14/11/2016

Revue de Presse: semaine du 7-11 novembre 2016

Les Etats-Unis affirment que les forces Arabes mèneront la bataille pour reprendre Raqqa des mains de l’Etat Islamique-The Guardian-7/11/2016.

 

Washington a récemment déclaré que c’est une coalition arabe qui mènera la bataille pour reprendre la ville de Raqqa, aux grippes de l’EI depuis 2013. Cette déclaration a pour but de rassurer les autorités Turques sur l’implication Kurde dans la reprise de la ville. Le pays considère le YPG, aidant les Forces Démocratiques Syriennes, comme étant le bras armé du PKK. Ankara craint qu’une participation trop active ne mène à la création d’une enclave Kurde au nord de la Syrie, renforçant le PKK.

Faire du bien en se faisant du bien: Les entreprises marocaines face au défi énergétique-Huffignton Post Maghreb-8/11/2016.

 

Le journal Huffignton Post Maghreb fait le point sur les efforts des entreprises marocaines en ce qui concerne les questions énergétiques, alors que le pays accueille actuellement la COOP 22. Le gouvernement avait en effet adopté en 2009 une stratégie nationale visant à produire 42 % de son électricité à partir d’énergies renouvelables d’ici 2020. Si les efforts de ce dernier sont reconnus, les initiatives menées par les entreprises le sont beaucoup moins. Pourtant, plusieurs d’entre elles, telle que l’Office Chérifien des Phosphates et les cimenteries de Lafarge-Holcim Maroc (et bien d’autres encore) mettent en place des initiatives pour réduire leur consommation énergétique. Comme quoi il est possible de faire bien en faisant du bien.

L’armée syrienne a fait des avancées significatives à Alep-Aljazeera-9/11/2016.

 

Les forces de l’armée syrienne ont fait des avancées considérables dans la ville d’Alep en prenant le contrôle de 1070 appartements. Les groupes rebelles refusent néanmoins d’arrêter le combat et de quitter la ville. Il s’agit de la plus grande victoire du régime de Damas depuis le lancement de l’offensive militaire soutenue par les Russes en septembre.

Les Palestiniens n’attendent pas grand chose de Trump, mais craignent de perdre leur capacité à s’auto-gouverner-Haaretz-10/11/2016.

 

Les Palestiniens n’attendent rien de Trump là où Obama a échoué. Le président sortant n’a en effet pas réussit à mettre suffisamment de pression sur le gouvernement Israélien pour que celui-ci arrête l’expansion de ses colonies. Les Palestiniens n’estiment pas que la politique étrangère de Trump marquera une rupture avec celle de ses prédécesseurs. Néanmoins, la victoire du milliardaire encourage à court terme la politique qu’Israël mène sur son territoire. Il y a également un risque que les autorités palestiniennes ne voient les contributions financières des USA diminuer, affectant la capacité à l’auto-gestion du peuple palestinien.

La réciprocité de l’Union européenne et israélienne fonctionne selon une formule spécifique- Middle East Monitor-11/11/2016.

 

Ramona Wadi dénonce dans une opinion écrite pour le journal Middle East Monitor l’attitude de l’Union Européenne à l’égard des Palestinien. En effet, si l’Europe adopte une rhétorique dénonçant l’attitude d’Israël et la création de colonie, elle continue à donner au pays un avantage politique complètement immérité. Celle-ci par exemple continue à chercher à renforcer l’inclusion d’Israël dans des traités économiques et de tarifs préférentiels, même si les traités contiennent des clauses concernant le respect des droits humains. Plus récemment,  le groupe de travail Marghreb/Mashrek a émis récemment un document non contraignant déclarant qu’Israël devrait payer pour toutes les habitations financées par l’EU ayant été détruites. Si ce document appelle aux intenses supérieures pour prendre des solutions plus contraignantes, il y a peu de chances que cela ne se produise.