une organisation internationale, l’UNESCO. Faire table rase du passé, nier les complexités d’une culture, tel est l’objectif de ces groupes, tout comme les Bouddha de Bamyan en Afghanistan décrétés idoles et détruits par les Taliban en 2001. Ce patrimoine n’est plus désormais l’affaire d’un peuple ou d’une Histoire dès lors qu’il est classé au patrimoine de l’humanité, il devient de facto l’affaire de tous. En effet, d’après l’UNESCO, la liste du patrimoine mondial en péril compte à présent 46 sites dont près du tiers se trouve dans un pays frappé par la guerre dans lequel il est extrêmement difficile d’assurer la sauvegarde et la protection des biens patrimoniaux.

Face à cette hémorragie archéologique, le 27 février 2015, le Conseil de sécurité des Nations Unies a condamné les « actes terroristes barbares » qui se sont déroulés dans la ville de Mossoul. Le conseil de sécurité a réaffirmé que le groupe « doit être battu et que l’intolérance, la violence et la haine qu’il soutient doivent être éradiquées ». La directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, a également demandé en urgence une réunion du Conseil de sécurité en évoquant un « nettoyage culturel ».

Mais il n’y a pas que les groupes terroristes et les pilleurs qui endommagent les sites. Depuis l’invasion Américaine en Irak (2003), l’armée a était accusée par le British Museum d’avoir endommagé des sites historiques d’Irak, notamment la ville de Babylone, avec l’établissement d’une base miliaire sur le site même de la ville antique.

Les destructions sont certes importantes et sont une atteinte à la culture et au bien commun de l’humanité mais elles ne doivent pas cacher le lourd bilan humain des guerres qui dévastent ces régions. Il ne faut pas non plus oublier les habitants de ces régions, qui travaillent quotidiennement, dans des conditions difficiles pour préserver leurs histoires, leurs cultures face aux destructions et à l’ignorance, érigés par certains en vertu cardinal. En détruisant par exemples des habitas traditionnels à Sanaa où en brulant des livres à Mossoul, c’est leurs propre héritages que ces terroristes détruisent. En voulant détruire le passé, ils détruisent aussi l’avenir de leurs civilisations en niant la réalité historique.

 

Creuser des tombes – sanction en Arabie Saoudite pour avoir dansé – 8 Juin 2015 – Egypt Independant

Selon la décision rendue par la Cour pénale Jeddah en Arabie Saoudite, la cour a reconnu coupable 4 jeunes (2 jeunes filles et 2 jeunes hommes) pour avoir dansé danser lors d’une fête dans une station balnéaire Les deux jeunes filles ont été condamnées a effectué dix visites de patients dans une unité de soins intensive. Les deux jeunes hommes ont été lui été condamné à creuser cinq tombes. Ces sentences ont été prononcées alternativement à un emprisonnement.

La Ligue des Champions donne un moment de répit bienvenu pour les réfugiés Syriens – 8 Juin 2015- Middle East Life 

A Domiz camps de réfugiés situés au Kudistan Irakien, les réfugiés Syriens profitent de la finale de la ligue des champions pour s’évader et oublier leurs luttes quotidienne pour la survie.

A l’interieur de Mosoul: A quoi ressemble la vie quotidienne sous l’Etat islamique ? 9 Juin 2014 – BBC World

Images exclusive de la seconde ville d’Irak qui révèle comment l’Etat Islamique impose son pouvoir au quotidien aux habitants un an après la prise de la ville. Filmé en caméra cachée par Ghadi Sary de la BBC ; il montre des mosquées détruites à l’explosif, des écoles abandonnées et de femmes forcés de se couvrir le corps intégralement. Les habitants disent qu’ils vivent dans la peur des châtiments imposés par l’interprétation excessive de la loi islamique du groupe ultra-radical.

“Nous avons besoins d’une révolution sexuelle au Moyen-Orient » (Video) – The Guardian

Avouons-le, les printemps arabe  ont laissé les femmes de cotés. Elles ne sont pas plus émancipées qu’avant les soulèvements. Mona El Tahawy qui a été agressé sexuellement puis battue par la police anti-émeute égyptienne en 2011, soutien que le mouvement féministe est vital ou que vous soyez – « à la fois d’ici et de la bas ».

Bataille de Mossoul : Les jeux sont fait face à Daech,, 10 Juin 2015 – Al Jazeera

Des milliers de combattants ont été entraîné dans le nord de l’Irak pour reprendre le contrôle de Mossoul, la capitale autoproclamé de l’Etat Islamique en Irak. D’un côté d’une petite montagne bordant les provinces de Dohuk et Ninive dans le nord du pays, des rangées de soldats marchent en treillis et béret rouge, fusils en bandoulière, de l’autre, la capitale auto-proclamée de Daesh, en Irak, qui a pris le contrôle de la zone un an auparavant.

 

Déjeuner-débat avec Marie-Cécile Royen,  journaliste au Vif-L’Espress.

  Vendredi 5 juin 2015 de 12h30 À 14h  

Organisé avec le soutien du Mouvement Européen-Belgique 

 

Modération : Geoffroy d’Aspermont (Institut MEDEA).

