Citoyenneté Israélienne

Israël fait une distinction, sur les documents d’identité de ses citoyens, entre citoyenneté et nationalité.

Tous les ressortissants d’Israël sont de citoyenneté israélienne, mais de nationalité:

  • Juive
  • druze
  • circassienne
  • bédouine
  • arabe.

Ceci a de nombreuses implications, en matière d’obligations militaires, d’accès à l’instruction, au logement, etc.

Ainsi, pour ce qui concerne le service militaire, celui-ci est:

obligatoire pour les hommes et les femmes de nationalité juive,
obligatoire pour les hommes de nationalité druze ou circassienne,
permis sur base volontaire pour les hommes de nationalité bédouine
interdit pour toute personne de nationalité arabe. Toutefois, ces derniers, moyennant interrogatoire préalable, peuvent, s’ils le désirent, non pas faire leur service militaire, mais s’engager sur une base volontaire dans des unités professionnelles.

C’est cet accès au service militaire qui détermine la plupart des implications dans les autres domaines : par exemple, l’instruction supérieure étant gratuite pour ceux qui ont rempli leurs obligations militaires, est payante pour les citoyens israéliens de nationalité arabe.

Dans la réalité quotidienne, cette distinction aboutit à faire de ceux qui ont la « nationalité » juive des citoyens de première classe et de ceux qui ont la « nationalité » arabe des citoyens de dernière catégorie. Ceci s’est tragiquement vérifié lorsqu’en octobre 2000 l’armée israélienne – à qui il est strictement interdit de tirer contre des Juifs – ouvrit le feu à balles réelles sur des Arabes israéliens qui manifestaient contre la répression israélienne dans les territoires palestiniens et fit treize morts et plusieurs dizaines de blessés parmi ceux-ci.