Conflit israélo-libanais (2006)

Du 12 juillet au 11 août 2006, un conflit éclate entre Israël et le Liban. Suite à l’enlèvement de deux soldats israéliens par le Hezbollah à la frontière israélo-libanaise, l’Etat hébreu décide de riposter. Les affrontements dureront un mois.

Depuis son retrait du Liban Sud, Israël se préparait à une attaque du Hezbollah à sa frontière Nord. Le bras armé du parti islamiste avait en effet pris position dans la région en vue d’une future attaque d’Israël.

Le 25 juin, un climat de guerre s’installe dans l’Etat hébreu suite à l’enlèvement par la branche militaire du Hamas du caporal israélien Gilad Shalit lors d’une offensive contre un poste militaire proche de la Bande de Gaza. Le 27, Tsahal riposte par des raids aériens sur les infrastructures civiles. Quinze jours plus tard, le scénario se reproduit à la frontière israélo-libanaise et déclenchera une guerre d’un mois mais dont les conséquences se feront sentir à long terme dans les deux pays.

Le 12 juillet, la branche armée du Hezbollah enlève deux soldats israéliens et provoque ainsi une riposte immédiate de l’armée israélienne. Cette dernière adopte une stratégie visant à isoler le champ de bataille en détruisant tous les moyens de liaisons (routes, ponts, aéroport, port libanais) dont dispose le Hezbollah pour se réarmer. Pendant ce temps le Hezbollah bombarde le Nord d’Israël dont la ville d’Haïfa. Malgré les menaces, ses roquettes ne parviennent pas jusqu’à Tel-Aviv.

Les réactions internationales sont diverses mais s’accordent pour la plupart sur deux points : elles condamnent unanimement le Hezbollah pour son agression, mais fustigent aussi une réaction israélienne démesurée. De nombreux organismes de protection des Droits de l’Homme soulignent le peu de précautions prises par Tsahal pour éviter des victimes civiles. Israël rejette la faute sur le Hezbollah qui se cache parmi la population libanaise, et rappelle qu’il a prévenu la population par des tracts de ses futures attaques.

Les Etats-Unis soutiennent Israël lors de son offensive contre le Hezbollah, mais une mauvaise gestion de la guerre est reprochée à Ehud Olmert. La superpuissance se résout finalement à demander un cessez-le-feu « urgent » le 23 juillet. Il faudra ensuite quelques jours de négociation franco-américaine pour qu’enfin un projet de résolution commun soit déposé au Conseil de Sécurité appelant une cessation complète des hostilités.

Le Liban s’oppose au projet de résolution car celui-ci ne contient pas le retrait israélien du Sud Liban. En échange d’une telle mesure, le pays du cèdre s’engage à déployer 15000 hommes dans cette région. Sa position reçoit le soutien de la Ligue arabe. Le projet est donc réaménagé et, le 11 août, la Résolution 1701 est promulguée par le Conseil de Sécurité.

La trêve des hostilités entre en vigueur le 14 août 2006.