EGYPTE, système électoral

Fixé par la Constitution de 1971, amendée en 1980 et 2007, le cadre institutionnel égyptien consacre un régime présidentiel doté d’un exécutif très fort et d’un pouvoir législatif faible.

Le pouvoir législatif

Parlement de type bicaméral

L’Assemblée du peuple (Majlis al-Chaab) :

Il compte 454 députés disposant d’un mandat de 5 ans. 444 sont élus au suffrage universel et 10 sont choisis directement par le président.
Depuis 2007, le budget doit être accepté par l’Assemblée pour être validé (art. 115). L’Assemblée doit également donner son accord sur les amendements constitutionnels, sur certaines lois organiques et sur la ratification des traités de paix et les conventions internationales (art. 294).

Le Conseil consultatif (Majlis al-Choura)

Il compte 264 membres. 176 d’entre eux, c’est-à-dire les deux tiers, sont élus au suffrage universel pour 6 ans et renouvelé par moitié tous les 3 ans. Le dernier tiers, comportant 88 membres, est directement nommé par le président pour un mandat de 6 ans.
Créé par un amendement constitutionnel en 1980 à l’initiative du président, cette instance a essentiellement une fonction consultative. Cette assemblée honorifique permet surtout au président de remercier certains fidèles.

Le Pouvoir exécutif

Le président de la République est élu pour un mandat de 6 ans sans limitations de renouvellement. Avant 2005, l’élection présidentielle se déroulait au suffrage indirect, à la majorité des deux tiers à l’Assemblée du peuple. Le choix des parlementaires était ensuite soumis à un référendum à la suite duquel il était ratifié grâce à des taux d’approbation généralement supérieur à 90%. En mai 2005, peu avant l’élection présidentielle de la même année et en vue de donner des gages de démocratisation, l’art. 76 de la Constitution, qui régit la procédure pour l’élection présidentielle, a été voté faisant passer l’élection au suffrage universel.

Néanmoins, cette apparente ouverture démocratique a une portée limitée. En effet, seuls les partis politiques sont habilités, sous certaines conditions, à présenter un candidat. Cela favorise grandement le candidat présenté par le parti présidentiel qui domine de manière écrasante la vie politique depuis les années Nasser.

Tous les autres échelons du pouvoir exécutif sont nommés (ou révoqués) par le président : Premier ministre et ministres de le Défense, de l’Intérieur, des Affaires étrangères, mais aussi le chef de l’armée, celui des renseignements, les directeurs des 15 universités d’Etat, les 26 gouverneurs, …