Yech Atid

Ce fut la grande surprise le 22 janvier 2013 que la victoire de ce tout nouveau parti de centre gauche, dirigé par l’ancien journaliste de télévision Yair Lapid. Alors que tous les sondages prédisaient une victoire écrasante de la liste Likoud Beitenou et l’arrivée incontrôlable du héros de la campagne électorale l’anti-palestinien Naftali Benett avec sa proposition phare d’annexer la zone C de la Cisjordanie (60% de la Palestine), la gauche et le Centre-gauche qui n’étaient pas parvenus à s’accorder ont ressuscité tout de même dans la désunion sur le papier et dans les urnes. Face à la dérive « théocratisante « du pays depuis dix ans, les laïcs semblent s’être réveillés.

Est-ce la fameuse troisième voie que tout le monde attend depuis dix ans ?  Yech Atid,  nouveau phare de la gauche avec 19  sièges, est intouchable aujourd’hui comme Kadima l’était. Surgi de nulle part, il peut disparaître demain ou aux prochaines élections : les spéculations vont bon train sur l’arrivée peut être trop rapide de ce parti formé de personnalités de la société civile non rôdées encore aux fonctions politiques. Or, il faudra pour eux vite faire leurs preuves. Après moultes tergiversations, décider de rester dans l’opposition le temps de structurer cette formidable nouvelle énergie tirée des élections ou basculer dans le gouvernement, il finit par accepter le poste de Ministre des Finances.