Le 18 avril 2012, le roi de Jordanie Abdallah II a été l’invité du Parlement Européen, après une série de réunions avec l’Union Européenne, au cours de laquelle il a souligné les progrès accomplis par son Pays pour la démocratisation, en insistant sur la réforme de la Constitution et les élections parlementaires. En attendant les élections, le peuple jordanien espère que le roi maintiendra sa promesse de restaurer la paix sociale dans le pays.
Le vocable « pays du Golfe » regroupe les six Etats monarchiques qui forment le Conseil de Coopération du Golfe (CCG) : Arabie Saoudite, Oman, Bahrain, Koweït, Qatar et Emirats Arabes Unis. En sciences politiques, la région est principalement étudiée pour ses aspects géopolitiques qui recoupent les questions des ressources pétrolifères, la politique américaine ou bien encore l’économie plus ou moins florissante qui attire les capitaux du monde entier. Cependant, dans le contexte du printemps arabe qui souffle sur la rive gauche de la Méditerranée, le Mashreq apparait comme le parent pauvre des contestations et des revendications citoyennes. Dès lors, comment analyser le changement politique dans cette région ? Est-ce que les monarchies du Golfe persique ont « la politique de leur géographie » (Ammor, 2006) ? Sur la question du prisme géopolitique, un pays du Golfe en particulier se détache des autres : le royaume de Bahrain. Ce dernier est coincé entre l’Arabie Saoudite, l’Iran et le Qatar. Île peu étudiée par les politologues de la région, elle s’est fait néanmoins connaître du grand public, ces dernières années, avec l’organisation du Grand Prix de Formule 1, ou, plus récemment, avec les différentes manifestations politiques.
L’année 2011 a été marqué aux Emirats arabes unis par les commémorations du 40e anniversaire de la Fédération formée le 2 décembre 1971 entre sept émirats à la superficie et au poids démographie très différents, à la suite du retrait des Britanniques de la région. Ces festivités cherchaient à montrer l’unité de la nation émirienne dans un Etat, où les expatriés sont largement majoritaires (80% de la population du pays) et alors que les pouvoirs basculaient dans plusieurs pays arabes, y compris dans le voisinage (Bahreïn) emportés par le vent du « Printemps arabe ». Hantées par la crainte d’une déstabilisation néfaste au pouvoir hériditaire en place et au développement économique, les autorités émiriennes ont joué finalement joué la carte d’ une ouverture politique très mesurée.