Accords de Taëf

Le 22 octobre 1989, réunis à Taëf (Arabie Saoudite) à l’initiative de la Ligue des Etats Arabes et du pays hôte pour tenter de mettre fin à la guerre civile au Liban, 31 députés musulmans et 31 députés chrétiens libanais signent un « document d’entente nationale », connu depuis sous le nom d’accords de Taëf.

Ce document prévoit un plan de désarmement progressif des milices et une révision de la Constitution de 1943 pour adapter le système politique libanais au poids démographique actuel des diverses communautés. Cette réforme constitutionnelle devra:

  • réduire les pouvoirs du Président (chrétien maronite) au profit de ceux du Premier ministre (musulman sunnite) et du Président de l’assemblée (musulman chiite);
  • confier le pouvoir exécutif à un Conseil des ministres où les portefeuilles seront également répartis entre chrétiens et musulmans;
  • accroître le nombre des députés de 99 à 108 supprimant la supériorité numérique des chrétiens pour atteindre une parité entre chrétiens et musulmans.

Pour le reste, les postes-clés de l’état resteront répartis confessionnellement comme par le passé à savoir:

  • la Présidence de la République reviendra à un Chrétien maronite,
  • la Présidence du Conseil à un musulman sunnite,
  • la Présidence de la Chambre des Députés à un musulman chiite.