 

Intervention de Marie-Cécile Royen :

 

En 1994 je faisais ma première couverture sur le sujet, intitulée le « réveil de l’islam ». J’y avais réalisé une immersion dans les mosquées Bruxelloises, notamment dans la grande mosquée du cinquantenaire. À cette époque, le chiisme faisait irruption dans les affaires de l’Arabie Saoudite. L’utopie révolutionnaire de Khomeiny avait créé une controverse quant à la légitimité de du Royaume Saoudien. C’est aussi l’époque où sont apparues les premières conversions au chiisme en Belgique. Face à cela, l’Arabie Saoudite a commencé à entreprendre des gigantesques efforts de propagation du « vrai Islam », via une propagande religieuse pour laquelle elle déboursa 74 milliards de dollars.

Depuis longtemps, la Belgique entretient des liens étroits avec le Royaume Saoudien. Ainsi, en 1969, la Belgique fit don du pavillon Royal à l’Arabie Saoudite pour qu’elle puisse le transformer en mosquée. Elle y installa un centre islamique et culturel qui devint le symbole du rayonnement de la présence wahhabite en Belgique. Pendant vingt ans, jusqu’en 1994, les Saoud furent l’interlocuteur privilégié auprès de l’Etat Belge pour toutes les questions relatives au culte musulman.

Nous devons ici nous demander en quoi l’influence wahhabite est contraire aux objectifs d’intégrations et à la volonté du « vivre ensemble » en Belgique ?

Principalement parce que le wahhabisme est l’école d’interprétation de l’Islam la plus rigoriste, refusant toute adaptation au contexte géographique et temporel. C’est un monothéisme absolu qui ne conçoit aucun partage du pouvoir, ce dernier devant émaner de Dieu seul. De plus, le wahhabisme implique d’attribuer sa loyauté à tout ce qui est musulman et de rejeter tout ce qui ne l’est pas. Cette notion très importante s’applique aussi au chiisme et au soufisme, les deux bêtes noires des wahhabites.

En matière de politique extérieure, l’Arabie Saoudite a donc un projet de diffusion de l’Islam, la prédication. C’est une vision prosélyte de la politique étrangère. Cette propagande du salafisme se met en place via des réseaux associatifs très denses et actifs et une diffusion abondante de la littérature salafiste, notamment à travers des traductions saoudiennes du Coran. Cela passe aussi désormais par la démocratisation des réseaux satellitaires qui permettent un accès au plus grand nombre des « savants » saoudiens. Cela mène à un isolationnisme qui n’encourage aucun contact avec les non-musulmans.

En 2011, 14 des 19 pirates impliqués dans les attentats de New York étaient Saoudiens. Les Etats-Unis obtiennent en 2004 de l’Arabie Saoudite qu’elle rénove son enseignement secondaire, jusqu’alors hiérarchisé par la pensée homogène des Oulémas. Les américains pensaient que cette modification de l’enseignement adoucirait les mœurs Saoudiennes mais cela n’a pas changé grand-chose.

En revanche, depuis 2001, l’Arabie Saoudite a officiellement arrêté de soutenir des groupuscules salafistes qui tendaient vers la violence et il est donc beaucoup plus difficile aujourd’hui de retracer la provenance de leurs financements. Aujourd’hui, nous sommes dans une situation où quelques personnes financent la plupart de ces groupes.

En 2011, avec le début du printemps arabe, une fatwa Saoudienne invite les sunnites au jihad. Le 13 juin 2013 a lieu « l’appel du Caire », lors duquel les soixante-dix Oulémas qui s’étaient réunis décrètent le jihad armé contre le régime « confessionnel » de Bachar al-Assad. En effet, le « jihad offensif » ne se pratique pas « sans réflexion » dans le monde musulman, mais il faut que des autorités compétentes le décident. Cette ambiguïté se reflète aussi dans les communautés de la diaspora.

En Belgique, la présence de la Grande mosquée de Bruxelles permet à l’Arabie Saoudite de diffuser son influence par des voies plus informelles. Chaque année, le Royaume offre une bourse à cinq Belges pour aller étudier à Médine et revenir après en tant que prédicateur. Ces bourses exercent une certaine influence sur la jeunesse musulmane en Belgique.

Il y a une dernière particularité à souligner concernant la ville de Bruxelles que, c’est le fait que les wahhabites et les Frères musulmans s’entendent très bien. Depuis 2012 ils organisent conjointement la foire musulmane de Bruxelles.

Questions :

1/ Il y une ambiguïté lorsque l’on parle de religion l’on a tendance à faire l’amalgame entre la religion musulmane et l’Islam en tant qu’organisation qui utilise la religion.

Il y a évidemment une distinction essentielle à faire entre la religion et le régime politique. Ici j’ai bien voulu parler de la politique de l’Etat Saoudien.

2/ La question de l’Islam en Europe est un marché fructueux : chacun cherche à avoir une influence sur des communautés.

Chaque pays accueille les minorités avec ses traditions et ne sommes pas dans un pays laïque comme la France, cela mène donc parfois à des situations délicates.

3/ Depuis la seconde guerre mondiale un accord entre l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis stipule que ces derniers protégerons le Royaume Saoudien quoiqu’il advienne. Que penser de la position Belge face à cela ?

Il y a en effet une ambiguïté dans le positionnement Belge face à l’Arabie Saoudite, qui reste relativement soumis aux positions américaines.